Ron DeSantis veut faire reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan
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Ron DeSantis veut faire reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan

Le fervent supporter du transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem et membre du Congrès a dit avoir présenté une proposition à la commission des Affaires étrangères

Ron DeSantis, représentant républicain de la Floride, en conférence de presse à Jérusalem, le 5 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Ron DeSantis, représentant républicain de la Floride, en conférence de presse à Jérusalem, le 5 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Suite au transfert de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem, la semaine dernière, un membre du Congrès américain a appelé Washington à reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.

Dans un entretien publié dimanche, le représentant républicain de Floride Ron DeSantis a expliqué au site d’information Walla qu’il a présenté sa proposition devant la commission des Affaires étrangères, dont il est membre, jeudi dernier.

Israël a capturé le Golan en 1967 à la Syrie, qui utilisait sa position en hauteur pour bombarder les implantations israéliennes en Galilée. L’Etat juif a annexé le territoire en 1981, une initiative jamais reconnue par la communauté internationale – dont les Etats-Unis – qui considèrent encore la zone comme occupée.

DeSantis a fait savoir à Walla qu’il avait suggéré un amendement à apporter à un chapitre sur la Syrie sur le budget militaire américain. Même si cette démarche serait largement symbolique, a-t-il noté, une approbation encouragerait l’administration à prendre position sur le sujet.

Un vieux tank israélien avec une drapeau surplombant la ville syrienne de Quneitra, sur le plateau du Golan, le 11 février 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le membre du Congrès a indiqué que son action lui semblait être la suite naturelle du transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, lundi dernier, particulièrement au vu de la guerre civile continue en Syrie et des tentatives iraniennes de prendre racine de l’autre côté de la frontière avec Israël.

Il a ajouté que tout comme la réinstallation de son ambassade par Washington aidait à soustraire la question de Jérusalem des négociations de paix, la reconnaissance américaine de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan clarifierait le fait que Jérusalem ne serait pas forcé par les Etats-Unis d’abandonner ce territoire.

Le secrétaire d’Etat Steve Mnuchin et Ivanka Trump dévoilent la plaque durant l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, le 14 mai 2018. (Crédit : AFP/ Menahem KAHANA)

DeSantis a assisté à la cérémonie célébrant l’ouverture de l’ambassade de Jérusalem lundi dernier. Il était un partisan de longue date de ce transfert et, au mois de mars dernier, avait pris la tête d’une commission d’enquête au congrès venue en Israël pour trouver un site approprié à une nouvelle mission.

Le décision prise par le président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale israélienne au mois de décembre et d’y relocaliser l’ambassade avait été largement rejetée par la majorité des responsables du monde. La position internationale est, depuis longtemps, que le statut contesté de Jérusalem ne doit être reconnu que dans le cadre d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens.

Des émeutiers palestiniens brûlent des peux à la frontière entre Israël et Gaza, à l’est de Gaza City, pour protester contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, le 14 mai 2018. (Crédit : AFP /Mahmud Hams)

L’initiative avait entraîné la colère du monde arabe et des manifestations palestiniennes violentes.

Un rassemblement de protestation violent survenu lundi le long de la frontière avec la bande de Gaza, qui devait coïncider avec la cérémonie d’inauguration de l’ambassade, a entraîné la mort d’environ 60 Palestiniens, tués par balles réelles par les soldats israéliens. Le Hamas a fait savoir que 50 des personnes tuées appartenaient à son groupe et le Jihad islamique a revendiqué trois morts parmi ses rangs. Israël a pour sa part affirmé que certaines des victimes mortellement touchées installaient des explosifs sur la clôture ou tiraient sur les soldats, et que le Hamas utilisait ces manifestations comme couverture pour commettre des attentats terroristes.

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