Ronni Gamzu : des vaccins efficaces mettront fin à la crise l’an prochain
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Ronni Gamzu : des vaccins efficaces mettront fin à la crise l’an prochain

L'ex-responsable de la lutte contre la Covid en Israël prévoit une production massive de doses de vaccin dans différents pays au cours du premier semestre 2021

Capture d'écran d'une vidéo de l'ancien responsable de la lutte contre le coronavirus, Ronni Gamzu, lors de la conférence annuelle du Centre pour la sécurité nationale et la démocratie de l'Institut israélien de la démocratie, qui s'est tenue en ligne le 24 novembre 2020. (Institut israélien de la démocratie)
Capture d'écran d'une vidéo de l'ancien responsable de la lutte contre le coronavirus, Ronni Gamzu, lors de la conférence annuelle du Centre pour la sécurité nationale et la démocratie de l'Institut israélien de la démocratie, qui s'est tenue en ligne le 24 novembre 2020. (Institut israélien de la démocratie)

L’ancien responsable chargé de la lutte contre le coronavirus en Israël a prédit que les vaccins mis au point permettraient d’endiguer la pandémie mondiale mortelle et que la crise serait terminée l’année prochaine.

« La crise du coronavirus prendra fin en 2021 », a déclaré M. Gamzu lors d’une conférence de l’Institut israélien de la démocratie, mardi. « À mon avis, le vaccin sera efficace. Nous verrons au cours du premier semestre 2021 une commercialisation et une production massives du vaccin, probablement pas seulement de la part d’une seule société ».

Le premier jour de la conférence en ligne de deux jours, M. Gamzu – dont le mandat a pris fin au début du mois – a également abordé un aspect controversé des efforts d’Israël contre le virus : un programme de suivi des téléphones portables permettant au gouvernement de suivre la propagation du virus, surveillant les mouvements des citoyens afin que ceux qui entrent en contact avec les porteurs puissent être placéx en quarantaine.

Le programme utilise les compétences de l’agence de sécurité Shin Bet, et les informations recueillies sont transmises aux responsables de la santé.

« L’utilisation des outils [du Shin Bet] prive de sommeil tous les décideurs », a affirmé M. Gamzu, selon un communiqué de presse de l’Institut israélien de la démocratie (IDI). « Néanmoins, l’État d’Israël est très prudent en ce qui concerne la vie privée. En Israël, la lutte contre la pandémie n’empiète pas sur la vie privée à ce stade, et les décideurs font tout leur possible pour trouver un équilibre en permanence. Tout le monde essaie de surmonter cet épisode avec un minimum d’atteinte à la vie privée ».

Uri Gordin, chef du commandement du Front intérieur de l’armée israélienne, sur une photo non datée. (Forces de défense israéliennes)

Le commandant du Front intérieur de l’armée israélienne, le général Uri Gordin, a déclaré lors de cette même conférence que si l’armée peut contribuer, et contribue, à la lutte contre le virus, elle ne doit pas être chargée de l’ensemble de la campagne.

« Le ministère de la Santé devrait être chargé de gérer la pandémie », a-t-il estimé. « Nous pouvons aider, et nous faisons beaucoup. Je ne pense pas que nous devrions nous engager dans des missions d’exécution, je ne pense pas que l’armée devrait s’engager dans une politique civile ; ce n’est pas notre travail. L’échelon politique devrait formuler une politique civile et le ministère de la Santé devrait formuler une politique de santé. Notre travail est de les aider ».

Tsahal dirige une vaste opération de recherche des contacts impliquant des milliers de militaires, mais certains – notamment le chef du parti Yamina, le député Naftali Bennett – ont demandé que le ministère de la Défense se voie confier le contrôle global de la gestion du virus.

Israël a conclu des accords pour des vaccins avec les sociétés pharmaceutiques Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Arcturus, et est en négociation avec d’autres sociétés développant des vaccins.

Le pays est également en pourparlers avec la Russie pour obtenir son vaccin Spoutnik V, bien que certains experts aient remis en question son processus de certification opaque.

Le ministre de la Santé Yuli Edelstein s’est plaint par ailleurs mercredi d’être comparé au Dr Josef Mengele, le tristement célèbre médecin nazi qui a fait des expériences sur les victimes du nazisme, pour sa volonté de vacciner la population contre le coronavirus.

Certains ont en effet accusé Edelstein d’avoir l’intention de demander une législation pour forcer les gens à se faire vacciner, ce que le ministre a nié. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a lui-même souligné qu’il n’y aurait pas de pareille obligation.

« On m’appelle Dr. Mengele, le maudit meurtrier nazi, parce que mon bureau assure la sécurité des vaccins pour tout le public. Être vacciné n’est pas une obligation. Cela n’a pas été et ce ne sera pas le cas. Être vacciné est un droit. Il est de mon devoir, en tant que ministre de la Santé, de garantir des vaccins… qui seront suffisants pour tous les Israéliens. »

« Faites-vous vacciner si vous voulez, ne vous faites pas vacciner si vous ne le souhaitez pas ».

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