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Russie : Un opposant juif de la guerre en Ukraine condamné à 25 ans de prison

Vladimir Kara-Murza a rejeté les accusations portées contre lui, dénonçant une attaque politique, et a comparé ses poursuites aux procès-spectacles organisés sous Staline

Vladimir Kara-Murza, militant de l'opposition en Russie, escorté à une audience devant un tribunal de Moscou, en Russie, le 8 février 2023. (Crédit : AP Photo)
Vladimir Kara-Murza, militant de l'opposition en Russie, escorté à une audience devant un tribunal de Moscou, en Russie, le 8 février 2023. (Crédit : AP Photo)

L’un des principaux opposants au Kremlin vivant encore en Russie, Vladimir Kara-Murza, a été condamné lundi à 25 ans de prison. Il a été reconnu coupable de trahison et de dénigrement de l’armée russe, signe que la répression implacable contre l’opposition russe, qui dénonce la guerre en Ukraine, ne faiblit pas.

M. Kara-Murza, âgé de 41 ans, est un ancien journaliste proche de l’opposant Boris Nemtsov, assassiné non loin du Kremlin en 2015, et de Mikhaïl Khodorkovski, ex-oligarque devenu détracteur de Vladimir Poutine.

Il a rejeté les accusations portées contre lui, dénonçant une attaque politique, et a comparé ses poursuites judiciaires aux procès-spectacles organisés sous le régime du dictateur soviétique Josef Staline.

Amnesty International a dénoncé sa condamnation, le présentant comme un prisonnier d’opinion condamné pour ses convictions politiques. L’organisation a exigé sa libération immédiate et inconditionnelle.

Dans sa déclaration finale à son procès tenu à huis clos la semaine dernière, Kara-Murza, dont la mère est Juive, a déclaré qu’il était fier de tenir tête à la « dictature » du président russe Vladimir Poutine et à sa décision de lancer une guerre en Ukraine.

« Je sais que le jour viendra où les ténèbres qui engloutissent notre pays se dissiperont », a ajouté ce père de trois enfants, selon des citations publiées sur les réseaux sociaux et dans les médias d’opposition russes. « Et alors notre société ouvrira les yeux et frémira quand elle réalisera quels crimes terribles ont été commis en son nom. »

M. Kara-Murza, arrêté et emprisonné depuis l’année dernière, après un discours contre la guerre en Ukraine tenu à la Chambre des représentants de l’Arizona, affirme avoir été empoisonné à deux reprises, en 2015 et en 2017, en raison de ses activités politiques.

Malgré tout, il avait décidé de rester vivre en Russie, alors que nombre de figures de l’opposition ont choisi l’exil, notamment après l’emprisonnement l’an dernier d’Alexeï Navalny, bête noire du Kremlin.

Sa santé s’est détériorée en détention, entraînant le développement d’une polyneuropathie dans les deux pieds, ont déclaré ses avocats.

Selon l’un de ses avocats, il a été autorisé à garder lors de sa détention un exemplaire du livre de Natan Sharansky de 1988 détaillant son expérience en tant que prisonnier de Sion en Union soviétique. Sharansky, qui a passé neuf ans en détention en Russie sous de fausses accusations de trahison et d’espionnage, a qualifié l’accusation visant Kara-Murza de « preuve que la Russie est revenue à l’époque stalinienne ».

Les autorités russes ont récemment renforcé l’arsenal législatif contre les critiques de l’opération militaire. Publier des informations sur l’armée considérées comme fausses par le gouvernement est passible de 15 ans de prison.

L’intervention russe s’accompagne ainsi d’une répression tous azimuts en Russie, avec l’arrestation de milliers de manifestants, ainsi que la fermeture d’ONG, de médias indépendants et de plusieurs réseaux sociaux.

Ilya Yashin, autre figure de l’opposition, a été condamné à huit ans et demi de prison fin 2022 pour avoir critiqué l’armée.

Cette semaine, la porte-parole d’Alexeï Navalny, principal opposant de Vladimir Poutine, a indiqué que de nouvelles poursuites pénales avaient été engagées contre lui par la justice russe à la suite d’une altercation en prison, qu’il dénonce comme un coup monté pour le pousser à la faute. Incarcéré depuis 2021 après son retour en Russie d’une convalescence en Allemagne suite à un empoisonnement, l’homme âgé de 46 ans souffre en prison d’une « maladie inconnue » et est laissé « sans soins », a indiqué la porte-parole.

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