Sanctions contre le Hezbollah : le Liban dit lutter contre le blanchiment d’argent
Washington cherche à couper les sources de financement du groupe terroriste, tout en continuant à exercer des pressions sur les autorités libanaises pour qu'elles le désarment

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé dimanche à des responsables américains en visite au Liban que son pays appliquait « scrupuleusement » des mesures pour prévenir le blanchiment d’argent et le « financement du terrorisme ».
Cette déclaration survient quelques jours après que Washington a pris des sanctions économiques contre des personnes accusées de blanchir de l’argent servant à financer les activités du groupe terroriste libanais pro-iranien du Hezbollah.
La visite de la délégation à Beyrouth, menée par Sebastian Gorka, le chef de la lutte antiterroriste à la Maison Blanche, intervient alors que Washington cherche à couper les sources de financement du Hezbollah, tout en continuant à exercer des pressions sur les autorités libanaises pour qu’elles désarment ce groupe terroriste.
Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre, M. Aoun a déclaré avoir informé la délégation que « le Liban applique scrupuleusement les mesures adoptées pour prévenir le blanchiment d’argent, la contrebande ou leur utilisation dans le financement du terrorisme ».
Jeudi, les Etats-Unis ont imposé des sanctions à plusieurs membres du Hezbollah accusés d’avoir « facilité le transfert de dizaines de millions de dollars de l’Iran vers le Hezbollah en 2025, en utilisant des bureaux de change ».
Le groupe terroriste « utilise ces fonds pour soutenir ses forces paramilitaires, reconstruire son infrastructure terroriste et résister aux efforts du gouvernement libanais visant à affirmer son contrôle souverain sur l’ensemble du territoire libanais », indique le communiqué du ministère américain des Finances.
« Nous avons discuté des moyens avec lesquels nous pouvons collaborer pour stopper le flux d’argent en provenance d’Iran à destination du Hezbollah et créer un Liban plus sûr et plus prospère », a déclaré dimanche sur X le secrétaire adjoint au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, John Hurley, qui faisait partie de la délégation.
En septembre, l’émissaire américain Tom Barrack avait affirmé que le groupe recevait « 60 millions de dollars par mois ».
Affaibli par la guerre qui l’a opposé l’an dernier à Israël, le Hezbollah est sous intense pression pour désarmer.
En vertu du cessez-le-feu, Israël s’est retiré de tous les postes situés le long de la frontière, à l’exception de cinq jugés « stratégiques » et frappe régulièrement ce qu’il qualifie de tentatives de réarmement du groupe terroriste chiite libanais.
M. Aoun a appelé dimanche à « faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à ses attaques ».







