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Sandra Mulliez Hegedüs donne les raisons de son départ des Amis du Palais de Tokyo

La collectionneuse avait quitté les Amis du Palais de Tokyo pour marquer son désaccord avec l’exposition “Passé Inquiet : Musées, Exil et Solidarité”

La philanthrope franco-brésilienne Sandra Hegedüs. (Crédit : SAM Art Projects — Travail personnel
CC BY-SA 4.0)
La philanthrope franco-brésilienne Sandra Hegedüs. (Crédit : SAM Art Projects — Travail personnel CC BY-SA 4.0)

Sa démission avait été tonitruante. Début mai, la collectionneuse Sandra Mulliez Hegedüs claque la porte des Amis du Palais de Tokyo. La mécène marquait ainsi son opposition à l’exposition “Passé Inquiet : Musées, Exil et Solidarité”, programmée jusqu’au 30 juin 2024 en “soutien d’artistes à des luttes d’émancipation de peuples, notamment en Palestine”, qui, selon elle, présentait : “sans mise en perspective, des points de vue biaisés et mensongers sur l’histoire de ce conflit, donnant la parole, sans contradiction, à des propos racistes, violents et antisémites.”

Un départ qui secoue le milieu artistique parisien feutré. Jusque-là épargné par les secousses provoquées par le conflit entre Israël et le Hamas, ce retrait très médiatisé dévoile les divisions engendrées par la question palestinienne.

Un coup d’éclat qu’elle explique un mois après au micro du Figaro : “On voit surtout des documents, des photos, des petits livres pour enfants, des appels au djihad, des appels à la lutte armée, des appels à la destruction de l’État d’Israël […] Je trouve que cette exposition posait un problème dans une institution publique. Elle assume vraiment une espèce d’antisémitisme très étrange.” Une situation que Sandra Mulliez Hegedüs remonte à la direction des Amis du Palais de Tokyo, “qui n’a pas proposé de dialogue ni de solution. Le président m’a donc conseillé de démissionner.”

Une démission que la collectionneuse a décidé de rendre publique sur son compte Instagram. Un choix fort qui crée la polémique. Le 13 mai, Le Monde publie une tribune, signée par des personnalités telles que l’ancien ministre de la Culture Jack Lang et le dramaturge Emmanuel Demarcy-Mota, pour condamner la décision de Sandra Mulliez Hegedüs. Un texte qui affirme : “Tout comme l’art et les artistes, nos institutions culturelles doivent rester libres, sous peine de disparaître.” Une attaque à laquelle la mécène répond au Figaro : “Des mécènes ou d’autres peuvent dire ‘moi, je ne veux pas être impliqué dans ça, je ne veux plus continuer à apporter mon soutien.’ […] Il n’y a aucune censure. Ils font ce qu’ils veulent, mais moi aussi, je fais ce que je veux.”

Une prise de parole qui a aussi provoqué une vague de soutiens puisque le post annonçant sa démission a récolté plus de 13 000 likes et plus de 500 commentaires.

Elle raconte par ailleurs les pressions subies par les personnes du milieu qui ont souhaité lui adresser des encouragements. “J’ai beaucoup d’alliés qui ont peur […] Quand ils ont liké mes posts sur Instagram, ils ont subi la pression des gens qui leur demandaient d’enlever les likes. Des commissaires qui, soudain, ont vu leurs expositions annulées.”

Pour Sandra Mulliez Hegedüs, sa prise de position a ouvert le débat du positionnement sur le conflit israélien-palestinien. “Les centres d’art ont le droit à leur liberté, de faire ce qu’ils veulent, mais les mécènes, peuvent aussi se dire ‘je n’ai pas envie de soutenir ça’. Et c’est leur droit. La liberté, c’est pour tout le monde,” souligne-t-elle.

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