Segev est accusé d’“espionnage aggravé” pour le compte de l’Iran
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Segev est accusé d’“espionnage aggravé” pour le compte de l’Iran

L'accusation publie un réquisitoire très expurgé contre Gonen Segev, accusé d'"espionnage aggravé" pour espionnage présumé pour Téhéran

L'ancien ministre de l'Energie Gonen Segev, à la Cour suprême de Jérusalem, lors de l'audience d'appel sur sa condamnation, le 18 août 2006. (Crédit : Flash90)
L'ancien ministre de l'Energie Gonen Segev, à la Cour suprême de Jérusalem, lors de l'audience d'appel sur sa condamnation, le 18 août 2006. (Crédit : Flash90)

Une version fortement expurgée de l’acte d’accusation contre Gonen Segev, ancien ministre devenu espion présumé pour l’Iran, a été publiée par l’accusation mercredi, incluant un certain nombre de détails qui n’avaient pas encore été communiqués au public.

Segev a été inculpé devant un tribunal de Jérusalem le mois dernier, mais les charges spécifiques qui pesaient contre lui n’ont pas été entièrement divulguées à l’époque, et seule une description générale de ses crimes présumés a été proposée.

Selon l’acte d’accusation récemment publié, Segev est accusé d’“espionnage aggravé” – une forme plus grave du crime d’espionnage – ainsi que d’assistance à l’ennemi en temps de guerre, de tentative d’espionnage aggravé et de dizaines de chefs d’accusation pour tentative de fournir des informations à l’ennemi.

Segev, dont les anciennes responsabilités ministérielles comprenaient l’énergie et l’infrastructure, aurait rencontré des agents des services de renseignement iraniens à plusieurs reprises au cours des six dernières années, dont deux fois à Téhéran, après s’être rendu en République islamique avec un passeport non israélien, selon le service de sécurité du Shin Bet.

En plus d’avoir prétendument fourni des informations aux Iraniens, l’accusation a également déclaré que Segev « a effectué diverses missions lorsqu’on lui a demandé ». Les détails de ces « missions » ont été censurés.

Le ministre de l’Energie de l’époque, Gonen Segev, pose pour une photo dans son bureau à Jérusalem le 10 janvier 1995. (Flash90)

Dans l’acte d’accusation, le procureur a également déclaré que l’ancien ministre déchu, qui a déjà purgé une peine de prison pour avoir introduit clandestinement de l’ecstasy en Israël, a agi « dans l’intention de porter atteinte à la sécurité de l’État ».

Segev, par l’intermédiaire de ses avocats, a nié avoir travaillé contre les intérêts d’Israël, disant qu’il essayait d’agir en tant qu’agent double contre l’Iran dans l’espoir de revenir dans l’État juif en tant que héros.

À la demande des médias, le bureau du procureur de l’État a publié la fiche d’inculpation contre Segev, mais une grande partie des informations sur ses crimes présumés a été retirée du document, car de nombreux détails de l’affaire sont restés confidentiels.

La nouvelle de l’arrestation et de l’inculpation de Segev a été annoncée par le Shin Bet le 18 juin.

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