Sén. Graham : Les mollahs d’Iran, des « nazis » qui veulent « tuer tous les Juifs »
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Sén. Graham : Les mollahs d’Iran, des « nazis » qui veulent « tuer tous les Juifs »

Au milieu des tensions entre Téhéran et Washington, le fidèle du président déclare que les représailles iraniennes après le coup porté au général en chef sont un "acte de guerre"

Le sénateur américain Lindsey Graham s'exprime lors de la réunion annuelle de la Republican Jewish Coalition au Venetian Las Vegas, le 6 avril 2019 à Las Vegas, Nevada. (Ethan Miller/Getty Images/AFP)
Le sénateur américain Lindsey Graham s'exprime lors de la réunion annuelle de la Republican Jewish Coalition au Venetian Las Vegas, le 6 avril 2019 à Las Vegas, Nevada. (Ethan Miller/Getty Images/AFP)

Le sénateur américain Lindsey Graham a comparé la République islamique d’Iran aux nazis mardi soir, alors que les tensions entre Téhéran et Washington restaient élevées à la suite d’une série de frappes et de contre-attaques dont certains craignaient qu’elles ne conduisent les deux nations au bord de la guerre.

Dans une interview avec l’animateur de Fox News Sean Hannity, Graham, un proche allié du président américain Donald Trump, a averti que les Américains ne doivent « jamais perdre de vue que nous avons affaire à des nazis religieux ».

« Ils sont sincères quand ils disent vouloir détruire Israël et tuer tous les Juifs ; ils perturbent le Moyen-Orient depuis 40 ans », a-t-il déclaré. « Il faut que ça cesse. »

L’Iran soutient des forces supplétives dans toute la région, notamment le Hamas dans la bande de Gaza et le Hezbollah au Liban, qui sont tous deux entrés en conflit répété avec Israël et ont tiré des milliers de roquettes sur son territoire au fil des ans. L’Iran a également été lié à des attaques terroristes contre des cibles israéliennes et juives à l’étranger, comme l’attentat à la bombe de 1992 contre l’ambassade israélienne à Buenos Aires et l’attaque de 1994 contre le centre communautaire juif AMIA.

Graham a également soutenu la décision de Trump de tuer le général iranien Qassem Soleimani, l’architecte de sa stratégie de sécurité régionale, en Irak la semaine dernière malgré un rapport du New York Times selon lequel les renseignements utilisés pour justifier l’attaque – qui a été considérée dans toute la région comme une escalade significative du conflit par procuration entre Washington et Téhéran – étaient maigres.

Les deux parties semblent avoir pris du recul par rapport à une nouvelle escalade mercredi, après que l’Iran a lancé une série de missiles balistiques sur deux bases militaires abritant des troupes américaines en Irak sans faire de victimes. L’Iran a déclaré que cette attaque était une riposte à la frappe américaine qui a tué Soleimani.

Graham a qualifié la frappe iranienne « d’acte de guerre ».

En plus de lancer l’attaque au missile, l’Iran a également abandonné les engagements qu’il lui restait à respecter dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015, que M. Trump avait abandonné en mai 2018. Mais le président iranien Hassan Rouhani a déclaré jeudi que Téhéran continuerait à coopérer avec les inspecteurs de l’ONU.

Mercredi, Trump a fait savoir qu’il ne riposterait pas militairement suite à la frappe sur les bases. Cela a fait naître l’espoir que l’impasse actuelle, qui a failli mener les deux pays à une guerre totale, se termine.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a défendu la décision de l’administration Trump d’éliminer Soleimani, déclarant qu’il y avait un danger d’attaque imminente contre les Américains.

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