Serge Klarsfeld : « il faut davantage s’intéresser aux victimes qu’aux bourreaux »
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Serge Klarsfeld : « il faut davantage s’intéresser aux victimes qu’aux bourreaux »

Optimiste, le president de l'association Filles et Fils de déportés, ne se dit pas inquiet pour l'avenir de la mémoire de la Shoah

Serge Klarsfeld. (Capture d'écran YouTube)
Serge Klarsfeld. (Capture d'écran YouTube)

Serge Klarsfeld, grand artisan de la mémoire des déportés français, était présent au Cercil-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv’ à Orléans pour l’inauguration d’une exposition, rapporte France Bleu Orléans.

A cette occasion, il aborde sa philosophie de la mémoire et les priorités, alors que les derniers témoins ne pourront bientôt plus témoigner.

« Il faut rappeler le sort des enfants au lieu de parler de Hitler ou de Barbie… ». Une affirmation qui peut étonner de la part de celui qui partit sur les traces, accompagné de son épouse Béate, d’anciens criminels nazis.

Mais au micro de la radio locale, il insiste : « Il faut parler des victimes ». Et il se réjouit justement de la nouvelle exposition de dessins de Gilles Rapaport qui a précisément pour objet les victimes.

« Il suffit de lire dans cette exposition ce qu’écrivent les enfants qui sont internés, leurs mères qui sont internées » pour entretenir la mémoire, conseille M. Klarsfeld qui se dit rassuré de voir le nombre d’enfants à l’exposition.

« La Shoah survivra » dans les mémoires, conclut-il.

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