Shaked, numéro 2 de HaYamin HaHadash
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Shaked, numéro 2 de HaYamin HaHadash

L'ex-ministre, qui a dirigé l'alliance Yamina lors des précédentes élections, revient à la formule qui n'était pas parvenue à franchir le seuil électoral au mois d'avril dernier

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Naftali Bennett (à gauche), chef du parti HaBayit HaYehudi, et la députée Ayelet Shaked avant un événement au siège du parti, le 10 mai 2015. (Flash90)
Naftali Bennett (à gauche), chef du parti HaBayit HaYehudi, et la députée Ayelet Shaked avant un événement au siège du parti, le 10 mai 2015. (Flash90)

La députée de HaYamin HaHadash Ayelet Shaked a annoncé jeudi qu’elle resterait au sein de son parti actuel à la seconde place de la liste pour les élections générales du mois de mars, mettant un terme à des semaines de rumeurs concernant son avenir politique.

En restant avec le président de HaYamin HaHadash, Naftali Bennett, Shaked replace le parti dans la situation initiale qu’il avait mise en place lors du premier scrutin de l’année, lorsqu’il avait échoué à franchir le seuil électoral.

Dans une publication Facebook révélant sa décision, Shaked a indiqué qu’elle avait été en pourparlers avec différents leaders de droite ainsi qu’avec des « gens de l’autre camp » avant de prendre sa décision. Parmi eux, le ministre des Transports et chef de l’Union nationale Bezalel Smotrich, qui avait prôné des primaires ouvertes pour la mise en place d’une liste nationaliste-religieuse unie.

Si Shaked elle-même n’est pas religieuse, elle a passé toute sa carrière politique au sein de partis religieux en commençant par HaBayit HaYehudi, où elle a gagné en popularité par le biais de ses réformes et permis de nommer des magistrats plus conservateurs lorsqu’elle se trouvait au poste de ministre de la Justice et, depuis, avec HaYamin HaHadash, qui se présente comme un parti nationaliste-religieux tout en faisant la promotion d’un partenariat passé entre religieux et laïcs.

(De gauche à droite) Ayelet Shaked, Naftali Bennett, Bezalel Smotrich et Rafi Peretz annonçant une fusion entre partis de droite religieuse, le 29 juillet 2019. (Autorisation)

L’idée d’organiser des primaires ouvertes pour un parti nationaliste-religieux uni a pris un certain élan ces dernières semaines mais les responsables de la formation HaBayit HaYehudi ont exprimé des réserves, cette initiative signifiant très probablement la fin de la présence du leader impopulaire de la formation, Rafi Peretz, à sa tête. De plus, des officiels ont également pointé que de telles primaires finiraient par ouvrir la liste à des individus plus extrémistes, issus des rangs des formations Otzma Yehudit et Noam, qui ont exprimé leur intérêt à se présenter.

Le site en hébreu du Times of Israël, Zman Yisrael, a fait savoir mardi que le chef de Yisrael Beytenu Avigdor Liberman avait offert à Ayelet Shaked la deuxième place sur la liste de son parti et déclaré que si elle rejoignait son mouvement, il s’engagerait à rejoindre le bloc de droite à l’issue des élections du mois de mars si les résultats devaient le placer, une fois encore, dans un rôle d’arbitre.

Dans le cadre de cette offre, Shaked aurait été autorisée à demander le portefeuille de son choix au gouvernement dans le cadre du quota offert à Yisrael Beytenu si la formation avait dû intégrer une coalition au pouvoir.

Expliquant jeudi sa décision, Shaked a écrit qu’après une longue réflexion, elle avait réalisé que HaYamin HaHadash était le seul mouvement « susceptible de mettre un terme aux divisions au sein de la société israélienne ». Elle a appelé ses « amis, dans le camp sioniste religieux et dans la droite idéologique » à la rejoindre.

Lors du vote du mois de septembre, l’ex-ministre de la Justice était à la tête de la liste conjointe Yamina, qui comprenait HaYamin HaHadash, de Bennett, HaBayit HaYehudi, de Peretz, et l’Union nationale de Smotrich.

Au cours du précédent scrutin du mois d’avril, Bennett et Shaked n’étaient pas parvenus à franchir le seuil électoral. Les deux politiciens avaient donc pris la décision de fusionner, pour les élections suivantes, avec les factions nationalistes-religieuses qu’ils avaient déserté quelques mois auparavant.

Shaked n’a jamais quitté HaYamin HaHadash et elle a consenti à en laisser la charge entière à Bennett alors qu’elle dirigeait Yamina, qui a remporté sept sièges au mois de septembre.

Ayelet Shaked, la ministre de la Justice, et Naftali Bennett, le ministre de l’Education, tiennent une conférence de presse pour le parti HaYamin HaHadash le 17 mars 2019 à Tel Aviv. (Flash 90)

Mais les sondages ont suggéré que l’équilibre des pouvoirs avait changé depuis et que si Bennett n’a pas exclu de s’allier à d’autres politiciens et formations influentes, HaYamin HaHadash a commencé, la semaine dernière, sa dernière campagne électorale seul et sans Shaked.

Le parti de Bennett a dit dans un communiqué qu’il se présenterait sous le slogan : « Il y en a qui feignent d’être à droite, il y en a qui sont parfois à droite, et il y a HaYamin HaHadash, la droite sûre ».

Ce mantra met apparemment en exergue le nouveau poste de Bennett de ministre de la Défense qu’il occupe depuis le mois dernier. De récents sondages ont indiqué que cette nouvelle fonction avait entraîné une hausse de sa popularité, HaYamin HaHadash pouvant prétendre dorénavant à approximativement sept sièges.

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