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Robert Simonds et W. Wrigley veulent racheter les actifs de NSO, y compris Pegasus

Le producteur de films et le fabricant de chewing-gum, envisagent le rachat ensemble des logiciels espions pour les transférer à une autre société

Capture d’écran d'une vidéo de Robert Simonds, président de STX Entertainment, lors des Golden Globes Awards 2018. (Crédit : YouTube. Utilisé conformément à l’article 27a de la Loi sur les droits d’auteur)
Capture d’écran d'une vidéo de Robert Simonds, président de STX Entertainment, lors des Golden Globes Awards 2018. (Crédit : YouTube. Utilisé conformément à l’article 27a de la Loi sur les droits d’auteur)

Le producteur hollywoodien Robert Simonds s’associe à William Wrigley, héritier de la fortune de sa famille, qui est derrière la multinationale productrice de chewing-gum, pour une reprise potentielle des actifs de la société israélienne de logiciels espions de NSO Group, révèle un article paru mercredi.

NSO est le créateur de Pegasus, un logiciel espion qui extrait des informations du téléphone de ses cibles et qui, selon les groupes de défense des droits de l’homme, a été utilisé de manière abusive par certains régimes pour mieux réprimer leurs peuples.

En 2021, l’administration Biden a mis NSO sur liste noire, en raison des risques liés à l’utilisation de Pegasus.

Plusieurs sources familières avec les développements ont confié au quotidien britannique, le Guardian que Simonds, président de STX Entertainment et producteur de plusieurs films d’Adam Sandler, est en pourparlers pour racheter les actifs de NSO.

Le journal affirme également avoir vu un document montrant qu’une société appartenant à l’homme d’affaires Wrigley, impliquée dans l’industrie du cannabis, avait procédé à une vérification préalable en vue d’une éventuelle transaction.

Simonds n’a pas répondu à une demande de commentaire du Guardian, et une porte-parole du NSO a déclaré qu’elle « ignorait » les projets de Simonds.

Selon certaines sources, M. Simonds envisagerait de racheter les détenteurs de dettes et d’autres créanciers, pour ensuite transférer des actifs tels que ceux de Pegasus à une autre société. Il aurait même évoqué en privé la possibilité de céder la technologie de NSO exclusivement aux « Five Eyes », une alliance de services de renseignement comprenant l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Capture d’écran de la vidéo de William Wrigley, 2019. (Crédit : YouTube/Utilisé conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Selon une source proche de Simonds, ce dernier penserait sérieusement à une reprise, mais il n’aurait pas encore pris de décision en raison des obstacles auxquels il pourrait avoir à faire face, et notamment, les objections des autorités israéliennes à une vente, NSO étant étroitement réglementé par le ministère de la Défense israélien.

Toujours selon la source, Simonds envisagerait une action en justice en Israël pour obtenir l’autorisation de vendre les actifs de NSO et aurait déjà réuni des investisseurs potentiels pour financer l’acquisition.

L’article précise qu’officiellement, le gouvernement américain n’aurait aucune autorité sur l’opération potentielle.

Néanmoins, les négociations menées par l’entreprise de défense américaine L3Harris, qui envisageait un rachat de la société, ont été interrompues par Washington l’année dernière. Un responsable de l’administration avait déclaré, à l’époque, que cette décision était due à des problèmes de sécurité et de contre-espionnage, selon le journal.

La liste noire des États-Unis interdit le transfert de technologies américaines à NSO sauf licence spéciale. Apple et Facebook ont par ailleurs engagé des poursuites contre l’entreprise, accusée d’avoir ciblé leurs utilisateurs.

NSO affirme qu’elle ne fournit ses logiciels qu’à des gouvernements qui les utilisent pour lutter contre la criminalité et le terrorisme, et que ses clients peuvent contrôler l’usage qu’ils en font. L’entreprise affirme également enquêter sur toute allégation crédible d’utilisation abusive de ses produits. Toutes les ventes sont soumises à l’approbation du ministère de la Défense israélien.

Une illustration photographique montre un téléphone portable près du logo de la société NSO Group dans la ville israélienne de Netanya, le 9 février 2022. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

En mars, le Guardian a rapporté que l’un des fondateurs de NSO, Omri Lavie, était devenu le propriétaire majoritaire de l’entreprise. Simonds a ensuite rejoint le conseil d’administration d’une autre société détenue par Lavie, Dufresne, basée au Luxembourg.

La source proche de Simonds a déclaré que le financier envisageait de démissionner du conseil d’administration de la société dans le cadre de son projet d’acquisition des actifs de NSO.

Après la publication de l’article du Guardian, un porte-parole de Wrigley a déclaré que « M. Wrigley procède à de nombreuses évaluations, qui sont toutes strictement confidentielles. M. Wrigley n’est pas intéressé à investir dans NSO ».

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