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Soldates attaquées à Bnei Brak : 7 suspects assignés à résidence ; les autres relâchés

Tsahal rejette l'affirmation faite par la police, qui a dit que les soldates agressées étaient venues pour encourager l'enrôlement ; des Haredim anti-service militaire ont manifesté près de Jérusalem et de Beit Shemesh

Des hommes juifs ultra-orthodoxes interpellés par la police après avoir agressé deux soldates israéliennes, à Bnei Brak, dans le centre d'Israël, le 15 février 2026. (Crédit : Flash90)
Des hommes juifs ultra-orthodoxes interpellés par la police après avoir agressé deux soldates israéliennes, à Bnei Brak, dans le centre d'Israël, le 15 février 2026. (Crédit : Flash90)

Les 26 suspects qui ont été arrêtés dimanche lors des émeutes de masse qui ont eu lieu à Bnei Brak ont tous été libérés lundi après-midi. La plupart d’entre eux ont été relâchés et les sept derniers détenus ont été assignés à résidence par les tribunaux de Tel Aviv.

Le chaos de dimanche a éclaté lorsque plusieurs centaines de personnes ont attaqué deux soldates qui venaient d’arriver dans cette ville haredi. Selon l’armée israélienne, les deux commandantes rendaient visite à un conscrit et elles ont dû se cacher jusqu’à l’arrivée de la police, qui les a sauvées de la foule, laquelle les a chassées de la ville.

Cette attaque a déclenché une vague d’émeutes plus importantes. Ainsi, des habitants haredim, principalement de jeunes hommes, ont légèrement blessé cinq policiers, renversé une voiture de patrouille et incendié la moto d’un officier.

Les troubles se sont poursuivis jusque dans la soirée, malgré le déploiement d’un important dispositif policier. La police a déclaré avoir arrêté au total 26 suspects, ajoutant que la majorité d’entre eux avaient été remis en liberté dimanche soir.

Lundi matin, trois suspects ont été présentés devant le tribunal de première instance de Tel Aviv, les forces de l’ordre demandant la prolongation de leur détention provisoire. Les agents ont également présenté quatre autres mineurs devant le tribunal pour mineurs de Bat Yam dans le même but.

Les deux tribunaux ont libéré les sept détenus et ils les ont assignés à résidence.

Un ultra-orthodoxe arrêté par la police après avoir pourchassé deux soldates israéliennes, à Bnei Brak, dans le centre d’Israël, le 15 février 2026. (Crédit : Oren Ziv/Flash90)

Me Shlomo Hadad, l’avocat des suspects placés en détention, a déclaré que la police les accusait d’avoir agressé des agents et incendié une moto.

« Le tribunal les a libérés parce qu’il n’y avait aucune preuve », a-t-il affirmé, qualifiant ces arrestations de « spectacle pour les médias ».

Selon Ynet, un juge du tribunal de Tel Aviv a déclaré qu’il y avait des soupçons raisonnables qui laissaient penser que deux des suspects adultes placés en résidence surveillée avaient agressé un agent de police.

Me Hadad a également affirmé que le nombre total de détenus était de 28, et non de 26. Il a déclaré que les forces de l’ordre n’avaient pas pris en compte deux suspects qui avaient été emmenés dans un autre commissariat de la région.

La police était toujours à la recherche des personnes qui avaient renversé la voiture de patrouille et incendié la moto, a déclaré dimanche soir aux journalistes le commandant de la police du district de Tel Aviv, Haïm Sargaroff.

Par ailleurs, lundi après-midi, des centaines de manifestants haredim opposés à la conscription ont brièvement bloqué la circulation à l’entrée de Jérusalem, ainsi que sur la Route 38, près de Beit Shemesh.

La police a réussi à disperser les manifestants. Les images de cette brève manifestation à Jérusalem montrent les protestataires assis sur le trottoir, tandis que la circulation est paralysée dans les deux sens.

Tsahal et la police en désaccord sur les prémices des émeutes

Une fois le calme revenu, la police a déclaré que l’armée avait envoyé les deux soldates à Bnei Brak pour encourager l’enrôlement des jeunes hommes haredim. Tsahal a démenti cette information, affirmant que les deux soldates s’étaient rendues dans cette ville pour rendre visite à un conscrit.

« Il n’y a pas de visites à domicile ici ; il s’agit de distribuer des tracts aux candidats à l’enrôlement afin de les intéresser aux unités militaires avant leur enrôlement », a déclaré lundi matin Elad Klein, commandant du commissariat de police de Dan, à la radio Kan.

Klein a affirmé que même si Tsahal n’a pas besoin « d’obtenir l’autorisation » pour mener de telles activités, « je pense qu’il est approprié et juste d’informer la police afin qu’elle puisse se préparer, et que nous n’ayons pas à intervenir avec des effectifs limités pour secourir des soldates ».

L’armée a catégoriquement rejeté les allégations de Klein, insistant sur le fait que les deux commandantes d’escouade du Corps de l’Éducation et de la Jeunesse se trouvaient à Bnei Brak pour rendre visite à un conscrit chez lui avant son enrôlement et lui remettre une brochure d’information.

Tsahal a publié une photo de la brochure remise au conscrit, qui est distribuée à tous les soldats devant rejoindre la base d’entraînement de Havat HaShomer, destinée aux recrues ayant des difficultés à s’intégrer dans le cadre de l’armée, notamment celles ayant des besoins particuliers.

La brochure précise la date d’enrôlement du conscrit, les détails de la formation et les autres préparatifs qu’il doit effectuer avant de rejoindre officiellement l’armée.

Plus tôt dans la matinée, les députés de la Knesset ont tenu une conférence pour rendre hommage aux combattantes. Cet événement, organisé par le député Chili Tropper (Kakhol Lavan), était en préparation depuis avant les émeutes, mais a pris une importance nouvelle compte tenu des violences.

« Le fait même que cette conférence ait lieu est une déclaration claire [que] l’État d’Israël reconnaît la contribution des femmes à sa sécurité nationale », a déclaré Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, lors de l’événement.

« Les combattantes ne sont pas une note de bas de page. Elles sont au cœur de l’histoire d’Israël. Ces dernières années, nous avons souvent débattu de la question de savoir si les femmes devaient ou non être combattantes au sein de Tsahal… La réponse était et reste oui », a-t-il ajouté.

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