Sommeil réparateur : l’armée autorise les soldats à dormir 7 heures par nuit
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Sommeil réparateur : l’armée autorise les soldats à dormir 7 heures par nuit

La nouvelle réglementation augmente d'une heure le sommeil accordé aux soldats; il peut y avoir des exceptions pendant les activités opérationnelles et les périodes d'urgence

Des soldats israéliens forment après une marche de 40 kilomètres, el 16 février 2020. (Abir Sultan/Flash90)
Des soldats israéliens forment après une marche de 40 kilomètres, el 16 février 2020. (Abir Sultan/Flash90)

L’armée a approuvé une mesure autorisant les soldats à dormir sept heures consécutives par nuit, une augmentation d’une heure par rapport à la précédente réglementation.

La mesure, qui a été adoptée par l’amendement d’une ordonnance de l’Etat Major mercredi, ne s’appliquera pas aux soldats impliqués dans des missions, ou en période d’urgence.

Les chefs militaires pourront réduire le temps de sommeil de soldats, à condition qu’ils rattrapent le temps perdu plus tard. La mesure est entrée en vigueur mercredi.

Les responsables ont décidé d’adopter ces modifications en suivant les recommandations du service médical de Tsahal qui a indiqué qu’une heure supplémentaire de sommeil améliorerait la capacité d’action de soldats.

La question a été discutée, et rejetée à plusieurs reprises, pendant des années, a indiqué le site d’information Ynet.

Selon la nouvelle directive, les soldats pourront dormir entre 10h du soir et 6h du matin. Tsahal doit leur offrir des solutions de couchage correctes, notamment un endroit dans le noir et tranquille.

La directive concerne aussi le planning du soldat avant le sommeil, le temps accordé aux soldats pour préparer leur lit, prendre leur douche et changer de vêtements. Seul un chef avec le grade minimum de lieutenant-colonel sera autorisé à raccourcir le temps de sommeil, et seulement de 30 minutes.

Un soldat dort à côté d’un blindé lors d’un déploiement de l’armée à proximité de la frontière israélienne avec la bande de Gaza pendant l’Opération Bordure protectrice le 19 juillet 2014. (Gili Yaari / FLASH90)

Les soldats auront le droit à une nuit complète de sommeil avant de quitter leur base pour rentrer chez eux en permission. A leur retour, on leur demandera s’il ont bien dormi pendant leur permission avant de reprendre l’entraînement et des exercices, afin d’assurer leur sécurité.

La modification s’appliquera aux élèves et aux stagiaires d’académie pré-militaires. Des exceptions pourront être accordées pour les candidats aux unités de combats pendant les périodes de sélection de ces unités, sous réserve de l’approbation des officiers supérieurs.

Les soldats en activités opérationnelles auront le droit à quatre heures sommeil par nuit. Ils auront le droit dormir davantage pour compenser les heures perdues soit avant soit après la fin de opérations.

Lors d’entraînements, des officiers qui ont le grade de lieutenant colonel ou au-dessus peuvent décider de garder des soldats éveillés pendant 24 heures consécutives. Ils devront cependant accorder aux soldats sept heures consécutives de sommeil après l’exercice.

Lors d’un entraînement, un colonel peut autoriser 36 heures sans sommeil, un général de brigade 48 heures, et un général 72 heures.

On peut interrompre le sommeil des soldats pour monter la garde, mais il doit être compensé ensuite.

Des unités spéciales, comme dans l’Armée de l’Air, auront le droit à des exceptions sous réserve de l’approbation des commandants à différents niveaux, en fonction de l’unité et du corps.

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