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Sur fond de tensions avec l’Iran, Gantz se rend à Washington

Le ministre de la Défense doit se rendre la semaine prochaine pour rencontrer le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, et le secrétaire d'État, Antony Blinken

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, (à gauche), tape dans le poing du secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, sur la base aérienne de Nevatim, dans le sud d'Israël, le 12 avril 2021. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense, Benny Gantz, (à gauche), tape dans le poing du secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, sur la base aérienne de Nevatim, dans le sud d'Israël, le 12 avril 2021. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Benny Gantz se rendra à Washington la semaine prochaine pour diverses réunions avec de hauts responsables américains dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran, a déclaré son bureau.

M. Gantz devrait rencontrer le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, et le secrétaire d’État, Antony Blinken.

Selon son bureau, le ministre de la Défense se rendra aux États-Unis tard mercredi soir et « mènera une série de réunions centrées sur les questions de sécurité » à Washington, selon son bureau.

La visite de Gantz intervient alors que les négociations sur le programme nucléaire iranien ont repris à Vienne, après des mois de retard, pour discuter d’un retour à l’accord nucléaire de 2015, connu officiellement sous le nom de Plan global d’action conjoint (JCPOA), après que les États-Unis sont sortis de l’accord en 2018 et que l’Iran a commencé à violer ouvertement ses termes.

Son voyage aux États-Unis intervient également au milieu d’une poussée diplomatique israélienne de haut niveau en cours sur la question, avec le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid effectuant des voyages à Londres et à Paris pour renforcer le soutien des alliés européens.

Les États-Unis et l’Iran sont à couteaux tirés sur la question nucléaire, Téhéran exigeant que les États-Unis retirent d’abord toutes les sanctions qu’ils ont imposées au régime et Washington demandant à l’Iran de mettre fin à l’enrichissement de l’uranium et de revenir aux limites du JCPOA.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken s’exprime au Département d’État américain à Washington, le 22 novembre 2021. (Sarah Silbiger/Pool via AP)

L’Iran a ignoré pendant plusieurs mois les appels des pays occidentaux à relancer les pourparlers menés par l’Union européenne, tout en renforçant les capacités de son programme nucléaire en violation de l’accord.

Les responsables israéliens ont émis de sérieuses réserves sur les pourparlers, craignant que les États-Unis ne mettent partiellement fin à leurs sanctions contre l’Iran en échange de trop peu de concessions de la part de Téhéran.

Des diplomates européens ont indiqué que les pourparlers sur le retour à l’accord sur le nucléaire iranien n’en sont encore qu’à leurs débuts, a rapporté Reuters cette semaine.

L’usine d’enrichissement nucléaire iranienne à Natanz, en Iran. (AP Photo/Hasan Sarbakhshian)

Selon Reuters, des diplomates ont déclaré aux journalistes que les négociateurs attendent toujours de voir si les pourparlers peuvent reprendre là où ils s’étaient arrêtés en juin, avant leur suspension et l’élection du président iranien extrémiste Ebrahim Raisi.

Des diplomates français, britanniques et allemands ont déclaré que la question des centrifugeuses iraniennes – que l’Iran utilise pour enrichir de l’uranium à des niveaux bien supérieurs à ceux convenus dans l’accord de 2015 – reste une question non résolue.

Si l’Iran ne montre pas qu’il souhaite sérieusement reprendre les négociations, celles-ci pourraient rapidement s’enliser, auraient déclaré les diplomates.

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