Syrie : des autopsies en Turquie confirment l’utilisation d’armes chimiques, selon Ankara
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Syrie : des autopsies en Turquie confirment l’utilisation d’armes chimiques, selon Ankara

Trois corps ont été autopsiés avec la "participation" de médecins légistes turcs et de représentants de l'OMS et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques

Un enfant syrien inconscient transporté à l'hôpital de Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d'Idleb, après une attaque au gaz toxique, le 4 avril 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)
Un enfant syrien inconscient transporté à l'hôpital de Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d'Idleb, après une attaque au gaz toxique, le 4 avril 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)

Des autopsies en Turquie de victimes de l’attaque mardi en Syrie confirment un recours à des armes chimiques par le régime de Bashar el-Assad, a affirmé jeudi le ministre turc de la Justice, cité par l’agence de presse progouvernementale Anadolu.

« Des autopsies ont été réalisées à Adana sur trois corps ramenés d’Idleb. Ces autopsies ont établi que des armes chimiques avaient été utilisées », a affirmé Bekir Bozdag, selon Anadolu.

« Cet examen scientifique établit également qu’Assad a utilisé des armes chimiques », a ajouté le ministre turc, sans préciser sur quels éléments reposait cette accusation.

Au moins 86 personnes, dont 30 enfants, ont été tuées lors d’un raid mené mardi sur Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d’Idleb.

Les médecins ont relevé tous les symptômes d’une attaque chimique : pupilles dilatées, convulsions, mousse sortant de la bouche.

Un enfant syrien inconscient à l'hôpital de Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d'Idleb, après une attaque au gaz toxique, le 4 avril 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)
Un enfant syrien inconscient à l’hôpital de Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d’Idleb, après une attaque au gaz toxique, le 4 avril 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)

Selon Bozdag, les trois corps ont été autopsiés à Adana avec la « participation » de médecins légistes turcs et de représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Des dizaines de personnes blessées pendant cette attaque chimique présumée sont actuellement soignées en Turquie, frontalière de la Syrie.

Les examens, qui ont duré près de trois heures, selon Anadolu, ont été enregistrés par des caméras, et des échantillons ont été récoltés par les autorités turques et la délégation de l’OMS.

La Turquie et d’autres pays, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, ont désigné le régime du président Assad comme le responsable de cette attaque.

Mercredi, le chef de l’Etat turc avait déjà accusé « Assad l’assassin » d’être responsable de cette attaque qui a suscité l’indignation dans de nombreux pays.

Mais Moscou, qui soutient Damas, a affirmé mercredi que l’aviation syrienne avait bombardé un « entrepôt » des rebelles contenant des « substances toxiques ». En explosant, ces dernières se seraient disséminées dans l’atmosphère.

La nature des substances chimiques n’a pas été formellement identifiée. Mais l’OMS a précisé que certaines victimes présentaient des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques « comprenant des agents neurotoxiques ».

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