Syrie : l’armée russe enquête sur le convoi humanitaire touché par un raid aérien
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Syrie : l’armée russe enquête sur le convoi humanitaire touché par un raid aérien

Après la fin de la trêve, les combats ont repris de plus belle dans le pays déchiré par la guerre civile

Un garçon syrien sert du jus de fruit au troisième jour de l'Aïd al-Adha, dans la ville contrôlée par les rebelles de Hamouria, près de Damas, au deuxième jour d'un cessez-le-feu, le 14 septembre 2016. (Crédit : AFP/Abd Doumany)
Un garçon syrien sert du jus de fruit au troisième jour de l'Aïd al-Adha, dans la ville contrôlée par les rebelles de Hamouria, près de Damas, au deuxième jour d'un cessez-le-feu, le 14 septembre 2016. (Crédit : AFP/Abd Doumany)

L’armée russe enquête sur les « informations » concernant un convoi humanitaire de l’ONU touché par un raid aérien lundi après la « fin » de la trêve en Syrie, a indiqué mardi le Kremlin.

« Nos militaires enquêtent actuellement sur ces informations », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), 12 employés du Croissant rouge et chauffeurs de camion, qui devaient acheminer une précieuse aide humanitaire dans la province d’Alep, ont péri dans cette frappe menée lundi.

Pekov a jugé « tendue » la situation en Syrie, alors que les combats ont repris de plus belle mardi au lendemain du non renouvellement de la trêve entre l’armée de Bashar al-Assad et les rebelles, qui aura duré une semaine.

D’Alep à la banlieue de Damas, les Syriens ont retrouvé le bruit des bombardements et des tirs nocturnes, après une semaine seulement de fragile accalmie sur les principaux fronts de la guerre.

Les raids ont été particulièrement violents à Alep et dans sa province, où « plus de 40 frappes aériennes » ont visé les zones rebelles depuis l’annonce par l’armée syrienne de la fin du cessez-le-feu lundi en fin d’après-midi. Au moins 36 civils ont été tués, selon l’OSDH, soit neuf de plus qu’en une semaine de trêve.

Les habitants se sont terrés chez eux après avoir goûté durant une semaine au plaisir de rester avec des amis dans les rues, jusque tard dans la nuit.

Des Syriens avec des bébés traversent les ruines de bâtiments détruits après une frappe aérienne sur le quartier tenu par les rebelles de Salihin, à Alep, le 11 septembre 2016. (Crédit : AFP/Ameer Alhalbi)
Des Syriens avec des bébés traversent les ruines de bâtiments détruits après une frappe aérienne sur le quartier tenu par les rebelles de Salihin, à Alep, le 11 septembre 2016. (Crédit : AFP/Ameer Alhalbi)

« Hier soir [lundi], les combattants du Front al-Nosra sont passé à l’offensive dans plusieurs régions et l’armée syrienne, qui a été la seule à respecter la trêve de toute la semaine, a dû répondre à cette offensive », a-t-il affirmé, jugeant que de telles attaques « mettent en danger l’ensemble du processus » de paix.

Pour le Kremlin, le cessez-le-feu expiré lundi ne peut en outre reprendre que si les « terroristes » cessent leurs attaques contre les positions des forces de Bashar al-Assad. « Les conditions sont très simples : il faut cesser les tirs, il faut que les terroristes arrêtent d’attaquer l’armée syrienne. Et bien sûr, il serait bien que nos collègues américains ne bombardent plus par erreur les Syriens », a poursuivi Peskov.

Les espoirs de renouvellement de la trêve sont « très faibles », a-t-il jugé.

La coalition internationale menée par les Etats-Unis en Syrie a reconnu avoir frappé samedi par erreur l’armée syrienne dans l’est du pays, un raid aérien qui a fait au moins 90 morts.

« En une semaine, nos collègues américains n’ont toujours pas réussi à séparer les terroristes de la soit-disant opposition modérée. Nous sommes très inquiets par la situation », a martelé Peskov.

Le Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), qui rassemble depuis novembre 2015 une vingtaine de pays et d’organisations internationales – dont les Etats-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Iran -, doit se réunir mardi à New York.

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