Syrie : « On a eu besoin de Staline pour vaincre Hitler, » déclare un élu français
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Syrie : « On a eu besoin de Staline pour vaincre Hitler, » déclare un élu français

Un député français a estimé à Damas que l'Occident devait s'allier avec le président syrien contre les djihadistes comme il l'avait fait avec Staline contre Hitler

Jérôme Lambert (Crédit : capture d'écran Europe 1/YouTube)
Jérôme Lambert (Crédit : capture d'écran Europe 1/YouTube)

« Pendant la Seconde guerre mondiale on s’est allié (avec le dirigeant russe Joseph) Staline, qui n’était pas notre ami, car Hitler était le mal absolu. On a eu besoin de Staline pour vaincre Hitler », a affirmé à l’AFP Jérôme Lambert, avant de quitter la Syrie.

Ce député se trouvait depuis ce week-end en Syrie en zone sous contrôle du régime, avec deux autres députés de la majorité présidentielle socialiste, Gérard Bapt et Christian Hutin.

Tout en estimant qu’Assad n’était pas Staline, il a affirmé qu’il fallait régler le « problème à la source et la source c’est Daech » (acronyme arabe du groupe Etat islamique).

« C’est cette prise de conscience qui a finalement conduit beaucoup de chefs d’État et de responsables politiques dans le monde à se dire qu’il faut gagner la guerre et quand on a un ennemi commun il faut la gagner ensemble », selon M. Lambert.

Ce député n’est pas le premier responsable politique français à faire l’analogie avec l’alliance avec Staline.

« Pour combattre le nazisme, on est allé tendre la main à un régime qu’on abhorrait, qui s’appelait le régime soviétique de M. Staline, et on a eu raison de le faire, parce qu’en le faisant on a battu Hitler. C’est aujourd’hui la même chose », a déclaré dimanche l’ancien Premier ministre, François Fillon (Les Républicains).

Au cours de leur voyage présenté comme « strictement privé », les trois députés se sont rendus notamment à Damas, à Homs et à Lattaquié.

Ils ont rencontré un vice-ministre des Affaires Étrangères, le ministre de la Santé, le président du Parlement, des dignitaires chrétiens et le mufti de la République. Les élus ont également eu des réunions avec des membres de la société civile et des hommes d’affaires, et ont visité le lycée français.

Les autorités françaises ont pris leur distance avec cette initiative, deuxième du genre cette année.

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