Syrie : Paris appelle la Russie et l’Iran à faire cesser les bombardements
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Syrie : Paris appelle la Russie et l’Iran à faire cesser les bombardements

La France a aussi rappelé "sa préoccupation à l'égard de l'intervention turque à Afrine", dans le nord-ouest de la Syrie

Une affiche à l'effigie de Bashar el Assad et d'Hassan Nasrallah, à Damas le 7 septembre 2017. (Crédit : AFP PHOTO / LOUAI BESHARA)
Une affiche à l'effigie de Bashar el Assad et d'Hassan Nasrallah, à Damas le 7 septembre 2017. (Crédit : AFP PHOTO / LOUAI BESHARA)

La France a appelé jeudi la Russie et l’Iran à intervenir « urgemment » auprès de leur allié syrien afin qu’il cesse ses bombardements sur la province d’Idleb (nord-ouest) et facilite l’accès à l’aide humanitaire.

« Il est urgent que la Russie et l’Iran, garants du processus d’Astana et alliés du régime de Damas, prennent leurs dispositions pour que cessent les bombardements et que l’aide humanitaire parvienne de manière sûre, complète et sans entrave aux personnes qui en ont besoin », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll.

Les bombardements survenus les 29 et le 30 janvier dans la province d’Idleb, notamment dans la ville de Saraqeb, sont « inacceptables », tout comme les attaques qui visent la Ghouta orientale, enclave rebelle près de Damas, a-t-elle ajouté.

Ces raids ont tué 11 personnes sur un marché de Saraqeb, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Un hôpital soutenu par l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a été également en partie détruit dans cette ville.

Appuyées par l’aviation de leur allié russe, les forces pro-régime ont lancé le 25 décembre une opération pour reconquérir le sud-est de la province d’Idleb.

Cette région est contrôlée par Hayat Tahrir al-Cham, groupe jihadiste dominé par l’ex-branche d’Al-Qaïda, et elle compte également plusieurs groupes rebelles.

« En outre, la France rappelle sa préoccupation à l’égard de l’intervention turque à Afrine », dans le nord-ouest de la Syrie, a poursuivi Agnès von der Mühll.

« Cette intervention, si elle peut être justifiée par les préoccupations de sécurité légitimes de la Turquie, ne doit pas venir aggraver la situation humanitaire des populations syriennes », a-t-elle rappelé.

La Turquie a lancé le 20 janvier l’opération « Rameau d’olivier » dans le canton d’Afrine pour en déloger la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme « terroriste » par Ankara mais alliée des Etats-Unis.

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