Syrie : Pompeo rassure en personne Netanyahu sur le soutien américain
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Syrie : Pompeo rassure en personne Netanyahu sur le soutien américain

"Le combat contre l'EI continue, ainsi que notre engagement pour la stabilité du Moyen-Orient et la protection d'Israël, de la même façon qu'avant cette décision", a dit Pompeo

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) tient une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d'État américain Mike Pompeo au ministère de la Défense à Tel Aviv le 29 avril 2018. (Yariv Katz/Pool/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) tient une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d'État américain Mike Pompeo au ministère de la Défense à Tel Aviv le 29 avril 2018. (Yariv Katz/Pool/Flash90)

La décision du président Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie « ne change absolument rien » en termes de soutien à Israël, a affirmé mardi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, réitérant l' »engagement » de Washington « pour la stabilité au Moyen-Orient ».

M. Pompeo a tenu à rassurer le Premier ministre israélien en personne avant une rencontre précédant l’investiture de nouveau président d’extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, à laquelle doivent assister les deux hommes.

« La décision que le président a prise au sujet de la Syrie ne change absolument rien au fait que cette administration travaille aux côtés d’Israël », a affirmé le secrétaire d’Etat devant des journalistes avant la rencontre avec M. Netanyahu, dans un hôtel de Brasilia.

« Le combat contre le groupe Etat islamique (EI) continue, ainsi que notre engagement pour la stabilité du Moyen-Orient et la protection d’Israël, de la même façon qu’avant cette décision », a-t-il ajouté.

« Nous avons beaucoup de choses à discuter. Nous allons parler de l’intense coopération entre Israël et les Etats Unis, et aborder également les questions liées à la décision américaine au sujet de la Syrie », a affirmé le Premier ministre israélien.

Pour M. Netanyahu, la rencontre à Brasilia vise à chercher des moyens « d’intensifier encore plus la coopération en Syrie et partout ailleurs pour bloquer l’agression iranienne au Moyen-Orient ».

Donald Trump a ordonné récemment le retrait total des quelque 2 000 soldats américains actuellement déployés dans le nord de la Syrie, essentiellement des membres des forces spéciales présents pour combattre l’EI et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes.

Le président républicain a pris cette décision, bien que de hauts responsables militaires américains aient multiplié les mises en garde contre un retrait précipité qui laisserait la voie libre en Syrie aux alliés du régime de Bachar al-Assad, à savoir la Russie, grande rivale des Etats-Unis, et l’Iran, bête noire de l’administration Trump.

Le chef du Pentagone Jim Mattis avait brutalement démissionné à la suite de cette annonce du retrait des troupes de Syrie.

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