Témoignage d’un survivant de la Shoah : « le cannibalisme était endémique »
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Témoignage d’un survivant de la Shoah : « le cannibalisme était endémique »

Des archives britanniques dévoilent le traitement des prisonniers au camp de Bergen-Belsen

Le camp de Bergen-Belsen DP à la fin des années 1940. (Crédit : autorisation de Jean Bloch Rosensaft)
Le camp de Bergen-Belsen DP à la fin des années 1940. (Crédit : autorisation de Jean Bloch Rosensaft)

Les archives britanniques ont publié pour la première fois, jeudi dernier, des témoignages et des documents qui font, notamment, état de la violence subie par les victimes de la Shoah dans les camps de concentration, rapporte The Sun.

Une note manuscrite de Harold Le Druillenec fait partie des documents révélés.

Ce dernier est le seul survivant anglais du camp de concentration de Bergen-Belsen. Arrêté en 1944 à Jersey, pour avoir caché un prisonnier de guerre russe, il sera interné dans trois camps différents et libéré le 16 avril 1945 de Bergen-Belsen.

Le témoignage de ce survivant illustre les violences journalières, les humiliations, le dénuement des prisonniers et les épouvantables conditions de détention.

« La loi de la jungle régnait parmi les prisonniers ; la nuit, vous tuiez ou étiez tué ; le jour, le cannibalisme était endémique, » rapporte Harold Le Druillenec.

Dans cette note, ce dernier explique que c’est dans ce camp qu’il a entendu pour la première fois l’expression tristement célèbre : « Il n’y a qu’un moyen de sortir d’ici : par la cheminée ».

Il y décrit également les moyens de mise à mort des prisonniers : les coûts, la noyade, la crucifixion et la pendaison.

Enfin Harold Le Druillenec explique que la tâche des prisonniers était de mettre les cadavres dans les fosses creusées à cet effet. Cependant les prisonniers du camp n’avaient plus la force de creuser ces fosses. Les autorités du camp avaient donc dû faire appel à des travailleurs extérieurs.

Ces nouveaux documents révèlent également que seuls 1 015 des 4 206 candidats britanniques ont reçu une somme d’argent, limitée à 4 500 $

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