Tensions Iran-USA : la Chine se coordonne avec la France et la Russie
Rechercher

Tensions Iran-USA : la Chine se coordonne avec la France et la Russie

"La Chine s'oppose à tout abus de force dans les relations internationales. L'aventurisme militaire est inacceptable", a déclaré Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, à gauche, avec son homologue chinois Wang Yi à Pékin, le 5 décembre 2016. (Crédit : Greg Baker/Pool/AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, à gauche, avec son homologue chinois Wang Yi à Pékin, le 5 décembre 2016. (Crédit : Greg Baker/Pool/AFP)

La Chine s’est entretenue avec la Russie et la France, ses partenaires au Conseil de sécurité de l’ONU, au sujet des graves tensions Washington-Téhéran après l’élimination d’un haut responsable iranien, fustigeant « l’aventurisme militaire » américain.

Vendredi, un raid aérien des Etats-Unis à Bagdad en Irak a tué le général Qassem Soleimani, un homme-clé du pouvoir iranien et de l’influence de son pays au Moyen-Orient.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis de « venger » sa mort.

« La Chine s’oppose à tout abus de force dans les relations internationales. L’aventurisme militaire est inacceptable », a déclaré samedi Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Pékin et Moscou « doivent renforcer leur communication » et « jouer un rôle responsable dans la réponse à apporter à l’actuelle situation au Moyen-Orient », a souligné M. Wang, selon un communiqué publié par son ministère.

« Le comportement américain est illégal et doit être condamné », a déclaré de son côté Sergueï Lavrov, d’après le compte-rendu de la diplomatie chinoise.

La Chine est l’un des pays parties de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018. C’est aussi l’un des principaux importateurs de brut iranien.

Dans un autre entretien téléphonique avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, Wang Yi a souligné que les positions de Pékin et Paris sur le dossier étaient « similaires ».

« Le recours unilatéral à la force ne peut résoudre les problèmes. Il est contre-productif et conduit à un cercle vicieux de confrontation qu’il est ensuite très difficile d’enrayer », a indiqué M. Wang.

Il a déclaré à son homologue français « espérer que toutes les parties communiquent étroitement afin que l’attaque n’affecte pas la mise en œuvre de l’accord sur le nucléaire iranien ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...