« Top Gun: Maverick » n’a pas violé les droits d’auteur d’un Israélien – cour US
La cour d'appel donne raison à Paramount après que la veuve et le fils d'Ehud Yonay ont accusé le studio d'avoir copié un article de 1983 sur l'école de pilotage de la marine US

Vendredi, une cour d’appel fédérale américaine a statué que le blockbuster de 2022 « Top Gun : Maverick », avec Tom Cruise en tête d’affiche, n’enfreignait pas les droits d’auteur de l’article de magazine qui avait inspiré le film original « Top Gun » de 1986.
Aux termes de la décision de la 9e Cour d’appel des États-Unis, siégeant à Pasadena, en Californie, « Maverick », produit par Paramount Pictures, n’est pas suffisamment similaire à « Top Guns », un article publié en 1983 par Ehud Yonay sur l’école de formation des pilotes de chasse Top Gun de la Marine américaine à San Diego.
Yonay avait cédé les droits de son article à Paramount cette année-là pour le premier « Top Gun ». Il avait été crédité au générique.
Sa veuve Shosh Yonay et son fils Yuval Yonay, héritiers de ses droits d’auteur, ont mis fin à cette licence en 2020 et estiment avoir droit à une part des profits de « Maverick », dont les recettes mondiales qui s’élèvent à 1,5 milliard de dollars font du film le 14e plus gros succès de l’histoire du cinéma, selon Box Office Mojo. « Maverick » est également le plus grand succès commercial de la carrière de Tom Cruise.
Les avocats des Yonay n’ont pas immédiatement répondu à nos demandes de commentaires. Paramount, qui appartient à la société Paramount Skydance, et ses avocats n’ont pas non plus répondu à nos demandes.
Les Yonay, tous deux originaires d’Israël, soutenaient que « Maverick » partageait avec « Top Guns » des éléments de scénario, des personnages, des dialogues et des thèmes, les deux œuvres décrivant « ce qu’il faut pour devenir le meilleur des meilleurs dans l’aviation de chasse ».
Les trois juges de la cour d’appel ont estimé que « Maverick » contenait de nombreux éléments de scénario importants qui sont absents de « Top Guns », évoquant notamment une intrigue amoureuse et le retour du personnage de Tom Cruise, le capitaine de la Marine Pete « Maverick » Mitchell, pour former de jeunes pilotes.
La cour a également déclaré que les Yonay décrivaient les deux œuvres avec « un tel niveau d’abstraction » que les ressemblnces invoquées n’étaient pas protégeables.
« Leur affirmation selon laquelle il existe une similarité substantielle est infondée, car ce qui est protégé n’est pas similaire, et ce qui est similaire n’est pas protégé », a écrit le juge Eric Miller.
Les juges ont ajouté que Paramount n’était pas tenu de créditer Ehud Yonay dans « Maverick », son accord de 1983 ne couvrant pas le film.
Cette décision de vendredi confirme le rejet prononcé en avril 2024 à Los Angeles, par le juge fédéral Percy Anderson.
Paramount fait également face à une plainte déposée à New York par le scénariste Shaun Gray. L’homme affirme avoir écrit plusieurs scènes qui sont reprises dans « Maverick », et réclame à ce titre une part des profits. La sélection du jury est prévue pour le 9 mars.







