Toronto : une manifestation pro-Israël violemment perturbée à l’université York
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Toronto : une manifestation pro-Israël violemment perturbée à l’université York

Le maire et le Premier ministre ont condamné les violences après que des manifestants propalestiniens ont tenté d'empêcher l'apparition de réservistes de Tsahal à l'université

Des violences ont éclaté lors d’un mouvement de protestation d’étudiants propalestiniens contre une apparition de réservistes de l’armée israélienne, mercredi soir, à l’université York de Toronto.

Les membres de la filiale du groupe Students Against Israeli Apartheid, ou SAIA, ont tenté de mettre un terme à un débat auxquels participaient des Réservistes en service – un groupe formé d’anciens soldats israéliens. Cette table ronde avait été approuvée par l’université.

Les manifestants qui avaient, pour certains, le visage dissimulé par des keffiehs, ont scandé des slogans propalestiniens dans l’auditorium qui ont compris des appels à l’Intifada, ou attaques contre les civils israéliens, a noté le Toronto Sun.

Des bousculades et des affrontements ont eu lieu près d’une cage d’escalier voisine, exigeant l’intervention de la police qui a procédé à certaines arrestations, selon l’article.

Des personnels de sécurité privés avaient été également embauchés pour assurer la sécurité de l’événement. Il y a eu environ 600 protestataires aux abords de la salle où se tenait la rencontre, a précisé le Jerusalem Post .

« Des enquêtes plus approfondies sont nécessaires pour déterminer comment un groupe reconnu d’étudiants a pu ainsi glorifier le terrorisme et tenter d’intimider celles et ceux qui s’étaient rassemblés pacifiquement sur le campus », a commenté Michael Mostyn, directeur-général de Bnai Brith Canada, dans un communiqué. « Les comportements violents doivent avoir des conséquences ».

Les Amis du centre Simon Weisenthal ont pour leur part indiqué qu’ils pressaient les autorités locales et les responsables universitaires de passer à l’action contre ce qu’ils ont décrit comme « un sentiment antisémite, violent, raciste à l’égard des étudiants juifs sur ce campus ».

Le maire de Toronto, John Tory, a expliqué être « perturbé » par les événements. Il a demandé des clarifications à la présidente de l’université York, Rhonda Lenton.

Pour sa part, le Premier ministre de l’Ontario Doug Ford a déclaré qu’il avait été déçu par le fait que l’école ait autorisé la contre-manifestation.

Avant l’événement, le groupe SAIA avait accroché des affiches montrant une image retouchée sur Photoshop d’un soldat israélien semblant étrangler un enfant dans le cadre d’une campagne anti-israélienne intitulée « pas de meurtriers sur le campus », a fait savoir la Septième chaîne israélienne.

Au début de la semaine, un syndicat d’étudiants du troisième cycle, à l’université de Toronto, avait essuyé les critiques pour avoir suggéré que l’alimentation casher sur le campus était « pro-israélienne » et qu’il fallait, en conséquence, la rejeter.

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