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Trois médailles de bronze israéliennes au tournoi de judo d’Abu Dhabi

Un an après avoir concouru sous le drapeau de la fédération de judo, les couleurs israéliennes ont été levées aux EAU. Regev a effectué une première visite officielle dans le pays

La ministre israélienne de la Culture et des sports Miri Regev, au milieu, serre la pain à Mohamed Bin Tha'loob Al Derai, président de la fédération de judo & de kickboxing des EAU après la victoire d'un israélien médaillé d'argent pendant le Grand chelem de judo d'Abu Dhabi, le 27 octobre 2018 (Crédit : AP/Kamran Jebreili)
La ministre israélienne de la Culture et des sports Miri Regev, au milieu, serre la pain à Mohamed Bin Tha'loob Al Derai, président de la fédération de judo & de kickboxing des EAU après la victoire d'un israélien médaillé d'argent pendant le Grand chelem de judo d'Abu Dhabi, le 27 octobre 2018 (Crédit : AP/Kamran Jebreili)

Trois judokas israéliens ont remporté samedi des médailles de bronze au tournoi d’Abu Dhabi, concourant aux Emirats Arabes unis sous les couleurs de leur drapeau national pour la toute première fois.

Gili Cohen, Baruch Shmailov et Timna Nelson ont tous fini à la troisième place dans leur catégorie au Grand chelem de judo d’Abu Dhabi auquel a assisté la ministre des Sports Miri Regev.

L’accueil réservé aux athlètes israéliens a connu un changement significatif par rapport à l’année dernière. Les organisateurs des EAU avaient mis à l’écart l’Etat juif en interdisant la levée de son drapeau et la diffusion de son hymne au cours du tournoi lorsque l’un des athlètes présents avait remporté une médaille.

Un quatrième judoka israélien, Gefen Primo, s’est classé cinquième à Abu Dhabi.

L’Israélien Baruch Shamailov embrasse son coach après avoir remporté la médaille de bronze dans la catégorie des 66 kilos lors du grand chelem de judo d’Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, le 27 octobre 2018 (Crédit : AP/Kamran Jebreili)

Des athlètes venus de 62 pays participent à la compétition, qui s’achèvera mardi. Israël est représenté par six hommes et cinq femmes.

Regev est la première ministre israélienne à se rendre aux EAU de manière officielle. Les deux pays n’entretiennent pas par ailleurs de relations diplomatiques ouvertes.

Des photos et des vidéos publiées vendredi sur les médias sociaux montrent Regev, les entraîneurs et les membres des équipes en train de chanter et d’allumer des bougies pour le Shabbat avant ce tournoi de deux jours.

Les athlètes israéliens qui prennent part à des tournois internationaux accueillis par des pays arabes n’ont pas, généralement, le droit de concourir sous leur propre drapeau national, d’afficher des symboles nationaux ou de faire retentir leur hymne, et ce malgré les protestations d’Israël et des responsables internationaux.

La fédération internationale de judo avait temporairement suspendu le grand chelem d’Abu Dhabi de son calendrier mais l’a réinstauré au mois de septembre après que les organisateurs ont promis un traitement égal des athlètes israéliens.

L’année dernière, lors du même événement, les organisateurs avaient refusé de reconnaître la nationalité des athlètes israéliens – une politique qui n’avait concerné que les ressortissants de l’Etat juif.

Le judoka médaillé d’or israélien Tal Flicker sur le podium du grand chelem de judo d’Abu Dhabi, où les autorités locales ont interdit l’affichage de tous les symboles israéliens, le 26 octobre 2017 (Capture d’écran : YouTube )

Il avait été interdit d’afficher les symboles israéliens et les Emirats arabes unis avaient refusé de lever les couleurs israéliennes et de diffuser l’hymne national au cours des cérémonies rendant hommage aux cinq médaillés du pays.

Les compétiteurs avaient concouru, à la place, sous le drapeau de la fédération internationale de judo en raison de la non-reconnaissance d’Israël par les EAU.

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