Trump houspille « le venin de l’antisémitisme » et promet de s’attaquer à l’Iran
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Trump houspille « le venin de l’antisémitisme » et promet de s’attaquer à l’Iran

Lors de son discours annuel sur l'état de l'Union, le président a convié un survivant de l'attentat de Pittsburgh et décrit le transfert de l'ambassade comme une mesure "réaliste"

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le président américain Donald Trump donne son discours sur l'etat de l'Union, face en deux chambres réunies en Congrès, le 5 février 2019. En arrière plan, le vice-president Mike Pence, à gauche, et la présidente  de la Chambre Nancy Pelosi. (Crédit : Doug Mills/The New York Times via AP, Pool)
Le président américain Donald Trump donne son discours sur l'etat de l'Union, face en deux chambres réunies en Congrès, le 5 février 2019. En arrière plan, le vice-president Mike Pence, à gauche, et la présidente de la Chambre Nancy Pelosi. (Crédit : Doug Mills/The New York Times via AP, Pool)

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a vivement condamné l’antisémitisme mardi soir, et s’est engagé à confronter l’Iran et a tirer les leçons de la fusillade de la synagogue de Pittsburgh, lors de son discours sur l’état de l’Union.

Dans un discours devant une session lors d’un Congrès réuni, où le président a présenté son programme politique pour l’année à venir et a fustigé l’enquête du conseil spécial, Trump s’est très largement consacré à la haine anti-juive.

Il a contextualisé sa politique vis-à-vis de l’Iran en fustigeant l’antisémitisme du régime.

« Nous ne détournerons pas nos yeux d’un régime qui scande « Mort à l’Amérique » et qui menace le peuple juif de génocide, a déclaré Trump. « Nous ne devons jamais ignorer le poison de l’antisémitisme, ni ceux qui en répandent le venin. D’une seule voix, nous devons confronter cette haine, partout, quel que soit l’endroit où elle surgit. »

La nécessité d’adopter une position dure face à Téhéran, a suggéré le président, a été mise en évidence lors de l’attaque de la synagogue de Téhéran, l’attaque antisémite la plus meurtrière dans l’histoire des Etats-Unis.

« Il y a quelques mois, 11 Juifs Américains ont été agressivement tués lors d’une attaque antisémite à la synagogue Tree of Life à Pittsburgh », a déclaré Trump, en présentant l’agent du SWAT Timothy Matson, qui est intervenu, et Judah Samet, un survivant de la Shoah qui également survécu à l’attentat.

Une femme se recueille devant un mémorial pour les victimes de la fusillade mortelle dans la synagogue Tree of Life, dans le quartier Squirrel Hill de Pittsburgh, le 27 octobre. (SMIALOWSKI/AFP)

« Il est arrivé à la synagogue lorsque le massacre à commencé », a déclaré Trump au sujet de Samet, qui fêtait son 81e anniversaire. « Mais Judah a non seulement frôlé la mort en automne dernier, il y a plus de 70 ans, il a survécu de justesse aux camps de concentration nazis. »

Trump s’était rendu à la synagogue peu après l’attentat avec sa fille et son gendre juifs, Ivanka et Jared Kushner. Son gendre est également son conseiller.

Plus tôt cette année, le président a retiré les Etats-Unis du pacte sur le nucléaire iranien, et restauré les sanctions contre la République islamique. Dans son discours, il a déclaré que ces mesures étaient destinées « à garantir que la dictature corrompue n’obtienne jamais d’arme nucléaire ».

Trump a fait mention d’Israêl dans son discours d’une heure. Lors du passage consacré à la politique du Moyen-Orient, le président a suggéré qu’il romprait avec les façons dont la Maison Blanche avait tenté de résoudre le conflit israélo-palestinien.

« Notre approche se base sur le réalisme de principe, pas sur des théories discréditées qui échouent depuis des années », a-t-il dit. « Pour cette raison, mon administration a reconnu la vraie capitale d’Israël, et fièrement ouvert l’ambassade américaine à Jérusalem. »

Vue de l’ambassade des États-Unis dans le quartier Arnona de Jérusalem, Israël, 13 mai 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Trump a rapidement mentionné sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie, une décision politique à laquelle Israël s’est vivement opposé. Israël a averti à plusieurs reprises que l’Iran tente d’établir une présence militaire en Syrie, où il combat aux côtés de son allié libanais le Hezbollah et la Russie, pour renforcer le régime de Bashar el-Assad.

Les responsables israéliens ont également averti que l’absence des Américains laissera la porte ouverte à Téhéran pour crééer une « passerelle » entre l’Iran et la Syrie, via l’Irak et la Syrie et jusque dans la mer Méditerranée.

« En tant que candidat à la présidentielle, je préconisais une nouvelle approche », a rappelé Trump. « Les grandes nations ne mènent pas de guerres infinies. Quand j’ai pris le pouvoir, l’Etat islamique contrôlait plus de 50 000 kilomètres carrés en Irak et en Syrie. Aujourd’hui, nous avons libéré quasiment tout ce territoire de l’emprise des ces meurtriers assoiffés de sang. »

« Maintenant », a-t-il poursuivi, « alors que nous travaillons avec nos alliés pour détruire ce qu’il reste de l’Etat islamique, il est temps de saluer le retour de nos combattants en Syrie. »

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