Tsahal a indiqué ne pas être « à court » de missiles intercepteurs
L'armée dément les infos de Semafor, qui rapportait qu'Israël avait informé les États-Unis cette semaine qu’il manquait « cruellement » d’intercepteurs de missiles balistiques
Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Dimanche matin, l’armée a affirmé qu’Israël n’était pas « à court » d’intercepteurs de défense aérienne dans le contexte de la guerre contre la République islamique d’Iran, démentant ainsi la dernière d’une série d’informations internationales selon lesquelles les stocks de missiles intercepteurs de Tsahal seraient en train de s’épuiser.
L’armée a déclaré qu’elle était « préparée et prête à faire face à tout scénario », mais a refusé de commenter officiellement les questions spécifiques relatives aux munitions.
Des responsables militaires ont déclaré au Times of Israel que l’opération en Iran avait été planifiée plusieurs mois à l’avance et que la planification avait pris en compte le stock de missiles balistiques et de drones dont dispose Téhéran et qu’il pourrait utiliser contre Israël.
Les responsables affirment également que l’armée s’est préparée à une longue guerre contre la République islamique d’Iran, qui pourrait durer plusieurs semaines, durant lesquelles les tirs de missiles balistiques sur Israël devraient se poursuivre.
Le fait de prendre en compte le stock de missiles de l’Iran signifie que Tsahal s’est préparé à l’avance avec suffisamment d’intercepteurs pour faire face à la menace.
De plus, les responsables indiquent que Tsahal utilise en réalité moins d’intercepteurs qu’il ne l’avait prévu à ce stade de l’opération.
L’Iran a lancé environ 300 missiles balistiques sur Israël en l’espace de deux semaines, contre les 500 qu’il avait tirés pendant la guerre de douze jours en juin 2025.
Au cours de cette guerre également, Tsahal avait démenti les allégations répétées selon lesquelles ses stocks d’intercepteurs étaient faibles.
Selon l’armée israélienne, le taux d’interception des missiles balistiques iraniens est élevé et similaire à celui de la guerre de juin 2025.
De nombreux impacts ont été enregistrés dans des zones résidentielles en Israël, notamment trois missiles balistiques équipés d’ogives conventionnelles iraniennes de plusieurs centaines de kilogrammes et une douzaine d’autres équipés d’ogives à bombes à fragmentation. Douze personnes ont trouvé la mort.
L’armée a régulièrement souligné que, aussi efficaces que soient les défenses aériennes multicouches d’Israël, elles ne sont pas infaillibles.
Samedi soir, le site d’information Semafor a rapporté, citant des responsables américains proches du dossier, qu’Israël avait informé les États-Unis cette semaine qu’il manquait « cruellement » d’intercepteurs de missiles balistiques.
Selon cet article, les États-Unis savent depuis des mois qu’Israël dispose d’une capacité limitée, précisant toutefois qu’ils ne sont pas eux-mêmes à court d’intercepteurs.
L’Iran tire quelques missiles par jour sur Israël et une prétendue « pénurie critique » signifierait qu’Israël disposerait de moins d’intercepteurs.
De plus, l’article affirmait que le lancement de munitions à fragmentation par l’Iran « pourrait aggraver l’épuisement des stocks », bien qu’Israël utilise des systèmes de défense aérienne à courte portée, comme le Dôme de fer et la Fronde de David, pour abattre les sous-munitions individuelles, plutôt qu’un système antimissile balistique.
Israël utilise également ces systèmes à courte portée pour intercepter les attaques du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, bien que l’article ne mentionne pas qu’Israël soit confronté à une pénurie de ces intercepteurs, tout comme de ceux destinés à la défense antimissile balistique.







