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Tunisie : Une synagogue très endommagée dans des émeutes liées à la guerre Israël-Hamas

Des centaines de personnes ont filmé l'incendie déclenché à la synagogue historique Al Hammah, qui accueille le tombeau du rabbin Yosef Maaravi, kabbaliste du 16e siècle

Des Tunisiens attaquent une synagogue dorénavant inutilisée de la ville d'Al-Hammah, le17 octobre 2023. (Capture d'écran/ in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
Des Tunisiens attaquent une synagogue dorénavant inutilisée de la ville d'Al-Hammah, le17 octobre 2023. (Capture d'écran/ in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

JTA – Une synagogue historique mais désaffectée, en Tunisie, a été complètement détruite, mardi, suite à des émeutes massives entraînées par une explosion qui a eu lieu dans un hôpital de Gaza et dont la responsabilité a été attribuée par le groupe terroriste du Hamas et par une grande partie du monde arabe à Israël.

Des centaines de personnes se sont filmées en train de mettre le feu à une synagogue située à Al Hammah, une ville du centre de la Tunisie, quelques heures après l’explosion qui est survenue dans un hôpital de Gaza City et qui aurait fait de nombreuses victimes. Des vidéos qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux ont montré des personnes plantant le drapeau palestinien et ouvrant des brèches dans les murs en pierre du lieu de culte, sans que la police n’intervienne à aucun moment.

Certains usagers ont partagé la vidéo de l’incendie sous le hashtag #Palestine. Des images filmées mercredi montrent que la synagogue a été très endommagée, avec notamment des dégâts essuyés par le tombeau d’un rabbin du 16e siècle, une tombe devenue un lieu de pèlerinage historique pour certains Juifs.

L’incident, qui prive Al-Hammah de l’un des vestiges les plus déterminants de son passé juif, est survenu dans un contexte d’attaques contre des sites juifs et israéliens dans le monde entier – et notamment en Allemagne, en France, au Portugal, en Chine et en Australie – alors qu’Israël est entré en guerre contre le Hamas, dans la bande de Gaza, après l’assaut barbare commis, le 7 octobre, dans le sud d’Israël par le groupe terroriste, un assaut qui a fait plus de 1 400 morts du côté israélien, des civils en majorité. 200 à 250 personnes ont été prises en otage et sont actuellement détenues au sein de l’enclave côtière.

Les manifestations anti-israéliennes sont montées d’un cran, mardi dans la soirée, après l’explosion qui a eu lieu dans un hôpital de Gaza. Israël a présenté les preuves nécessaires pour démontrer que la déflagration avait été entraînée par un tir errant de roquette qui avait été lancée à l’initiative des terroristes de Gaza. Des dizaines d’émeutiers ont attaqué l’ambassade israélienne à Amman, en Jordanie, et des échauffourées se sont produites dans des secteurs palestiniens de la Cisjordanie, ont expliqué les médias israéliens.

Les dirigeants israéliens et américains disent avoir la quasi-certitude que l’explosion a été entraînée par un tir de roquette manqué qui était destiné à Israël, et qui avait été lancée par le Jihad islamique palestinien.

La synagogue d’Al-Hammah n’était plus utilisée comme lieu de culte, aucun juif ne vivant dans la ville. Elle accueille toutefois la tombe d’un rabbin kabbaliste du 16e siècle, Yosef Maaravi. Le même site avait été endommagé, dans le passé, pendant les manifestations des printemps arabes, en 2011, qui ne concernaient pas Israël.

L’American Jewish Committee a dénoncé ces actes de vandalisme dans un communiqué.

« Nous sommes horrifiés par l’incendie et les destructions faites à la synagogue d’Al-Hammah en Tunisie », a dit le groupe sur X, ajoutant qu’il « surveille de près la situation » et qu’il reste en contact avec les responsables de la communauté juive en Tunisie.

La petite population juive de Tunisie – qui compte un millier de personnes – avait d’ores et déjà connu une attaque meurtrière, au début de l’année, quand un homme armé était entré dans une synagogue de l’île de Djerba, abattant cinq personnes et notamment deux pèlerins juifs qui étaient citoyens israélien et français. Il y avait eu aussi plusieurs blessés.

En réponse à l’attaque de Djerba, le président tunisien, Kaid Saied, avait promis qu’il renforcerait la sécurité autour des résidents juifs du pays. Saied avait été critiqué, à ce moment-là, pour avoir utilisé l’attaque pour critiquer Israël.

Depuis la dernière explosion de violence en Israël et à Gaza, les Tunisiens sont massivement descendus dans les rues pour apporter leur soutien aux Palestiniens. Les enfants, dans les écoles, ont salué le drapeau israélien et Saied a promis de défendre les Palestiniens tout en écartant toute perspective de négociation sur une éventuelle normalisation des liens avec Israël – un chemin qui a été suivi par quatre pays arabes depuis 2020.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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