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Turquie/abus sexuel sur mineur : l’opposition accuse le gouvernement d’inaction

Le cas d'une femme qui a déposé plainte contre son ex-mari et ses parents, qu'elle accuse de l'avoir mariée de force lorsqu'elle avait six ans, a suscité cette semaine un tollé en Turquie

Illustration du drapeau de la Turquie (Crédit : domaine public)
Illustration du drapeau de la Turquie (Crédit : domaine public)

La tension a monté dans la nuit de samedi au parlement turc où des députés de l’opposition ont vivement protesté contre des ministres qu’ils accusent d’inaction à propos d’un cas d’abus sexuel sur mineur qui a provoqué un tollé dans le pays.

« L’enfant a parlé, vous avez gardé le silence, mais nous ne nous tairons pas! », « Démission! » ont scandé des députés de l’opposition tenant des pancartes à la main lorsque la ministre de la Famille Derya Yanik a pris la parole lors des débats sur le budget à l’assemblée turque.

De nombreux députés ont aussi frappé sur leurs bancs et hué la ministre.

Lorsque le ministre de l’Intérieur Suleyman Soylu a pris la parole, des élus ont lancé leurs pancartes en guise de protestation.

Le cas d’une femme qui a déposé plainte contre son ex-mari et ses parents, qu’elle accuse de l’avoir mariée de force lorsqu’elle avait six ans, a suscité cette semaine un tollé en Turquie. Le père de cette femme est un influent leader d’une confrérie religieuse, dont l’ex-mari est également membre.

Aujourd’hui âgée de 24 ans et divorcée, la victime affirme avoir subi des abus sexuels depuis l’âge de six ans.

La victime a déposé sa plainte en 2020 dans cette affaire où aucune interpellation n’a encore eu lieu.

Timur Soykan, le journaliste turc qui a révélé l’affaire en publiant des extraits de la déposition de la jeune femme, a été victime d’une campagne de lynchage sur les réseaux sociaux par des groupes conservateurs qui l’ont accusé « d’insulte à l’islam ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan prononce un discours lors d’une réunion de son parti Justice et Développement à la Grande Assemblée nationale turque à Ankara, le 18 mai 2022. (Crédit : Adem Altan/AFP)

L’opposition turque reproche au gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan de mansuétude envers les confréries religieuses et de ne pas prendre les mesures nécessaires pour protéger les mineurs confiés à ces groupes par leurs parents.

« L’abus sexuel sur enfant et les violences envers les femmes est un sujet qui dépasse la politique. On ne peut tolérer que des victimes soient utilisées à des fins politiques », avait affirmé Mme Yanik.

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