Ultradroite/France : garde à vue prolongée pour le suspect arrêté à Limoges
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Ultradroite/France : garde à vue prolongée pour le suspect arrêté à Limoges

Sur Facebook, Aurélien C. avait écrit : "Vos monuments juifs et franc-maçons, on va les dégommer" et indiquait aussi vouloir "tuer la République"

La synagogue de Limoges. (Crédit : Aimelaime / Creative Commons Attribution)
La synagogue de Limoges. (Crédit : Aimelaime / Creative Commons Attribution)

L’homme de 36 ans acquis aux thèses de l’ultradroite et arrêté mardi à Limoges dans le cadre d’une enquête antiterroriste a vu sa garde à vue prolongée au bout de 48 heures, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Cet ex-militaire, interrogé dans les locaux de l’antiterrorisme à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a été interpellé après avoir diffusé des messages de plus en plus virulents sur les réseaux sociaux, selon une source proche du dossier. Sa garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures.

Épousant les thèses d’ultradroite et antisémites, il était promoteur du discours sur « le grand remplacement » et « se présentait en adorateur de Brenton Tarrant », l’Australien suprémaciste blanc accusé d’avoir tué 51 personnes dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande en mars 2019, a rapporté une autre source proche du dossier.

Son arrestation a été menée en raison de ses recherches Internet. L’homme aurait ainsi cherché des informations sur des synagogues de Limoges et des établissements de la communauté juive.

Sur Facebook, Aurélien C. avait également écrit : « Vos monuments juifs et franc-maçons, on va les dégommer. » Il indiquait aussi vouloir « tuer la République ».

L’enquête doit notamment « déterminer si cet homme était porteur d’un projet d’action violente », a exposé l’une des sources.

Il a déjà été condamné à deux reprises en justice : à quatre mois de prison ferme en 2019 pour des menaces à l’encontre de militants de SOS Racisme et à cinq mois de prison avec sursis la même année pour acquisition et détention d’arme sans autorisation.

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