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Un autre homme d’affaires américain interrogé dans l’enquête sur Netanyahu (médias)

Spencer Partrich, propriétaire d'une maison avec le Premier ministre à Jérusalem, a été interrogé dans le cadre d'une enquête de corruption en cours

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion d'une commission du contrôle de l'Etat de la Knesset lors d'une discussion sur le rapport sur l'opération Bordure protectrice, le 19 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion d'une commission du contrôle de l'Etat de la Knesset lors d'une discussion sur le rapport sur l'opération Bordure protectrice, le 19 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La police israélienne a récemment interrogé un autre homme d’affaires américain dans le cadre des enquêtes de corruption en cours contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a rapporté vendredi le quotidien Haaretz.

Le multi-millionnaire Spencer Partrich a subi cet interrogatoire dans le cadre d’une enquête – dénommée Affaire 1 000 – portant sur l’acceptation par Netanyahu de cadeaux de valeur de la part d’hommes d’affaires étrangers.

Dans le passé, Partrich avait reçu de la part des médias israéliens le surnom de « taxi aérien » du Premier ministre, ayant régulièrement assuré les voyages en avion à travers les Etats Unis de Netanyahu alors que ce dernier assumauit le poste de ministre des Finances il y a une décennie.

Cette affaire compliquée, appelée « les voyages de Bibi », repose sur des allégations affirmant que Netanyahu aurait facturé deux fois les dépenses de différents voyages alors qu’il était membre de la Knesset et ministre au sein du gouvernement d’Ariel Sharon.

Ces informations avaient été pour la première fois révélées par la Dixième chaîne en 2011.

Spencer Partrich (Autorisation)
Spencer Partrich (Autorisation)

L’affaire avait été close par le procureur général de l’époque, Yehuda Weinstein, en septembre 2014.

Toutefois, au mois de février, suite aux révélations que presque la moitié des voyages réalisés par Netanyahu lorsqu’il était ministre des Finances (entre 2003 et 2005) avaient été facturés deux fois et que tous les vols qu’il avait pris à ce moment-là avaient généré de façon inappropriée un surplus de liquidités qui aurait pu être dépensé ailleurs lors des voyages, le contrôleur de l’état Yosef Shapira avait demandé au procureur général Avichai Mandelblit d’ouvrir une enquête criminelle, a fait savoir la Dixième chaîne.

De plus, au mois de décembre, Partrich a acheté la moitié de la maison d’enfance à Jérusalem de Netanyahu au jeune frère, Ido, du Premier ministre, devenant partenaire d’affaires deBNetanyahu dans le cadre d’un accord – négocié par l’avocat de Netanyahu, David Shimron — d’un montant de 4,2 millions de shekels (soit 1,2 million de dollars), a fait savoir le journal.

Ce que Partrich prévoyait faire avec la moitié d’une habitation à Jérusalem, dans le quartier de Katamon, héritage des Netanyahu après la mort de Netanyahu père, Benzion, en 2014, reste peu clair.

Un représentant de Partrich et des frères Netanyahu a déclaré à Haaretz que le Premier ministre n’avait rien à voir avec cette transaction. Et au mois de décembre, un porte-parole de Netanyahu a suggéré que Partrich pourrait vouloir faire construire un immeuble d’appartement, un musée, ou des archives à cet endroit.

Partrich est un investisseur immbolilier et il vit à Détroit.

L’enquête, surnommée Affaire 1 000, étudie des cadeaux d’une valeur de 400 000 à 600 000 shekels offerts à Netanyahu et à son épouse Sara par des hommes d’affaires, dont le producteur hollywoodien Arnon Milchan, qui leur aurait donné notamment du champagne et des cigares.

Le couple aurait insisté sur le fait que les montants impliqués étaient bien inférieurs et que Milchan et son épouse sont des amis proches. D’autres hommes d’affaires auraient également donné des cadeaux à la famille Netanyahu.

Mercredi, la Deuxième chaîne a fait savoir que la police a abandonné les tentatives de retrouver et d’interroger le milliardaire australien James Packer en liaison avec cette enquête de corruption, mais qu’elle a toutefois l’intention « sans équivoque » de recommander une inculpation à l’encontre de Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, quitte l'habitation de feu son père Benzion Netanyahu à Jérusalem le 30 avril 2012 (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, quitte l’habitation de feu son père Benzion Netanyahu à Jérusalem le 30 avril 2012 (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)

Même si la police n’a pas été en mesure de retrouver Packer, qui vivrait une existence de jet-setteur, la chaîne de télévision a fait savoir que les enquêteurs possèdent déjà plus de 90 témoignages et qu’ils ont l’intention de clore l’enquête dès le mois prochain.

En plus de l’Affaire 1 000, Netanyahu est également le suspect principal dans une enquête connue sous le nom de l’Affaire 2 000.

La police enquête pour déterminer si le Premier ministre aurait mené des négociations présumées avec le propriétaire et l’éditeur du quotidien Yedioth Ahronoth, Arnon « Noni » Mozes, dans le cadre desquelles il aurait essayé de faire passer une législation qui réduisant la distribution du concurrent du Yedioth, Israël Hayom, en échange d’une couverture moins critique à l’égard de Netanyahu dans le Yedioth.

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