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Un avant-poste illégal, nommé en l’honneur d’Ahuvia Sandak, démoli

Ma'aleh Ahuvia, qui abrite plusieurs jeunes hommes et un petit troupeau de moutons, avait été créé suite au décès d'Ahuvia Sandak

Ahuvia Sandak, tué dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie le 21 décembre 2020. (Autorisation)
Ahuvia Sandak, tué dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie le 21 décembre 2020. (Autorisation)

Les forces de sécurité israéliennes et l’administration civile du ministère de la Défense ont démoli mardi un avant-poste illégal de Cisjordanie nommé en l’honneur d’un adolescent résident d’implantation tué l’année dernière lors d’une course-poursuite en voiture avec la police.

Ma’aleh Ahuvia, qui abrite plusieurs jeunes hommes et un petit troupeau de moutons, avait été créé suite au décès d’Ahuvia Sandak, un résident d’implantation de 16 ans qui a été tué dans un accident de la route alors qu’il fuyait la police en décembre 2020, après avoir prétendument jeté des pierres sur des Palestiniens.

Samedi, des dizaines de militants nationalistes ont bloqué l’entrée de Jérusalem, protestant contre la fermeture de l’enquête sur les policiers impliqués dans cette course-poursuite.

La police a déclaré que sept personnes qui réclamaient justice pour la mort de l’adolescent avaient été arrêtées, accusées de trouble à l’ordre public. Les fréquentes manifestations se sont soldées par de nombreuses arrestations.

Des militants de droite ont accusé la police d’être responsable de la mort de Sandak, affirmant qu’ils avaient causé l’accident de voiture pendant la course-poursuite.

Le mois dernier, le procureur général de l’époque, Avichai Mandelblit, a clos une enquête sur les officiers, ne trouvant aucune preuve d’actes criminels.

Une voiture renversée, avec du faux sang et un mannequin gisant sous le toit du véhicule, une mise en scène qui a accompagné une manifestation nationaliste réclamant une enquête sur la mort du jeune Ahuvia Sandak, l’année dernière, à l’entrée de Jérusalem, le 21 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les parents de Sandak ont critiqué cette décision, la qualifiant de « coup de poignard dans le cœur ».

L’avocat de la famille a allégué que le chef du Département des enquêtes internes de la police – un organe du ministère de la Justice qui enquête sur les allégations d’actes répréhensibles de la police – est intervenu dans l’enquête, pour libérer les policiers « accusés », leur permettant ainsi de « coordonner leur version de histoire ».

Une déclaration du bureau de Mandelblit affirmait que les preuves dans l’affaire montraient que la poursuite du véhicule transportant Sandak, un résident de Bat Ayin, ainsi que quatre autres jeunes, était tout à fait justifiée et qu’il n’y avait aucune raison d’accuser les policiers d’avoir intentionnellement percuté le véhicule.

Le communiqué ajoute qu’il n’a pas été possible de déterminer clairement quelle voiture a fait une embardée, ce qui a conduit à l’accident dans lequel la voiture transportant Sandak s’est retournée.

Un reportage télévisé du mois dernier a déclaré que Mandelblit était susceptible de décider de porter plainte contre les quatre autres, bien qu’une telle annonce n’ait pas été faite avant la fin de son mandat, fin janvier.

Selon les informations de la Douzième chaîne, les autorités pensent avoir des preuves solides contre les adolescents, dont Sandak, qui auraient enfilé des masques et lancé des pierres sur des véhicules palestiniens avant que la course-poursuite fatale.

La chaîne indique en outre que la police s’attend à ce qu’une décision d’inculper les quatre autres adolescents n’entraîne une nouvelle escalade de manifestations et d’affrontements avec la police.

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