Un ballon explosif découvert dans une école du sud ; la police évacue les lieux
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Un ballon explosif découvert dans une école du sud ; la police évacue les lieux

Un autre incident s'est produit au kibboutz Alumim, où une jeep a pris feu à cause d'un dispositif aérien incendiaire provenant de l'enclave palestinienne

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un dispositif explosif présumé dans un jardin d'enfants du sud d'Israël, le 1er novembre 2018. (Crédit : Conseil municipal d'Eshkol)
Un dispositif explosif présumé dans un jardin d'enfants du sud d'Israël, le 1er novembre 2018. (Crédit : Conseil municipal d'Eshkol)

Une école maternelle du sud d’Israël a été évacuée jeudi matin après qu’un enseignant a repéré un objet suspect dans la cour. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’un dispositif explosif, probablement lancé depuis la bande de Gaza, selon les autorités.

Une équipe de démineurs a été dépêchée sur place pour retirer l’explosif de l’école, située dans la région d’Eshkol, a indiqué un porte-parole des autorités locales.

« L’objet a été récupéré et traité par les agents de sécurité », a déclaré un porte-parle d’Eshkol.

Un autre incident s’est produit au kibboutz Alumim, à 4 kilomètres de la frontière avec Gaza, où une jeep a pris feu, à cause d’un dispositif aérien incendiaire provenant de l’enclave palestinienne, ont indiqué les sapeurs-pompiers.

« L’incident est sous contrôle et il n’y a pas de blessés, » a assuré un porte-parole des sapeurs-pompiers

« Le feu s’est déclenché quand le véhicule a roulé sur un ballon incendiaire. Le petit incendie qui s’est allumé sous la voiture a mis le feu à un tuyau du système de carburant, ce qui a permis au feu de se diffuser jusqu’à la partie avant du véhicule, qui a été lourdement endommagé », a-t-il expliqué.

Gadi Yarkoni, le chef du conseil régional d’Eshkol a salué la perspicacité de l’enseignant de maternelle et appelé le gouvernement à prendre des mesures contre les Palestiniens qui lancent des ballons incendiaires en Israël.

« J’attends de la part du gouvernement israélien qu’il prenne ses responsabilités face aux citoyens et qu’il mette fin à cette terreur ambiante, afin de garantir la sécurité de ses résidents. C’est écrit partout. C’est une responsabilité qui vous incombe », a déclaré Yarkoni.

Les deux attaques de jeudi surviennent en pleine recrudescence des attaques aériennes incendiaires de Gaza, après une courte accalmie en début de semaine.

Mercredi soir, un drone militaire israélien a tiré sur un groupe de Palestiniens qui lançaient des bombes aéroportées contre Israël depuis le sud de la bande de Gaza mercredi, ont rapporté les médias palestiniens.

L’armée israélienne a confirmé qu’un de ses appareils a tiré sur « un terroriste repéré en train de lâcher des ballons incendiaires » en direction du territoire israélien.

Aucun Palestinien n’a été blessé lors de l’attaque, à l’est de Bureij, dans le sud de Gaza, selon l’agence de presse Shehab liée au Hamas.

Les attaques incendiaires, qui ont lieu quasi-quotidiennement depuis la fin du mois de mars, avaient entièrement cessé depuis jeudi dernier jusqu’à mardi.

Les pompiers ont été sollicités pour éteindre deux feux dans le sud d’Israël mardi. Ils auraient été déclenchés par un dispositif aérien incendiaire lancé depuis l’enclave palestinienne.

Les tensions entre Israël et les groupes terroristes dans la bande de Gaza se sont exacerbées ces dernières semaines, les deux parties tentant de parvenir à un cessez-le-feu à long terme négocié par l’Égypte et les Nations unies.

De la fumée s’élève après une frappe aérienne dans le sud de la bande de Gaza, dans la ville de Rafah, le 17 octobre 2018 (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

Samedi, une flambée de violence de grande ampleur a eu lieu entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique soutenu par l’Iran – la deuxième plus grande organisation dans la bande de Gaza après le Hamas – au cours de laquelle des dizaines de roquettes et d’obus de mortier ont été tirés sur le sud du pays. En réponse, Tsahal a bombardé 90 cibles dans la bande de Gaza.

Les médiateurs égyptiens ont travaillé d’arrache-pied pour maintenir le calme et espèrent également favoriser la réconciliation nationale entre le Hamas, qui s’est emparé de Gaza par la force en 2007, et l’administration du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas basée en Cisjordanie.

Le Hamas stipule que le blocus doit d’abord être levé et s’est engagé à poursuivre les manifestations hebdomadaires, au cours desquelles plus de 160 Palestiniens ont été tués depuis mars. L’organisation terroriste a reconnu que des dizaines de morts faisaient partie de ses rangs. Un tireur d’élite palestinien a tué un soldat israélien en juillet.

Les manifestations, surnommées « Grande marche du retour », ont surtout consisté à brûler des pneus et à lancer des pierres le long de la clôture de sécurité, mais elles ont également été le théâtre d’attaques par balles, d’attentats à l’explosif, de tentatives d’infiltration transfrontalière, et d’envois de ballons et cerfs-volants incendiaires en Israël.

Israël dit maintenir le blocus pour empêcher le Hamas, qui cherche à détruire Israël, d’importer des armes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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