Gaza : coups de semonce de Tsahal contre des lanceurs de ballons incendiaires
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Gaza : coups de semonce de Tsahal contre des lanceurs de ballons incendiaires

Les médias palestiniens rapportent qu'un groupe d'hommes a été pris pour cible près de la frontière au sud de Gaza, interrompant une période de plusieurs jours sans raids aériens

Illustration : cette photo prise le 19 octobre 2018 à Nahal Oz, du côté israélien de la frontière avec le nord-est de la bande de Gaza, montre des ballons portant un engin incendiaire lancé par des manifestants palestiniens. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
Illustration : cette photo prise le 19 octobre 2018 à Nahal Oz, du côté israélien de la frontière avec le nord-est de la bande de Gaza, montre des ballons portant un engin incendiaire lancé par des manifestants palestiniens. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Un drone militaire israélien a tiré sur un groupe de Palestiniens qui lançaient des bombes aéroportées contre Israël depuis le sud de la bande de Gaza mercredi, ont rapporté les médias palestiniens.

L’armée israélienne a confirmé qu’un de ses appareils a tiré sur « un terroriste repéré en train de lâcher des ballons incendiaires » en direction du territoire israélien.

Aucun Palestinien n’a été blessé lors de l’attaque, à l’est de Bureij, dans le sud de Gaza, selon l’agence de presse Shehab liée au Hamas.

La semaine dernière, le nombre des attaques d’incendies criminels à partir de la bande de Gaza a considérablement diminué. Cette tactique, qui avait été utilisée presque quotidiennement depuis la fin mars, a pratiquement cessé d’être appliquée entre jeudi et mardi derniers.

Les pompiers israéliens ont été appelés mardi pour éteindre deux incendies dans le sud d’Israël qui auraient été allumés par des engins incendiaires aéroportés depuis la bande de Gaza.

Les tensions entre Israël et les groupes terroristes dans la bande de Gaza se sont exacerbées ces dernières semaines, les deux parties tentant de parvenir à un cessez-le-feu à long terme négocié par l’Égypte et les Nations unies.

Cette photo du 27 octobre 2018 montre la fumée s’élevant après une attaque aérienne israélienne dans Gaza City. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Samedi, une flambée de violence de grande ampleur a eu lieu entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Djihad islamique soutenu par l’Iran – la deuxième plus grande organisation dans la bande de Gaza après le Hamas – au cours de laquelle des dizaines de roquettes et d’obus de mortier ont été tirés sur le sud du pays. En réponse, Tsahal a bombardé 90 cibles dans la bande de Gaza.

Les médiateurs égyptiens ont travaillé d’arrache-pied pour maintenir le calme et espèrent également favoriser la réconciliation nationale entre le Hamas, qui s’est emparé de Gaza par la force en 2007, et l’administration du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas basée en Cisjordanie.

Le Hamas stipule que le blocus doit d’abord être levé et s’est engagé à poursuivre les manifestations hebdomadaires, au cours desquelles plus de 160 Palestiniens ont été tués depuis mars. L’organisation terroriste a reconnu que des dizaines de morts faisaient partie de ses rangs. Un tireur d’élite palestinien a tué un soldat israélien en juillet.

Les manifestations, surnommées « Grande marche du retour », ont surtout consisté à brûler des pneus et à lancer des pierres le long de la clôture de sécurité, mais elles ont également été le théâtre d’attaques par balles, d’attentats à l’explosif, de tentatives d’infiltration transfrontalière, et d’envois de ballons et cerfs-volants incendiaires en Israël.

Israël dit maintenir le blocus pour empêcher le Hamas, qui cherche à détruire Israël, d’importer des armes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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