Un élève de Stanford menace de « combattre physiquement » les « élèves sionistes »
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Un élève de Stanford menace de « combattre physiquement » les « élèves sionistes »

Le centre Simon Wiesenthal a réclamé que l'université prenne "toutes les mesures nécessaires pour dénoncer et déjouer cette menace"

Université de Stanford. (Crédit : Kazuhisa Otsubo/CC BY 2.0/Flickr)
Université de Stanford. (Crédit : Kazuhisa Otsubo/CC BY 2.0/Flickr)

Un étudiant de l’université de Stanford a menacé vendredi sur Facebook de « combattre physiquement » les « étudiants sionistes » suite à l’adoption de la loi sur l’Etat-nation en Israël.

Quelques heures plus tard, Hamzeh Daoud, 20 ans, qui est en premier cycle à la faculté, a modifié sa publication, disant qu’il « combattrait intellectuellement » les étudiants, mais pas avant qu’une capture d’écran du post original n’ait été conservée par au moins une organisation du campus.

Dans sa publication initiale, Daoud écrivait que « je vais combattre physiquement les sionistes sur le campus l’année prochaine si quelqu’un vient me parler de cette conn*…rie selon quoi ‘Israël est une démocratie’. Et après que je vous fasse sauter le c…l, je continuerai et je travaillerai chaque jour du reste de ma vie à éradiquer votre état ethno-suprématiste et colonial de mer..e ».

Le post comprenait un lien menant à un article de Haaretz intitulé « la loi sur l’état-nation juif rend constitutionnelle la discrimination ».

Environ quatre heures plus tard, l’auteur a modifié son post, disant qu’il combattrait « intellectuellement » au lieu de physiquement et il a ajouté un commentaire disant : « J’ai modifié ce post parce que je réalise que lutter intellectuellement contre les sionistes est la seule manière de faire. La violence physique n’a jamais été une réponse lorsqu’il s’agit de prouver aux gens qu’ils ont tort ».

Le centre Simon Wiesenthal a fait part de son indignation lundi suite à la menace proférée par Daoud, réclamant une action directe de la part du président de l’université américaine privée, située au cœur de la Silicon Valley au sud de San Francisco.

Dans un communiqué, le rabbin Abraham Cooper, doyen de cet observatoire de l’antisémitisme, a déclaré que malgré la longue relation positive entretenue par Stanford avec les universitaires israéliens, « les étudiants juifs et autres partisans d’Israël ont fait l’objet d’intimidations, de harcèlement et de campagnes virulentes diabolisant l’Etat juif dans un grand nombre des meilleurs campus des Etats-Unis ».

« Nous espérons que vous prendrez toutes les mesures nécessaires pour dénoncer et pour contrer cette menace », a ajouté Cooper.

Daoud est membre actif du groupe des Etudiants pour la justice en Palestine sur le campus et il se décrit comme un « réfugié palestinien de troisième génération », a rapporté le Stanford Daily. Il a servi au sein du sénat des étudiants de premier cycle dans le passé.

Samedi, l’organisation Stanford College Republicans a appelé l’université à renvoyer Daoud de son poste d’assistant d’établissement en raison de la menace, postant une capture d’écran de la publication originale de l’étudiant sur Facebook.

Dans un courriel envoyé au journal universitaire, Daoud a expliqué avoir été « consterné » par la loi adoptée par la Knesset israélienne et « s’être tourné vers Facebook pour partager ma douleur ». Dans un second courriel écrit au journal, il a fait savoir qu’il présentait ses « excuses si des gens ont eu le sentiment d’être en danger. Ce n’était pas mon intention et cela ne sera jamais mon intention ».

Le porte-parole de l’université E.J. Miranda a déclaré au journal étudiant que les responsables de Stanford étaient au courant du post de Daoud et que le personnel des Affaires étudiantes « suivait » l’affaire.

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