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Un ex-conseiller de Trump revient sur le meurtre de l’Iranien Qassem Soleimani

Un officiel israélien de la Défense a dit pour sa part à Axios qu'Israël avait proposé de tenir un rôle plus actif dans l'assassinat de Soleimani, ce qu'avaient refusé les USA

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l'aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l'aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)

L’ex-président des États-Unis Donald Trump avait pu s’attendre à ce qu’Israël tienne un rôle plus actif dans l’assassinat du commandant iranien Qasem Soleimani au mois de janvier 2020, a déclaré un ancien responsable au site d’information Axios dans un article publié mercredi.

Cette source, un ancien officiel de l’administration Trump, a expliqué que le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, avait semblé déterminé « à combattre l’Iran jusqu’au dernier soldat américain » suite à l’assassinat du commandant des forces al-Quds.

Trump, qui s’est entretenu avec le journaliste Barak Ravid au mois de juillet, a déclaré que, sans entrer dans les détails, il avait été « très déçu qu’Israël ait eu quelque chose à voir avec ça ».

« Les gens en entendront parler au bon moment », avait-il ajouté.

Trump a évoqué le sujet avec Ravid pour le nouveau livre en hébreu écrit par ce dernier, La paix de Trump, qui est consacré aux accords de normalisation conclus entre l’État juif et des États arabes et qui ont été négociés avec l’aide de l’administration Trump.

Israël aurait fourni des informations à l’armée américaine quand l’opération était en cours, notamment en traquant le téléphone de Soleimani et en transmettant aux États-Unis d’autres renseignements déterminants.

Et pourtant, un officiel israélien de la Défense a expliqué à Axios qu’Israël avait proposé de tenir un rôle plus actif dans l’assassinat. Les États-Unis, de leur côté, avaient fait savoir qu’ils commettraient seuls la frappe au drone.

Un ancien haut-responsable de la Maison Blanche a déclaré au site d’information que Trump avait eu le sentiment d’être utilisé par Netanyahu et qu’il n’avait pas été convaincu quand le Premier ministre israélien avait tenté de s’amender pendant la signature des accords de normalisation à la Maison Blanche, au mois de septembre 2020.

Le commandant principal des Gardiens de la révolution, le général Qassem Soleimani (au centre), assiste à une réunion avec le Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei (hors cadre) et les commandants des Gardiens de la révolution à Téhéran, en Iran, le 18 septembre 2016. (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Netanyahu avait construit une relation étroite avec Trump et son administration, qui avaient renversé des décennies de politique américaine en reconnaissant la souveraineté israélienne sur Jérusalem et sur le plateau du Golan et en cessant de s’opposer aux constructions d’implantations en Cisjordanie.

Mais Trump a critiqué l’ex-Premier ministre avec force dans des propos récemment révélés, affirmant à Ravid que personne n’avait aidé Netanyahu plus qu’il ne l’avait fait et qu’il avait donc considéré les félicitations envoyées par ce dernier à Joe Biden lors de sa victoire à la présidentielle américaine comme une trahison. Trump, pour sa part, n’a cessé d’affirmer que le scrutin lui a été volé.

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