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Un homme tué par balle dans sa voiture à Jérusalem-Est

Amir al-Ladawi, 23 ans, est désigné comme la victime, ce qui porte à 112 le nombre de morts dans le monde arabe cette année ; les tireurs auraient fui les lieux en moto

Ambulances devant l'entrée du service des urgences de l'hôpital Hadassah, Ein Kerem, Jérusalem, 3 décembre 2014. (Noam Revkin Fenton/FLASH90)
Ambulances devant l'entrée du service des urgences de l'hôpital Hadassah, Ein Kerem, Jérusalem, 3 décembre 2014. (Noam Revkin Fenton/FLASH90)

Un homme de Jérusalem-Est a été abattu dans sa voiture dans la nuit de mercredi à jeudi, dans un homicide présumé.

Les tireurs auraient fui la scène du crime, dans le quartier de Ras al-Amud, à bord d’une moto, selon les médias israéliens.

La police a ouvert une enquête et recherche les auteurs du crime.

La victime a été identifiée par les médias comme étant Amir al-Ladawi, 23 ans, du camp de réfugiés de Shuafat.

Après la fusillade, il a été transporté à l’hôpital Hadassah au Mount Scopus, où les médecins ont prononcé son décès.

Le motif du crime n’a pas été immédiatement précisé.

Les communautés arabes connaissent une recrudescence de la violence ces dernières années, alimentée principalement, mais pas seulement, par le crime organisé.

Depuis le début de l’année 2021, au moins 112 Arabes ont été tués dans des homicides présumés, selon l’organisation à but non lucratif Abraham Initiatives. Parmi eux, 93 étaient des citoyens arabes d’Israël et 19 autres étaient des Palestiniens, originaires de Jérusalem-Est ou résidant en Israël.

Les Arabes israéliens accusent la police, qui, selon eux, n’a pas réussi à sévir contre les puissantes organisations criminelles et ignore en grande partie la violence, qui comprend des querelles familiales, des guerres de territoire mafieuses et des violences contre les femmes. La communauté a également souffert de décennies de négligence.

Mercredi, la police a poursuivi ses efforts de lutte contre la criminalité dans le sud, avec 1 200 agents participant à des raids de grande envergure. Selon la police israélienne, depuis le début de la répression, 225 suspects ont été arrêtés et 56 armes à feu, 40 voitures et 3,4 millions de shekels d’actifs ont été saisis.

Le Premier ministre Naftali Bennett tient une réunion ministérielle à Jérusalem, le 15 novembre 2021, pour discuter des crimes violents dans le secteur arabe. (Crédit : Haim Zach/GPO)

En août, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré que la violence et la criminalité dans les communautés arabes israéliennes étaient une « calamité nationale. »

Dimanche soir, une femme a été mortellement poignardée alors qu’elle se trouvait à son domicile, dans la ville arabe du nord du pays de Jadeidi-Makr, ont expliqué les responsables israéliens.

La victime âgée de 55 ans – qui s’appelait Aisha Abadi — a été retrouvée, inconsciente, par les secours, a fait savoir le Magen David Adom. Sa mort a été prononcée sur les lieux du féminicide.

La police a placé en détention l’époux de la victime dans le cadre de l’enquête pour meurtre.

Peu après l’arrivée du corps sans vie de la victime à l’hôpital Galilée de Nahariya, une rixe a éclaté entre les proches d’Abadi, à l’hôpital.

Deux gardiens de la sécurité ont été légèrement blessés alors qu’ils tentaient d’empêcher la foule d’entrer au sein de l’établissement, ont noté les responsables de l’hôpital dans un communiqué.

Récemment, la police a délégué des agents dans les hôpitaux suite à des épisodes de violence dans la communauté arabe pour empêcher de telles échauffourées.

Un incident qui a suivi une bagarre armée entre deux familles qui est survenue aux abords de l’hôpital Soroka de Beer Sheva, la semaine dernière, et un certain nombre d’affrontements mineurs dans d’autres hôpitaux au cours de la semaine passée.

Ce féminicide survient quelques heures après l’allocation par le gouvernement d’environ 155 millions de shekels qui financeront un plan national de lutte contre les violences faites aux femmes.

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