Un Israélien condamné pour le meurtre de son ex-femme
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Un Israélien condamné pour le meurtre de son ex-femme

David Chaim a étranglé sa femme Ofira Chaim à mort avec une corde et avait caché son corps dans un trou qu'il avait fait creuser par un ouvrier

Capture d'écran d'une vidéo de David Chaim, centre, arrive au tribunal pour le verdict de son procès pour le meurtre de son ancienne femme, Ofira, le 12 juillet 2020. (Ynet)
Capture d'écran d'une vidéo de David Chaim, centre, arrive au tribunal pour le verdict de son procès pour le meurtre de son ancienne femme, Ofira, le 12 juillet 2020. (Ynet)

Dimanche, un tribunal a condamné un homme pour avoir étranglé à mort son ex-femme. Il avait ensuite enseveli son corps dans un trou de la cour qu’il avait fait creuser à l’avance.

David Chaim, âgé de 62 ans, a été reconnu coupable de toutes les charges qui pesaient contre lui dans le meurtre de 2018 de son ancienne femme Ofira Chaim.

Il a été condamné pour meurtre avec préméditation, obstruction à la justice et faux témoignage.

Plusieurs membres de la famille d’Ofira Chaim étaient présents au tribunal pour la délibération.

« J’accepte le verdict, a déclaré sa fille Adiya à Ynet. La justice commence à être rendue ».

« Cela ne changera rien : il l’a tout simplement assassinée de sang-froid, a déclaré Aryeh, le frère d’Ofira, aux médias.

Ofira Chaim (Autorisation)

Ofira Chaim, âgée 56 ans et mère de trois filles, travaillait comme enseignante vacataire dans une école de la ville. Son corps avait été découvert trois semaines après qu’elle eut été assassinée le 20 juin 2018.

Le couple avait divorcé en 2004 et avait partagé la propriété à Tel Mon où ils vivaient dans deux maisons séparées.

Selon les documents d’inculpation, quelques jours avant le meurtre, David Chaim avait embauché un travailleur étranger pour creuser un trou dans la cour d’Ofira, alors qu’elle était en voyage à l’étranger. Après son retour, il avait demandé à lui parler sur la manière de faciliter l’accès de sa propriété à un petit logement, adjacent à la résidence d’Ofira, où sa mère vivait. Quand elle avait refusé, il avait sorti une corde en nylon de sa poche et l’avait étranglée pendant 10 minutes jusqu’à sa mort.

Il l’avait ensevelie dans le trou pour cacher son corps. Il a ensuite détruit son téléphone, selon les procureurs. Il avait déchiqueté ses cartes de crédit, qu’il avait prises dans son sac, et s’était ensuite débarrassé de la corde.

Dans les jours qui ont suivi, David a déclaré qu’il n’avait aucune idée d’où elle  pouvait bien se trouver. Il avait même proposé d’aider dans les recherches pour la retrouver.

La police, qui avait de fortes suspicions de sa culpabilité, a continué à se focaliser sur David Chaim. Il a fini par avouer le crime et l’a reconstitué pour les enquêteurs. Certains détails de l’enquête étaient interdits de publication.

La scène où le corps d’Ofira Chaim a été retrouvée dans son jardin, à Tel Mond, le 10 juillet 2018. (Photo par Flash90)

David Chaim avait été condamné en 2005 pour menaces à l’égard d’Ofira. Il avait menacé de s’en prendre physique à l’un de ses amis.

En 2002, il avait été condamné pour une agression et un comportement menaçant à l’égard d’Ofira, à l’époque encore sa femme. Il avait écopé d’une peine de sept mois avec sursis et d’une amende de 2 000 shekels (510 euros)

Les audiences pour définir sa peine commenceront le 6 août, a rapporté la Douzième chaîne. Etant donné la gravité du crime, il encourt probablement la prison à vie.

Le meurtre figure parmi une série d’affaires conjugales violentes qui ont vu des dizaines de femmes israéliennes être assassinées par leurs partenaires ces dernières années.

Treize femmes israéliennes ont été assassinées en 2019 par quelqu’un de leur entourage. En 2018, 25 femmes ont été assassinées dans de tels incidents, le chiffre le plus important ces dernières années. Cela avait entraîné des manifestations et des appels des autorités pour prendre des mesures contre l’augmentation des violences faites aux femmes. De nombreuses femmes avaient porté plaine à la police avant leur mort, car elles craignaient pour leur sécurité.

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