Israël en guerre - Jour 151

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Un commandant de l’unité d’élite du Hamas interrogé par le Shin Bet exhorte les combattants du groupe à se rendre

Un officier et 2 soldats blessés par des missiles antichars du Hezbollah ; Un Palestinien abattu après avoir ouvert le feu sur les soldats en Cisjordanie ; Colère de Bagdad après une frappe américaine au drone

  • Jamal Hemmou avec des vieux tourne-disques devant sa boutique de Naplouse, en Cisjordanie, le 17 janvier 2023. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)
    Jamal Hemmou avec des vieux tourne-disques devant sa boutique de Naplouse, en Cisjordanie, le 17 janvier 2023. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)
  • Les troupes en opération dans le nord de la bande de Gaza, une photo diffusée le 8 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
    Les troupes en opération dans le nord de la bande de Gaza, une photo diffusée le 8 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
  • Ders activistes montent des tentes pour empêcher les camions transportant des aides humanitaires d'entrer à Gaza au poste-frontière de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza, le 7 février 2024. (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)
    Ders activistes montent des tentes pour empêcher les camions transportant des aides humanitaires d'entrer à Gaza au poste-frontière de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza, le 7 février 2024. (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)
  • Les troupes en opération dans le nord de la bande de Gaza, une photo diffusée le 8 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
    Les troupes en opération dans le nord de la bande de Gaza, une photo diffusée le 8 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
  • Les troupes en opération dans la bande de Gaza, une photo diffusée le 8 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
    Les troupes en opération dans la bande de Gaza, une photo diffusée le 8 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
  • Des Palestiniens regardent une voiture de police détruite après une frappe israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 7 février 2024. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)
    Des Palestiniens regardent une voiture de police détruite après une frappe israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 7 février 2024. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)

Biden recevra le roi Abdallah, favorable au cessez-le-feu, la semaine prochaine

Le président américain Joe Biden (à droite) salue le roi Abdallah (à gauche) et le prince Hussein de Jordanie dans le Bureau ovale, le 2 février 2023. (Crédit : Maison Blanche)
Le président américain Joe Biden (à droite) salue le roi Abdallah (à gauche) et le prince Hussein de Jordanie dans le Bureau ovale, le 2 février 2023. (Crédit : Maison Blanche)

Le roi Abdallah de Jordanie s’entretiendra lundi avec le président américain Joe Biden, à la Maison Blanche.

Les deux dirigeants « parleront de la situation actuelle à Gaza et des initiatives pour mettre un terme à la crise. Ils évoqueront l’action américaine en faveur du peuple palestinien, à commencer par une aide humanitaire accrue à Gaza et le projet d’une paix durable garantie par la mise en œuvre de la solution à deux États et la sécurité d’Israël », a déclaré la Maison Blanche.

Cela sera également l’occasion de célébrer 75 ans de relations diplomatiques entre les États-Unis et la Jordanie et de tracer les pistes d’approfondissement de ces liens, ajoute le communiqué américain.

Ce déplacement d’Abdallah aux États-Unis sera complété par une visite au Canada, en France et en Allemagne, pour tenter d’obtenir des soutiens à un cessez-le-feu à Gaza, a déclaré son cabinet.

Washington au courant qu’Israël aurait arrêté deux Américains à Gaza – département d’État

Un groupe de Palestiniens détenus par l’armée israélienne, dans le nord de Gaza, le 8 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne)
Un groupe de Palestiniens détenus par l’armée israélienne, dans le nord de Gaza, le 8 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne)

Les États-Unis sont au courant des informations selon lesquelles deux Américains à Gaza ont été arrêtés par les forces israéliennes lors d’un raid tôt jeudi et cherchent à obtenir plus d’informations, déclare le Département d’État.

Le département n’identifie pas les deux citoyens américains, pour des raisons de protection de la vie privée.

Cependant, la famille de Hashem Alagha, 20 ans, et de Borak Alagha, 18 ans, qui possèdent la double nationalité américaine et palestinienne, affirme que les deux frères ont été arrêtés lors d’un raid dans une maison située à l’ouest de la ville de Khan Younès, jeudi matin.

Quatre autres membres de la famille ont été arrêtés, dont le père, qui est canadien et un oncle handicapé mental, selon la cousine des frères, Yasmeen Elagha, qui vit près de Chicago.

Dans une déclaration, un porte-parole du département d’État a indiqué que ce dernier était « au courant des informations sur la détention de deux citoyens américains à Gaza et qu’il cherchait à obtenir des informations supplémentaires ».

L’armée israélienne n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Depuis le 7 octobre, Israël a arrêté ou détenu des centaines de Palestiniens à Gaza, selon le groupe de défense du Club des prisonniers palestiniens.

Les deux frères, nés dans la région de Chicago, n’ont pas encore été autorisés à quitter Gaza, a indiqué M. Elagha. Les Américains inscrits par les États-Unis sur la liste des personnes souhaitant quitter Gaza par le point de passage de Rafah, contrôlé par l’Égypte, doivent être approuvés à la fois par Israël et par l’Égypte.

Washington avertit Israël du risque d’un « désastre » en cas d’opération non planifiée à Rafah

Des Palestiniens manifestant pour demander le maintien du soutien international à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 30 janvier 2024. (Crédit : AFP/Dossier)
Des Palestiniens manifestant pour demander le maintien du soutien international à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 30 janvier 2024. (Crédit : AFP/Dossier)

Les Etats-Unis ont averti jeudi Israël du risque d’un « désastre » à Rafah, ville du sud de la bande de Gaza où sont réfugiés plus d’un million de Palestiniens.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit avoir ordonné aux troupes israéliennes de « se préparer à opérer » à Rafah et les frappes aériennes se sont intensifiées.

« Nous n’avons encore vu aucune preuve d’une planification sérieuse d’une telle opération et mener une telle opération maintenant sans planification et sans réflexion dans une zone où un million de personnes sont abritées serait un désastre », a déclaré à la presse le porte-parole adjoint du département d’Etat, Vedant Patel.

Tsahal dit avoir frappé le Hezbollah, après des informations faisant état de terroristes tués

Une frappe aérienne de Tsahal au Liban le 8 février 2024. (Capture d'écran/X)
Une frappe aérienne de Tsahal au Liban le 8 février 2024. (Capture d'écran/X)

L’armée israélienne déclare avoir effectué une nouvelle vague de frappes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban aujourd’hui, y compris sur un camion transportant des armes.

Les avions de combat ont également frappé un bâtiment utilisé par le groupe terroriste et d’autres infrastructures dans les villes de Khiam, Nabatieh et Kfar Hamam.

Plusieurs projectiles ont également été tirés depuis le Liban plus tôt, et l’armée affirme avoir bombardé les sites de lancement avec de l’artillerie.

Tsahal indique également que les défenses aériennes ont intercepté une « cible aérienne suspecte » qui avait pénétré dans l’espace aérien israélien plus tôt, déclenchant des alarmes d’infiltration de drones dans un certain nombre de villes.

Plus tôt dans la journée, il a été rapporté qu’une frappe de drone israélien avait visé deux agents du Hezbollah, dont un commandant de haut rang, à Nabatieh.

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Tomer Bar au Hezbollah : nos avions de combat sont prêts à frapper à tout moment

Le chef de l'armée de l'air israélienne, le général de division Tomer Bar, s'exprime lors d'une conférence militaire, le 8 février 2024. (Crédit : armée israélienne)
Le chef de l'armée de l'air israélienne, le général de division Tomer Bar, s'exprime lors d'une conférence militaire, le 8 février 2024. (Crédit : armée israélienne)

Le chef de l’armée de l’air israélienne, le général de division Tomer Bar, a lancé un avertissement au groupe terroriste Hezbollah, affirmant que des centaines d’avions de combat israéliens sont prêts à frapper à tout moment.

« Le Hezbollah continuera à payer la perte de ses systèmes. Des dizaines d’avions opèrent actuellement dans le ciel du Sud-Liban et, dès que l’ordre en sera donné, ces dizaines se transformeront en centaines d’appareils qui exécuteront les missions dans les minutes qui suivront leur déclenchement », a déclaré M. Bar lors d’une conférence interne de l’armée de l’air.

Au cours de la conférence, des officiers supérieurs ont résumé les activités récentes de l’armée de l’air dans le contexte de la guerre dans la bande de Gaza et ont présenté les plans pour 2024, qui devrait être une année de combats.

Le Hezbollah mène quotidiennement des attaques à la roquette, au missile et au drone contre le nord d’Israël.

Tsahal a réagi en prenant pour cible les sites du groupe terroriste, tuant près de 200 de ses membres.

Un agent du Hezbollah tué aurait aidé l’Iran à établir un système de défense aérienne en Syrie

Une voiture en feu après avoir été frappée par une attaque aérienne israélienne, dans la ville de Nabatieh, au sud du Liban  le 8 février 2024. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Une voiture en feu après avoir été frappée par une attaque aérienne israélienne, dans la ville de Nabatieh, au sud du Liban le 8 février 2024. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Les médias arabes rapportent que l’un des agents du Hezbollah tués plus tôt cet après-midi dans une frappe de drone, attribuée à Israël, sur une voiture circulant dans la ville de Nabatieh, dans le sud du Liban, était Abbas Al-Debs.

Al-Debs était lié au Corps des Gardiens de la Révolution islamique et aidait l’Iran à mettre en place des défenses aériennes en Syrie, selon les médias arabes.

Deux membres du Hezbollah tués lors d’une attaque de drone contre leur véhicule dans le sud du Liban

Incendie après une frappe sur un véhicule dans la ville de Nabatieh dans le sud du Liban le 8 février 2024. (Capture d'écran/X)
Incendie après une frappe sur un véhicule dans la ville de Nabatieh dans le sud du Liban le 8 février 2024. (Capture d'écran/X)

Des informations font état d’une frappe de drone qui aurait tué deux membres du Hezbollah qui circulaient à bord d’un véhicule dans la ville de Nabatieh, dans le sud du Liban.
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Un commandant de l’unité d’élite du Hamas interrogé par le Shin Bet exhorte les combattants du groupe à se rendre

Muhammad Nasser Suleiman Abu Namer interrogé par le Shin Bet sur une photo publiée le 8 février 2024. (Crédit : Shin Bet)
Muhammad Nasser Suleiman Abu Namer interrogé par le Shin Bet sur une photo publiée le 8 février 2024. (Crédit : Shin Bet)

Le Shin Bet a publié des images de l’interrogatoire d’un commandant de l’unité d’élite Nukhba du Hamas qui appelle les membres du groupe terroriste à se rendre.

« Je conseille à tout le monde de se rendre, car sinon votre destin est la mort », entend-on dire Muhammad Nasser Suleiman Abu Namer.

Abu Namer a été arrêté par des agents du Shin Bet et de Tsahal au fond d’un tunnel sous la ville de Khan Younès, au sud de Gaza.

Le suspect dit par la suite qu’il a été arrêté avec deux autres combattants du Hamas et qu’ils n’ont pas tenté de résister lorsque l’armée a fait irruption dans leur tunnel.

« Nous avons pris la décision de ne pas nous battre et que, dès que l’armée arriverait, nous nous rendrions », déclare Abu Namer.

« Nous nous sommes assis, nous avons mis toutes les armes à l’extérieur de la pièce… Et nous avons attendu. Lorsque l’armée est arrivée, nous avons levé les mains et nous nous sommes rendus. »

Quatre roquettes du Liban tombent dans des zones ouvertes près d’un kibboutz du nord ; pas de blessés

Images de tirs de roquettes depuis le Liban retombant près du kibboutz Snir, le 8 février 2024. (Capture d'écran/X)
Images de tirs de roquettes depuis le Liban retombant près du kibboutz Snir, le 8 février 2024. (Capture d'écran/X)

Des alarmes à la roquette ont été déclenchées dans le kibboutz Snir, près de la frontière nord, après que des tirs ont été identifiés depuis le Liban, a rapporté la presse israélienne.

Les projectiles sont tous retombés dans des zones ouvertes, et aucun blessé ni dommage n’a été signalé.

Le Hamas est toujours « ouvert » aux négociations en vue d’un cessez-le-feu à Gaza

Le Hamas est toujours « ouvert » aux négociations en vue d’un cessez-le-feu à Gaza malgré le rejet de ses dernières propositions par Israël, a déclaré jeudi un responsable proche du mouvement islamiste palestinien, avant le début de pourparlers en Egypte.

Ce nouveau cycle de négociations entre le Hamas et les Israéliens, avec la médiation de l’Egypte et du Qatar, devait s’ouvrir dans la matinée au Caire, a précisé à l’AFP ce responsable sous couvert d’anonymat.

« La délégation du Hamas va rencontrer ce matin des responsables égyptiens, puis une délégation du Qatar se joindra aux réunions, et Qataris et Egyptiens vont tenter de rapprocher les points de vue des deux parties (israélienne et du Hamas) » via plusieurs rounds de négociations, a expliqué le responsable proche du Hamas.

« Nous nous attendons à des négociations très compliquées et difficiles, mais le Hamas est ouvert aux discussions et désireux d’arriver à un cessez-le-feu », a-t-il assuré.

Selon le responsable proche du Hamas, les discussions au Caire porteront sur un cessez-le-feu qui pourrait durer « environ six semaines », une première phase où les deux parties pourraient discuter d’un échange entre des otages retenus à Gaza et des prisonniers détenus (femmes et enfants) dans des prisons en Israël.

Pendant cette première phase, 400 à 500 camions d’aide transportant de la nourriture, des médicaments et du carburant pourraient être autorisés à entrer chaque jour dans la bande de Gaza, en partie détruite et en proie à une grave crise humanitaire.

Ce cessez-le-feu, qui pourrait être renouvelé, pourrait permettre d’engager des discussions en vue d’un accord prévoyant le retrait de Gaza de l’armée israélienne et un retour des déplacés, a-t-il ajouté.

« Le Hamas insistera pour que la Turquie et la Russie soient aux côtés de l’Egypte, du Qatar, des Etats-Unis et de la France pour s’assurer que tous les points de l’accord soient respectés, dont un cessez-le-feu permanent et la reconstruction de la bande de Gaza », a-t-il souligné.

Les destructions israéliennes visant à faire d’une partie de Gaza une « zone tampon » constituent un « crime de guerre »

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk, s'exprime lors d'une conférence de presse au Caire, le 8 novembre 2023. (Crédit : Khaled DESOUKI / AFP)
Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk, s'exprime lors d'une conférence de presse au Caire, le 8 novembre 2023. (Crédit : Khaled DESOUKI / AFP)

Le chef des droits humains de l’ONU a estimé jeudi que les destructions par l’armée israélienne de bâtiments dans la zone frontalière avec Israël à Gaza, dans le but de constituer une « zone tampon », constituaient un « crime de guerre ».

« Les destructions visant à créer une +zone tampon+ pour des raisons de sécurité ne répondent pas aux critères (…) du droit humanitaire international », a déclaré Volker Türk dans un communiqué, soulignant que la « destruction massive de bâtiments, qui n’est pas justifiée par des impératifs militaires et qui est exécutée de manière arbitraire (…) constitue un crime de guerre ».

Biden recevra le roi Abdallah II de Jordanie lundi

Le Président américain Joe Biden (à droite) salue le roi Abdallah (à gauche) et le prince Hussein de Jordanie dans le bureau ovale, le 2 février 2023. (Crédit : Maison Blanche)
Le Président américain Joe Biden (à droite) salue le roi Abdallah (à gauche) et le prince Hussein de Jordanie dans le bureau ovale, le 2 février 2023. (Crédit : Maison Blanche)

Joe Biden recevra le 12 février à la Maison Blanche le roi Abdallah II de Jordanie, pour célébrer 75 ans de relations diplomatiques, et évoquer « la situation à Gaza », a annoncé la porte-parole du président américain dans un communiqué.

La visite, à laquelle seront associées la « First Lady » Jill Biden et la reine Rania de Jordanie, sera l’occasion, selon un communiqué, de parler « des efforts américains pour soutenir le peuple palestinien ».

Les deux dirigeants veulent aussi discuter de « l’idée d’une paix durable passant par une solution à deux Etats garantissant la sécurité d’Israël ».

Lors d’une visite du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken début janvier, Abdallah II de Jordanie avait appelé Washington à faire pression sur Israël pour obtenir un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza et mis en garde contre les « répercussions catastrophiques » d’une poursuite des hostilités.

Le Hamas annonce un bilan d’au moins 27 840 morts

Des Palestiniens pleurent à l'hôpital Al-Najjar après que des membres de leur famille ont été tués lors de frappes israéliennes sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 8 février 2024 (Crédit : Mahmud Hams / AFP)
Des Palestiniens pleurent à l'hôpital Al-Najjar après que des membres de leur famille ont été tués lors de frappes israéliennes sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 8 février 2024 (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Au moins 27 840 Palestiniens ont été tués et 67 317 blessés dans les frappes israéliennes sur Gaza depuis le 7 octobre, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza, qui est dirigé par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Il est impossible de vérifier ces chiffres, qui ne font pas de distinction entre civils et terroristes et qui attribuent tous les décès à Israël, même ceux causés par des centaines de roquettes mal tirées ou d’autres tirs palestiniens.

Israël a déjà indiqué qu’il avait tué près de 10 000 terroristes du Hamas dans les combats à Gaza, en plus du millier de terroristes tués en Israël lorsque le groupe a envahi et attaqué le sud du pays le 7 octobre.

Un missile antichar tiré depuis le Liban frappe une maison à Metula

Un missile antichar a frappé une maison à Metula, près de la frontière nord avec le Liban, rapporte la presse israélienne.

Aucune victime n’a été signalée.

Les villes proches de la frontière nord ont été en grande partie évacuées de leurs civils depuis le 8 octobre, date à laquelle les forces dirigées par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah ont commencé leurs attaques quotidiennes contre les communautés israéliennes et les postes militaires situés le long de la frontière.

Le groupe terroriste affirme qu’il agit ainsi pour soutenir Gaza dans la guerre entre Israël et le groupe terroriste du Hamas, déclenchée par les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre.

Plus tôt dans la journée, trois soldats ont été blessés, dont un grièvement, par un missile antichar tiré par le Hezbollah en direction de Kiryat Shmona.

Destruction de la maison de l’auteur d’un attentat meurtrier au mois de novembre

L'habitation d'un terroriste qui avait commis un attentat terroriste après sa démolition par les forces israéliennes à Hébron, en Cisjordanie, le 8 février 2024. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)
L'habitation d'un terroriste qui avait commis un attentat terroriste après sa démolition par les forces israéliennes à Hébron, en Cisjordanie, le 8 février 2024. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)

L’armée israélienne a indiqué que les troupes avaient détruit, en compagnie d’agents de la police des frontières, l’habitation de l’un des auteurs d’un attentat à l’arme à feu, au sud de Jérusalem. Il avait eu lieu eu mois de novembre au checkpoint dit des « tunnels », sur la Route 60, en Cisjordanie.

L’armée a précisé dans son communiqué que les maisons de deux des autres terroristes qui étaient impliqués dans cette attaque ont d’ores et déjà été démolies.

Le caporal Avraham Fetena, 20 ans, soldat au sein de la police militaire et originaire de Haïfa, avait été grièvement blessé lors de cet attentat. Il avait finalement succombé à ses blessures.

La police avait fait savoir que les trois hommes armés avaient prévu de commettre un massacre beaucoup plus important à Jérusalem.

Jérusalem défend la pratique de la démolition du domicile familial des terroristes en affirmant qu’elle est un outil de dissuasion. Au fil des années, un certain nombre de responsables de la Défense ont mis en doute l’efficacité de cette pratique et les organisations de défense des droits humains la dénoncent en évoquant une sanction collective injuste.

Les États-Unis frappent 2 missiles anti-navires Houthi prêts à être lancés en mer Rouge

Les forces du Commandement central américain (CENTCOM) ont mené des frappes de défense sur deux missiles de croisière anti-navires mobiles des Houthis, prêts à être lancés contre des navires en mer Rouge, selon un communiqué.

« Plus tard dans la journée, à 23h30 (heure de Sanaa), les forces du CENTCOM ont mené une deuxième frappe contre un missile de croisière terrestre mobile des Houthis prêt à être lancé », ajoute le communiqué.

Les Houthis ont attaqué les voies maritimes de la mer Rouge dans ce qu’ils affirment être leur réponse à la campagne d’Israël contre les terroristes palestiniens qui, comme les Houthis, sont soutenus par l’Iran.

Les attaques des Houthis ont contraint les États-Unis et la Grande-Bretagne à lancer une série de frappes sur les zones contrôlées par les rebelles au Yémen.

Les sirènes d’alerte à la roquette activées à Sdérot et dans les communautés frontalières de Gaza

Les sirènes d’alerte à la roquette ont résonné dans des communautés situées à la frontière avec Gaza.

Elles ont notamment été activées à Sdérot, Ibim et à Nir Am.

Les communautés ont été largement évacuées de leurs habitants depuis le 7 octobre.

C’est la première fois depuis trois jours que des tirs de roquette émanant de la bande de Gaza entraînent le déclenchement des sirènes.

Abdallah II en tournée internationale pour encourager à un cessez-le-feu

Le roi Abdallah II de Jordanie lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Olaf Scholz après une réunion à la Chancellerie à Berlin, le 17 octobre 2023. (Crédit : Tobias Schwarz/AFP)
Le roi Abdallah II de Jordanie lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Olaf Scholz après une réunion à la Chancellerie à Berlin, le 17 octobre 2023. (Crédit : Tobias Schwarz/AFP)

Le roi Abdallah II de Jordanie part pour une tournée internationale aux États-Unis, au Canada, en France et en Allemagne, annonce la Cour royale hachémite.

Le dirigeant jordanien s’efforcera de « mobiliser le soutien international en faveur d’un cessez-le-feu immédiat à Gaza », selon Amman.

Après la mort d’un haut commandant d’un groupe armé pro-Iran, Bagdad accuse la coalition d’instabilité

Des membres de la défense civile rassemblés autour d'un véhicule ciblé par une frappe de drone américain dans l'est de Bagdad, en Irak, le 7 février 2024. (Crédit : AP Photo/Hadi Mizban)
Des membres de la défense civile rassemblés autour d'un véhicule ciblé par une frappe de drone américain dans l'est de Bagdad, en Irak, le 7 février 2024. (Crédit : AP Photo/Hadi Mizban)

La coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington est devenue un « facteur d’instabilité » en Irak, a fustigé jeudi un porte-parole militaire du Premier ministre irakien, au lendemain d’une nouvelle frappe américaine ayant tué un haut commandant d’un groupe armé pro-Iran dans la capitale Bagdad.

« Cette voie pousse plus que jamais le gouvernement irakien à mettre fin à la mission de cette coalition, qui est devenue un facteur d’instabilité en Irak, et menace d’entraîner l’Irak dans un conflit » régional, a déploré le général Yehia Rasool, porte-parole militaire du Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani.

Dans un communiqué, il a condamné « une opération d’assassinat » menée « en plein quartier résidentiel de la capitale Bagdad, sans aucune préoccupation pour les vies civiles et le droit international ».

La frappe de drone menée mercredi soir contre une voiture a tué Abou Baqir al-Saadi, un haut commandant des Brigades du Hezbollah – Kataëb Hezbollah en arabe. Il était chargé du « dossier militaire » en Syrie, a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable de cette influente faction.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), a confirmé avoir mené un bombardement en Irak, notant avoir tué « un commandant des Kataëb Hezbollah directement responsable de la planification et la participation aux attaques sur les forces américaines dans la région ».

Un Palestinien abattu après avoir ouvert le feu sur les soldats en Cisjordanie – armée

Un homme armé palestinien qui avait ouvert le feu sur les soldats à proximité de la ville de Dayr Sharaf, en Cisjordanie, a été tué, ont indiqué l’armée et les médecins.

Selon Tsahal, les réservistes du 7037e Bataillon qui étaient stationnés à un poste militaire, aux abords de la ville, ont tiré en riposte. Selon les secouristes des services d’urgence des Sauveteurs sans frontières, l’individu est mort.

Sauveteurs sans frontières a précisé que deux Palestiniens avaient aussi été blessés dans le cadre de cet incident, peut-être par les coups de feu de l’attaquant.

Il n’y a pas eu de blessé du côté des soldats, a noté Tsahal. Le service d’urgence a déclaré qu’une balle avait touché le casque de l’un des militaires présents sur les lieux, qui s’en est sorti indemne.

Tsahal arrête 2 terroristes impliqués dans le 7 octobre et tue des dizaines d’hommes armés

Des soldats interviennent dans la bande de Gaza sur une photo publiée par l'armée le 8 février 2024 (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats interviennent dans la bande de Gaza sur une photo publiée par l'armée le 8 février 2024 (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a déclaré que ses commandos avaient capturé des dizaines de terroristes présumés dans l’ouest de Khan Younès ces dernières 24 heures, dont deux terroristes qui ont participé à l’assaut du 7 octobre et un membre de la force d’élite du Hamas, Nukhba.

Lors de ces mêmes opérations à Khan Younès, le commando Maglan aurait tué deux hommes armés à bout portant et un troisième posté sur le toit d’une école.

Lors d’un raid de Maglan au domicile d’un membre du Hamas, l’armée israélienne affirme avoir trouvé un lance-grenades, du matériel de plongée et des munitions.

Selon l’armée israélienne, toujours à Khan Younès, les parachutistes et brigades Givati ont tué plus de 20 membres du Hamas lors d’une offensive contre l’organisation terroriste.

Par ailleurs, dans le nord de Gaza, l’armée israélienne affirme que la 401e brigade blindée a tué une dizaine d’hommes armés lors de plusieurs affrontements. Les soldats ont demandé une frappe aérienne contre une cellule du Hamas qui avait tiré des missiles sur un char, a déclaré l’armée israélienne.

Toujours dans le nord de Gaza, Tsahal indique que la 414e unité de collecte de renseignements de combat du Corps de défense des frontières a repéré une cellule qui tentait de faire passer des « systèmes de haute technologie » au Hamas et les a attaqués avec un drone.

Dans le centre de Gaza, Tsahal a fait savoir que la brigade Nahal avait tué plusieurs membres du Hamas ces dernières 24 heures et détruit des infrastructures de l’organisation.

Les projectiles tirés depuis le Liban vers Kiryat Shmona; il n’y aurait pas de blessé

Vue de Kiryat Shmona en 2021. (Crédit : Bnaya Levi/Wikimedia Commons)
Vue de Kiryat Shmona en 2021. (Crédit : Bnaya Levi/Wikimedia Commons)

Un certain nombre de projectiles ont été lancés depuis le territoire libanais en direction de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, ont annoncé les autorités locales.

Les sirènes d’alerte n’ont pas été activées dans la ville, ce qui indique que les projectiles étaient sans doute des missiles anti-char et non des roquettes.

Aucun blessé et aucun dégât n’ont encore été signalés dans le cadre de cette attaque.

Blinken « a discuté des avantages d’une redynamisation de l’AP » lors de sa réunion avec Abbas, disent les États-Unis

Le secrétaire-général de l'OLP Hussein al-Sheikh, au centre, accueille le secrétaire d'État américain Antony Blinken avant sa rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 février 2024. (Crédit :AP Photo/Mark Schiefelbein, Pool)
Le secrétaire-général de l'OLP Hussein al-Sheikh, au centre, accueille le secrétaire d'État américain Antony Blinken avant sa rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 février 2024. (Crédit :AP Photo/Mark Schiefelbein, Pool)

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken « a discuté des avantages d’une redynamisation de l’Autorité palestinienne » pendant son entretien, mercredi, avec le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas à Ramallah, a indiqué le département d’État.

Washington prône avec force la nécessité de procéder à des réformes majeures au sein de l’AP, des réformes qui lui donneraient les capacités de reprendre le contrôle de la bande de Gaza.

Blinken a aussi répété le soutien apporté par les États-Unis au renforcement de l’entrée des aides humanitaires dans la bande, alors que l’UNRWA est prise de panique face à la décision de l’administration américaine et des gouvernements d’une dizaine d’autres pays de suspendre leurs financements à l’agence chargée des réfugiés palestiniens des Nations unies, dont douze employés sont accusés d’avoir pris une part active dans le massacre perpétré sur le sol israélien, le 7 octobre.

Les États-Unis ont précisé qu’ils verseraient les financements prévus à d’autres agences si cela devait être nécessaire, mais les responsables de l’UNRWA ont averti que cette dernière était la seule organisation disposant actuellement des équipements indispensables pour distribuer l’aide humanitaire.

« Blinken a réitéré le soutien apporté par les États-Unis à l’établissement d’un état palestinien indépendant, le meilleur moyen de mettre en place une paix durable et d’assurer la sécurité des Palestiniens comme des Israéliens », a dit le communiqué américain.

Blinken va rencontrer Gantz, Eizenkot, Lapid et les familles des otages au second jour de sa visite en Israël

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontrant le ministre Benny Gantz, à Tel Aviv, le 3 novembre 2023. (Crédit : Département d'État)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontrant le ministre Benny Gantz, à Tel Aviv, le 3 novembre 2023. (Crédit : Département d'État)

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken va commencer la seconde journée de son déplacement en Israël avec une rencontre, à neuf heures, avec Benny Gantz et Gadi Eizenkot, ministres du sein du cabinet de guerre.

Une heure plus tard, il s’entretiendra avec Yair Lapid, le chef de l’opposition.

Les responsables de l’administration Biden ont fait en sorte de conserver des liens de proximité avec Gantz et Lapid, alors que les frictions avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, mis en cause par les États-Unis pour sa prise en charge de la guerre, sont devenues plus fortes.

A midi moins le quart, il échangera avec les diplomates américains stationnés en Israël.

Blinken a indiqué mercredi qu’il rencontrerait également jeudi les familles de certains des otages actuellement retenus en captivité dans la bande de Gaza.

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