Un Palestinien raconte les tortures infligées par l’Autorité palestinienne
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Un Palestinien raconte les tortures infligées par l’Autorité palestinienne

A la Knesset, Walid a affirmé que lui et d'autres collaborateurs présumés ont été forcés de porter de lourds blocs de cendres sans pause

Walid, un Palestinien arrêté par l'AP pour avoir collaboré avec Israël, lors d'une discussion à la Knesset le 11 décembre 2018. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Walid, un Palestinien arrêté par l'AP pour avoir collaboré avec Israël, lors d'une discussion à la Knesset le 11 décembre 2018. (Crédit : capture d'écran YouTube)

La scène est rare. Cette semaine un Palestinien a participé à une réunion de la Knesset dans laquelle il a décrit les tortures qu’il a subies alors qu’il était sous la garde de l’Autorité palestinienne (AP) pour avoir coopéré avec Israël et empêché des attaques terroristes.

En pleurs et en colère, l’homme a raconté sa détention au cours d’une discussion inhabituelle, mardi, lors d’une commission de l’Intérieur portant sur des Israéliens et collaborateurs palestiniens arrêtés par l’AP.

« J’ai été condamné à mort pour avoir empêché le sang [de couler], pour avoir mis fin à des attentats terroristes », a déclaré cet homme, identifié par les médias en hébreu uniquement par son prénom, Walid.

Selon ce dernier, lui et d’autres ont été soumis à la torture. « Ils vous emmènent dans une pièce et vous font travailler dans un chantier. Vous devez ramasser cinq, sept blocs de cendres et monter au cinquième étage. Dans tous les escaliers, il y a des soldats palestiniens. Si tu fais une pause, ils te frappent. Vous montez et redescendez. Ils ouvrent les égouts et vous disent d’y aller. »

Bezalel Smotrich, député du parti HaBayit HaYehudi, pendant la conférence de l’Union nationale à Jérusalem, le 12 septembre 2017. (Crédit : Hillel Meir et Or Alexenberg)

Après la discussion, Bezalel Smotrich, député du parti religieux de droite HaBayit HaYehudi, qui la présidait, a critiqué ce qu’il a qualifié d’inaction de la part des groupes de défense des droits de l’Homme et du gouvernement.

« Si cela avait intéressé le Premier ministre et le ministre de la Défense [Benjamin Netanyahu], personne n’aurait porté l’affaire devant la Knesset », a-t-il déclaré.

« C’est la chose la plus immorale qui soit. Nous les abandonnons et ils sont torturés et violés sans que n’interviennent la Haute Cour de justice ou du [groupe de défense des droits] B’Tselem », a accusé Smotrich.

« Nous sommes responsables, à la lumière des conventions internationales et de notre éthique en tant que peuple juif », a-t-il conclu.

« C’est une grave tache morale sur l’État d’Israël. »

Adnan Ghaith, Gouverneur de l’Autorité palestinienne à Jérusalem. (Capture d’écran : YouTube)

L’Autorité palestinienne a interdit la vente de terres aux Juifs israéliens à la suite de l’arrestation par Israël, le mois dernier, du gouverneur de Jérusalem de l’AP. Adnan Ghaith serait soupçonné d’avoir enlevé un Palestino-Américain résidant à Jérusalem-Est, celui-ci étant accusé de vendre des biens aux Juifs.

Ghaith, qui faisait partie des 32 résidents de Jérusalem-Est arrêtés parce qu’ils étaient soupçonnés de soutenir et de servir dans les forces de sécurité de l’AP, a été libéré par le tribunal de première instance de Jérusalem dimanche.

La loi israélienne interdit aux Palestiniens de Jérusalem-Est de travailler avec les forces de sécurité de l’AP, a déclaré l’avocat de Ghaith.

Samedi, les médias palestiniens ont rapporté qu’un Israélien arabe tué dans sa ville natale de Jaljulia, dans le centre d’Israël, était impliqué dans la vente de terres de Cisjordanie aux Juifs.

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