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Un Palestinien tué par balle par les soldats en Cisjordanie

Selon des officiels palestiniens, Ammar Shafiq Abu Afifa, 21 ans, a été tué à l'entrée de Beit Fajjar, au sud de Bethléem ; l'armée n'a pas précisé de quoi il était soupçonné

Des soldats de Tsahal déployés en Cisjordanie, dans la ville palestinienne de Silat al-Harithiya, le 20 décembre 2021. (Crédit : Tsahal)
Des soldats de Tsahal déployés en Cisjordanie, dans la ville palestinienne de Silat al-Harithiya, le 20 décembre 2021. (Crédit : Tsahal)

Un Palestinien a été abattu mardi après-midi par les forces israéliennes près de Beit Fajjar en Cisjordanie, selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne et selon l’armée israélienne.

Les responsables palestiniens de la santé ont identifié le défunt en disait qu’il s’appelait Ammar Shafiq Abu Afifa et qu’il était originaire du camp de réfugiés d’Al-Aroub, aux abords de Hébron. Ils ont précisé que l’homme avait été mortellement blessé alors qu’il se trouvait à l’entrée de Beit Fajjar, près de Bethléem.

Les officiels ont fait savoir qu’ils avaient obtenu cette information de la branche de l’Autorité palestinienne chargée de gérer les liens avec Israël – ce qui signifie que le corps sans vie d’Abu Afifa se trouve probablement sous la garde des Israéliens.

Presque quatre heures après l’incident, l’armée israélienne a annoncé dans un communiqué que des soldats avaient identifié deux « suspects » s’approchant d’un point d’observation situé à proximité de l’implantation de Migdal Oz grâce à des caméras de surveillance.

Les soldats envoyés sur les lieux ont pris en chasse les deux hommes et ils ont ouvert le feu conformément au protocole d’engagement, ont ajouté les militaires. Ce protocole prévoit de demander dans un premier temps au suspect de s’arrêter, de lancer un tir d’avertissement dans un deuxième temps et de n’utiliser la force meurtrière que si les militaires se sentent menacés.

L’armée n’a pas détaillé les soupçons qui pesaient sur les deux hommes, indiquant qu’une enquête avait été ouverte.

Mardi également, dans un contexte d’affrontements dans le nord de la Cisjordanie, un Palestinien qui avait envoyé un cocktail molotov sur des soldats a été blessé par balle, a expliqué un porte-parole de l’armée.

Selon les militaires, vingt Palestiniens environ ont jeté des pierres sur les soldats et ils ont incendié des pneus à proximité du village de Burqa. « L’un des suspects s’est approché et il a jeté un cocktail molotov sur les troupes. Ces dernières ont ouvert le feu en riposte », a déclaré le porte-parole.

L’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne, WAFA, a indiqué que l’homme avait été grièvement blessé et qu’il avait été pris en charge dans un hôpital de Naplouse.

Mardi matin, les officiels de la sécurité ont expliqué que des échanges de tirs avec des Palestiniens armés en Cisjordanie avaient fait deux morts.

La police israélienne a indiqué que des agents de la police des frontières avaient essuyé des coups de feu alors qu’ils arrêtaient un terroriste présumé dans le camp de réfugiés de Jenine. Le suspect, Emad Abu al-Heija, est le fils d’un commandant du Hamas actuellement emprisonné.

Les médias palestiniens ont identifié les deux défunts, disant qu’il s’agissait de Shadi al-Najm, 19 ans, et d’Abdullah al-Housri, 22 ans. Le groupe terroriste du Jihad islamique a immédiatement fait savoir qu’al-Housri était l’un de ses combattants. Ultérieurement, ce sont les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, liées au Fatah, qui ont déclaré qu’al-Najm faisait partie de leurs rangs.

Il y a eu une augmentation du nombre de confrontations violentes entre soldats israéliens et Palestiniens, ces dernières semaines – qui ont fait au moins six morts du côté Palestinien. Dans un nombre croissant de cas, des soldats venus dans des secteurs palestiniens pour y procéder à des arrestations ont fait l’objet de tirs de la part de membres de groupes terroristes armés, entraînant de vifs échanges de coups de feu.

Des soldats israéliens pendant une opération d’arrestation à l’encontre de deux Palestiniens soupçonnés d’une attaque ratée contre les militaires, le 9 janvier 2021, sur une photo non-datée. (Crédit : Armée israélienne)

Les soldats israéliens ont aussi ouvert le feu dans des circonstances plus contestées. Ils ont ainsi tué Nihad al-Barghouti, 22 ans, à Nebi Saleh alors qu’il jetait des pierres – un récit démenti par des témoins palestiniens.

Dans un autre cas controversé, Mohammad Shahada Salah, 14 ans, a été tué la semaine dernière par les forces israéliennes dans sa ville natale d’Al-Khader. Tsahal a affirmé que Salah cherchait à jeter des cocktails molotov sur les voitures israéliennes qui circulaient sur la Route 60 voisine. Les résidents de cette ville palestinienne ont pour leur part insisté sur le fait qu’il se trouvait à presque cent mètres de la barrière de sécurité, trop loin pour jeter ce type de bombe artisanale.

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