Un pilote, le major David Zohar, tué dans un accident d’hélicoptère de l’armée
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Un pilote, le major David Zohar, tué dans un accident d’hélicoptère de l’armée

Le réserviste de Haïfa, 43 ans, est mort à l’entraînement sur une base du sud d’Israël ; son copilote est grièvement blessé

Le major David 'Dudi' Zohar, 43 ans, de Haïfa, tué dans un accident d'hélicoptère sur une base du sud d'Israël, le 7 août 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Le major David 'Dudi' Zohar, 43 ans, de Haïfa, tué dans un accident d'hélicoptère sur une base du sud d'Israël, le 7 août 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Un officier israélien a été tué et son copilote grièvement blessé dans le crash d’un hélicoptère Apache de l’armée à l’atterrissage sur une base aérienne du sud d’Israël, a indiqué mardi une porte-parole militaire.

Le pilote tué dans un accident d’hélicoptère lundi soir a été identifié mardi matin par l’armée israélienne. Il s’agit du major David ‘Dudi’ Zohar.

L’officier de 43 ans, qui habitait à Haïfa et était réserviste, a été tué pendant un accident à l’entraînement dans le sud d’Israël, qui a également grièvement blessé son copilote.

Sa famille a été informée, a précisé l’armée dans un communiqué. Il sera enterré mardi à 18h30 au cimetière militaire de Haïfa. Sa famille a demandé des funérailles privées, sans présence des médias.

Peu avant 21h00, Zohar aurait signalé que l’hélicoptère avait un problème, pendant un vol sur la base aérienne de Ramon, dans le désert du Néguev.

Quelques minutes après, alors que l’hélicoptère allait se poser, il s’est écrasé sur la piste. Il volait relativement bas au moment de l’accident, a précisé un porte-parole, plus bas que la tour de contrôle.

Hélicoptères Apache de l'armée de l'air israélienne. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Hélicoptères Apache de l’armée de l’air israélienne. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

La cause de l’accident, qui a eu lieu une semaine après un atterrissage d’urgence d’un autre Apache, n’a pas encore été déterminée. Une équipe d’enquêteurs a été déployée sur les lieux pour étudier les indices de la carcasse, a précisé l’armée.

Le copilote, lieutenant, a été grièvement blessé, a annoncé le porte-parole de l’armée. Il était seul à bord avec le pilote.

L’identité du copilote n’a pas encore été rendue publique.

Il a été transporté au centre médical Soroka de Beer Sheva. Il était inconscient, et sous respiration artificielle, a annoncé l’armée. A l’hôpital, les médecins ont tenté de le sauver en l’opérant pendant toute la nuit, a indiqué un porte-parole de Soroka.

Mardi matin, il a à nouveau été opéré. Le porte-parole a précisé qu’il était toujours dans un état grave dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital.

L’armée a gardé secrète l’information de l’accident jusqu’à ce que les familles de l’équipage aient pu être informées.

Le major et le lieutenant étaient membres du 190e Escadron de l’armée de l’air, également appelé Escadron ‘Magic Touch’, qui vole avec l’Apache de Boeing, en particulier le modèle AH-64A Peten (Cobra).

Le commandant de l'armée de l'air, le général de division Amir Eshel, à Jérusalem, le 18 novembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le commandant de l’armée de l’air, le général de division Amir Eshel, à Jérusalem, le 18 novembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Lundi soir, le commandant de l’armée de l’air, le général de division Amir Eshel, a nommé un colonel de l’armée de l’air pour enquêter sur l’accident, a annoncé le porte-parole de l’armée.

Suite à l’accident, Eshel a cloué au sol toute la flotte d’Apache, jusqu’à la fin de l’enquête du colonel, a précisé l’armée. Israël compte deux escadrons d’Apache, sur la base aérienne de Ramon.

C’est la seconde fois cette année que le commandant de la force aérienne interdit les hélicoptères d’attaque de voler après des problèmes techniques.

En juin, le chef de l’armée de l’air avait déjà cloué toute la flotte d’Apache au sol, après la découverte d’une grande fissure dans le rotor d’un des appareils.

Ils avaient repris leurs vols le mois dernier. Le vol de lundi soir s’inscrivait dans un processus militaire de retour progressif des hélicoptères au service normal, a indiqué le porte-parole.

L’une des premières questions qui s’est posée après l’accident de lundi a été de savoir s’il était lié à ce même problème de rotor, même si l’Apache qui présentait cette fissure était un autre modèle, l’AH-64D Sheref (Vipère), différent de celui qui s’est écrasé lundi soir.

Les inspections de mois de juin avaient permis de découvrir une seconde fissure sur l’hélicoptère à l’origine des contrôles, mais avaient conclu que le reste de la flotte était apte au vol. Les inspecteurs avaient conclu que la fissure avait été causée par un usage intensif de l’appareil, qui comptait plus de 2 000 heures de vol au moment où la fissure avait commencé à se former.

L’armée de l’air avait indiqué qu’elle mettrait en place de nouvelles régulations, notamment en raccourcissant de 80 % la durée de vie des pales du rotor, et en mettant en place des contrôles réguliers de toutes les pales par rayons X.

Même si l’enquête complète menée par le colonel de l’armée de l’air, qui a été pilote d’hélicoptère, n’a pas encore été achevée, l’enquête préliminaire n’a pas découvert de « connexion entre les dysfonctions qui ont eu lieu [lundi] et [les fissures découvertes] il y a un mois et demi », a annoncé l’armée dans un communiqué.

Dimanche dernier, un autre hélicoptère Apache a dû effectuer un atterrissage d’urgence dans la région de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, après un problème technique.

L’armée n’avait pas précisé la nature du problème, mais le site d’information Walla avait alors indiqué que l’arrière de l’appareil était secoué, ce qui n’est pas dangereux en soi, mais peut indiquer un problème plus sérieux.

Dès que l’hélicoptère avait recommencé à fonctionner normalement, « il a décollé et est retourné à sa base », selon le communiqué publié la semaine dernière par l’armée.

Israël se fie à ses hélicoptères d’attaque Apache pour fournir un soutien aérien à ses troupes au sol. D’autres hélicoptères sont utilisés pour les mouvements de troupes et le transport logistique.

L’AFP a contribué à cet article.

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