Un soldat légèrement blessé près de la barrière de sécurité à Gaza
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Un soldat légèrement blessé près de la barrière de sécurité à Gaza

Quatre Gazaouis ont tenté de traverser la frontière, armés d'une grenade et d'un couteau, alors que des milliers de Palestiniens participaient à de violentes manifestations

Des émeutiers palestiniens à la frontière avec Gaza, le 30 août 2019. (Hassan Jedi/Flash90)
Des émeutiers palestiniens à la frontière avec Gaza, le 30 août 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Vendredi soir, un soldat israélien a été légèrement blessé par des éclats d’un engin explosif lors de violentes manifestations dans la bande de Gaza. L’armée a déclaré que l’on ne savait pas vraiment si l’éclat provenait d’une grenade ou d’un pétard.

Environ 6 000 Palestiniens ont participé aux manifestations. Le ministère de la Santé dirigé par le groupe terroriste palestinien du Hamas a déclaré que 74 Palestiniens ont été blessés lors des affrontements avec les soldats israéliens, dont 42 par des balles réelles.

Des soldats israéliens ont capturé quatre Palestiniens qui sont entrés en Israël depuis la bande de Gaza. munis d’une grenade et d’un couteau. Les deux hommes ont rapidement été arrêtés après avoir traversé la frontière et ont été emmenés pour être interrogés, a déclaré l’armée.

L’incident est intervenu peu après qu’un ballon incendiaire a été lancé depuis la bande de Gaza, déclenchant un incendie dans le conseil régional de Sdot Hanegev, et ce alors que des Palestiniens participaient aux manifestations hebdomadaires violentes appelées « Marche du Retour », le long de la barrière.

Les récentes semaines ont vu une augmentation de la violence en provenance de la bande de Gaza.

Israël et le Hamas ont combattu trois guerres depuis que l’organisation islamiste a pris le contrôle de Gaza en 2007. Le dernier conflit s’est achevé il y a cinq ans cette semaine.

Selon un article du journal libanais al-Akhbar paru vendredi, Israël a offert des concessions économiques au Hamas et a assoupli son blocus de Gaza en échange d’un cessez-le-feu à long terme. Toujours selon l’article, la proposition avait été transmise par des officiels du renseignement égyptien lors d’une rencontre avec d’importants membres du Hamas.

Des jeunes palestiniens s’opposent aux soldats israéliens à la frontière avec Gaza, le 30 août 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Tout en transmettant la proposition, on a demandé aux Egyptiens de prévenir les officiels de Gaza qu’Israël était sérieux dans ses menaces visant à mener une campagne militaire de grande ampleur, si la violence continuait.

Le Hamas a dit qu’il n’était pas responsable pour les récents tirs de roquettes depuis l’enclave côtière vers Israël, rejetant la faute sur des « éléments rebelles ».

Israël a accusé le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, soutenu par l’Iran, d’être à l’origine des récentes violences en provenance de Gaza. Israël maintient cependant que le Hamas, en tant que maître de la bande de Gaza, est responsable de toutes les attaques en provenance du territoire, même s’il pense que le Jihad islamique est responsable de l’agitation actuelle.

Israël et l’Egypte appliquent un certain nombre de restrictions de déplacement des personnes et de biens à l’entrée et à la sortie de Gaza.

Depuis le début du mois d’août, une augmentation des tirs de roquettes et des tentatives de la part d’hommes armés palestiniens d’entrer en Israël depuis Gaza a entraîné des frappes aériennes israéliennes sur des positions du Hamas, menaçant ainsi le cessez-le-feu déjà fragile entre Israël et le groupe terroriste.

Les récentes attaques sont également intervenues au milieu de tensions accrues à travers le Moyen-Orient, alors qu’Israël s’est opposé à l’Iran et ses alliés dans de nombreux pays, assumant la responsabilité d’une frappe aérienne en Syrie et étant considéré comme responsable d’autres attaques au Liban et en Irak. Il y a aussi eu un incident impliquant l’explosion d’un drone qui a endommagé une installation du groupe terroriste à Beyrouth.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a promis à plusieurs reprises de riposter pour l’attaque syrienne, qui a tué deux de ses membres.

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