Une cagnotte en ligne pour bâtir la synagogue de Bussy Saint Georges
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Une cagnotte en ligne pour bâtir la synagogue de Bussy Saint Georges

L'esplanade des religions de la ville de Seine et Marne accueille un échantillon de chaque culte, musulman, hindou... Mais le projet de synagogue peine à clôturer son budget

L’emplacement est bien là, acheté en 2015 et situé entre les pagodes bouddhistes et la mosquée, détaille Le Parisien.

Mais, bien qu’elle soit « arrivée la première sur l’Esplanade des religions (de Bussy Saint Georges-Ndlr) il y a dix ans continue le quotidien, la communauté juive n’a toujours pas de centre culturel et cultuel en dur ».

La communauté se réunit pour l’instant dans un simple bâtiment en préfabriqué.

Elle est aujourd’hui le seul culte qui n’a pas entièrement sa place dans ce projet œcuménique autant qu’inattendu initié par Hugues Rondeau, le maire en poste en 2005 : une esplanade qui accueillerait un échantillon des religions et des cultures présent en Seine et Marne, pour contrer l’obscurantisme et favoriser le dialogue inter-religieux.

Le maire avait alors proposé « aux différents cultes de racheter des terrains sur sa commune à prix cassé, à condition qu’ils signent une charte, expliquait à l’époque Francetvinfo. Cette charte les engage à respecter une sobriété architecturale, au respect mutuel, au partage de certaines valeurs au nom du ‘Vivre ensemble ». »

Mais aujourd’hui, alors que la communauté juive fut une des premières à se lancer dans ce projet, la synagogue n’a toujours pas été érigée en dur.

« Nous sommes installés ici depuis dix ans. L’esplanade n’existait pas que nous étions déjà là… », se désole Claude Windisch, le président de la communauté juive de Bussy Saint Georges (Seine-et-Marne).

Il manque aujourd’hui 900 000 euros pour construire la synagogue.

« Nous avons décidé d’acheter la parcelle collée à la mosquée car c’est un symbole très fort de paix entre les peuples et les religieux, » expliquait Windish en 2015 à I-Télé.

Mais la taille même de la communauté porte préjudice au projet : « Nous ne sommes pas nombreux dans la communauté, à savoir soixante familles ici à Bussy, » plaide Claude Windish, qui s’est tourné vers le Consistoire central dont l’effort se concentre aujourd’hui autour de la construction d’un centre culturel juif européen à Paris.

La communauté juive de Bussy Saint Georges réfléchit aujourd’hui à lancer une cagnotte en ligne.

Pourtant le président en est persuadé : « L’esplanade (sans la synagogue-ndlr) n’a pas de sens sinon. Cette solidarité et cet échange culturel, c’est ce qui me fait tenir. C’est possible mais il faut un déclic ».

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