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Une enseignante accusée d’abus sexuels par des lycéennes d’un séminaire religieux

Cinq victimes présumées racontent comment Tzipi Diner les a agressées à plusieurs reprises lorsqu'elles étaient mineures et élèves à Oulpenat Shaalvim

Illustration : Une jeune étudiante assise, la tête baissée, dans une salle de classe vide. (Crédit : Nati Shohat/Flash 90)
Illustration : Une jeune étudiante assise, la tête baissée, dans une salle de classe vide. (Crédit : Nati Shohat/Flash 90)

Selon un article publié dimanche, au moins cinq anciennes élèves d’un séminaire pour jeunes filles religieuses du centre d’Israël ont accusé une enseignante de viol et d’agression sexuelle lorsqu’elles étaient adolescentes.

L’une des victimes présumées – qui n’a été identifiée que par l’initiale L. – a déclaré au site d’information Ynet que, lorsqu’elle avait 14 ans, Tzipi Diner l’a violée et a commis des actes indécents, pendant un an, alors qu’elle étudiait à Oulpenat Shaalvim, dans le kibboutz du même nom.

« C’était tous les jours, à l’école, chez moi, chez elle, dans la voiture. Elle a fait de moi une esclave sexuelle », a déclaré L. au site d’information.

Quatre autres élèves ont fourni des récits similaires au site d’information. Le reportage, publié pour la première fois dans le journal Yedioth Ahronoth, vendredi, indique que les cas se sont étalés sur plus de dix ans.

Avant ces allégations, Diner était considérée comme une éducatrice admirée par les étudiantes de Shaalvim, selon le site d’information.

« Une fois, elle m’a emmené à la synagogue au milieu de la nuit, m’a assise sur ses genoux, m’a déshabillée et m’a touchée partout. Je me souviens qu’il faisait sombre et qu’elle a mis ses mains dans mon vagin. Je voulais mourir, je ne savais pas du tout quoi faire », a raconté L..

A., une autre élève qui était en Terminale en 2013, a allégué que Diner a abusé d’elle après lui avoir demandé de dormir chez elle, ce qui, selon elle, était un phénomène habituel pour les élèves.

Selon A., à un moment donné, Diner lui a demandé de dormir dans le même lit qu’elle pendant que son mari était à l’étranger. « Nous nous faisions des câlins, puis [elle] a touché mon bras, en le caressant, et touché ma cuisse et mes bras, et touché mes seins. Lorsque nous étions au lit, elle parlait toujours de sexualité et de rapports sexuels avec son mari », a-t-elle déclaré.

Sassy Gez, une avocate représentant Diner, a déclaré au site d’information qu’elle niait les allégations. « Ma cliente a consacré sa vie et a passé ses meilleures années dans l’éducation, comme en témoignent les milliers d’élèves auxquelles elle a enseigné », a déclaré l’avocate dans un communiqué.

« Ma cliente a toujours fait tout ce qui était en son pouvoir pour aider tous ceux qui avaient besoin de soutien. Elle regrette tout sentiment de douleur ou de préjudice, mais elle n’a jamais rien fait intentionnellement pour nuire », ajoute le communiqué.

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