Une firme israélienne a réussi à imprimer en 3D un dispositif pour l’IdO
Rechercher

Une firme israélienne a réussi à imprimer en 3D un dispositif pour l’IdO

Ce développement ouvrira la voie aux équipes de R & D pour tester leurs produits et les commercialiser plus rapidement et plus efficacement, a déclaré l’entreprise

Nano Dimension produit des objets éléctroniques par impression 3D. A droite, un émetteur-récepteur imprimé en 3D, et à gauche, sa version traditionnelle. (Autorisation)
Nano Dimension produit des objets éléctroniques par impression 3D. A droite, un émetteur-récepteur imprimé en 3D, et à gauche, sa version traditionnelle. (Autorisation)

Nano Dimension Ltd., un fabricant de produits électroniques imprimés en 3D, a annoncé avoir mis au point un premier dispositif de communication entièrement fonctionnel permettant aux produits intelligents de communiquer entre eux et avec le cloud. Il a été créé en moins d’une journée, accélérant ainsi de 90 % le processus de production par rapport au temps nécessaire à la création d’un dispositif de communication Internet des objets (IdO) traditionnel, non imprimés en 3D.

Cela aidera les entreprises et les instituts de recherche à créer et à tester leurs produits intelligents et d’autres prototypes plus rapidement et plus facilement, a déclaré Amit Dror, le PDG de Nano Dimension lors d’un entretien téléphonique.

Au lieu d’acheter des appareils de communication auprès d’un tiers, souvent un fabricant chinois, et d’attendre la livraison, les équipes de recherche et développement seront désormais en mesure d’imprimer les appareils elles-mêmes. Les dispositifs de communication IdO traditionnels, non imprimés en 3D, nécessitent 14 jours ou plus pour être assemblés, a-t-il déclaré.

« Notre solution permet aux entreprises d’essayer et de finaliser rapidement leurs prototypes en une journée seulement, sans compromettre la qualité ni les performances », a déclaré Dror dans un communiqué publié plus tôt cette semaine. « Ils n’ont plus besoin d’attendre quinze jours pour savoir si leur appareil intelligent fonctionne ou non. En fin de compte, cela améliore l’efficacité des produits et des coûts, et réduit les délais de mise sur le marché, ce qui signifie que le consommateur pourra profiter des avantages de ces produits plus vite que jamais ».

L’impression 3D est destinée à un nombre relativement restreint de périphériques afin de voir s’ils fonctionnent ou si des modifications doivent être apportées. La production de masse classique suivrait.

Nano Dimension a terminé l’impression, l’assemblage et les tests du prototype de dispositif émetteur-récepteur IdO en 18 heures environ.

L’appareil, dont la taille est inférieure à une pièce d’un dollar, a été imprimé à l’aide de l’imprimante 3D DragonFly Pro de Nano Dimension.

L’entreprise a développé des encres à base de nanomatériaux pouvant être insérées dans sa machine d’impression 3D pour créer des composants électroniques, tels que des cartes mères, des capteurs, des antennes et d’autres composants.

Elle développe des imprimantes, des encres et des logiciels en Israël et vend son système dans le monde entier. « Nous avons vendu plus de 30 systèmes en 2018 et nos ventes augmentent », a déclaré Dror. Parmi ses clients, on compte l’agence du département de la Défense des États-Unis et d’autres forces armées, qui utilisent ces imprimantes pour des technologies de pointe. Les imprimantes et les encres sont également utilisées par les instituts de recherche, ainsi que les constructeurs automobiles et aérospatiaux.

La société a enregistré un chiffre d’affaires de 5 millions de dollars et une perte d’environ 16 millions de dollars en 2018. Ses actions cotées à la bourse américaine ont chuté d’environ 47 % au cours des 12 derniers mois, selon les données de Bloomberg.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...