Une grave pénurie de médecins en Israël au cours des années à venir – rapport
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Une grave pénurie de médecins en Israël au cours des années à venir – rapport

Les médecins du pays atteignent l'âge de la retraite et le nombre de praticiens formés au sein de l'Etat juif est insuffisant ; 60 % d'entre eux étudient à l'étranger

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Photo d'illustration : Un médecin quitte l'unité des interventions chirurgicales à l'hôpital Hadassah Ein Karem de Jérusalem, le 3 septembre 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Photo d'illustration : Un médecin quitte l'unité des interventions chirurgicales à l'hôpital Hadassah Ein Karem de Jérusalem, le 3 septembre 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Israël fera face à une grave pénurie de médecins dans les années à venir, a fait savoir un rapport international sur la santé qui a été révélé jeudi.

L’Etat juif est le seul pays parmi ceux qui ont été étudiés à ne pas connaître de hausse dans le nombre de praticiens depuis l’an 2000 et les médecins, dans le pays, atteignent l’âge de la retraite, selon un rapport annuel établi par l’OCDE, « la santé en un coup d’oeil ».

Près de la moitié des médecins israéliens ont plus de 55 ans – seule l’Italie enregistre une proportion plus élevée de docteurs plus âgés. Dans les 36 pays examinés par l’OCDE, 34 % des médecins ont plus de 55 ans.

Il y a un nombre relativement faible de praticiens formés au sein de l’Etat juif – près de 60 % d’entre eux font leurs études à l’étranger – bien au-dessous de la moyenne de 18 % avancée par l’OCDE.

Environ 40 % des praticiens formés à l’étranger sont nés en Israël et ont quitté le pays pour leurs études.

Le faible nombre de docteurs est dû au taux de croissance de la population israélienne qui a augmenté de 40 % entre 2000 et 2017, note le rapport.

Le nombre d’infirmiers par tête a chuté dans le pays entre l’an 2000 et 2017. Seules quatre autres nations ont également connu un déclin similaire.

Il y a environ 3,1 médecins au sein de l’Etat juif pour 1000 personnes, un pourcentage au-dessous de la moyenne (3,6 %), et il y a 5,1 % infirmiers pour 1000 individus contre une moyenne de 8,8.

Les infirmiers, en Israël, sont néanmoins à la troisième place des employés les mieux payés de tous les pays examinés en relation avec le salaire moyen en cours.

Nurses at Hadassah Ein Kerem hospital on December 11, 2012 (photo credit: Miriam Alster/Flash90)
Des infirmières à l’hôpital Ein Kerem, le 11 décembre 2012 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Dans l’ensemble, les Israéliens sont plus riches que la moyenne dans la plupart des catégories.

L’espérance de vie en Israël est de 82,6 ans, au-dessus de la moyenne de 80,7.

C’est l’Etat juif qui montre le taux le plus faible de mortalité de causes évitables, avec 72 pour 100 000 personnes contre une moyenne de 133 dans les pays de l’OCDE.

Le rapport note que l’Etat juif dépense moins par tête que la moyenne et présente une espérance de vie plus élevée, ce qui en fait l’un des huit pays répondant à ces critères. L’Etat juif présente également un taux de survie au cancer du sein supérieur et un taux plus faible de mortalité évitable malgré ses dépenses en dessous de la moyenne.

Les dépenses de santé par tête en Israël s’élèvent à 2 780 dollars, soit 7,5 % de son PIB, contre une moyenne de 8,7 %.

L’alcool est un facteur sanitaire problématique dans tous les pays, note le rapport, qui précise que les Israéliens en consomment peu chaque année – 2,6 litres par personne en comparaison avec une moyenne de l’OCDE s’établissant à 8,9 litres.

Conformément à la moyenne de l’OCDE, 16,9 % des Israéliens sont consommateurs de tabac, 50,9 % sont en surpoids et 48,7 décès sur 100 000 sont dus à la pollution.

Les gains en termes de longévité se sont ralentis ces dernières années, en particulier aux Etats-Unis, en France et en Hollande.

Les causes de ces reculs sont probablement l’obésité, le diabète et la crise des opioïdes qui ont tué 400 000 personnes aux Etats-Unis.

Environ 56 % des adultes sont en surpoids ou obèses à l’international.

Les maladies circulatoires, notamment les infarctus et les attaques cardiaques, sont à l’origine d’un décès sur trois et le cancer d’un décès sur quatre.

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