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Une militante de gauche interdite de la Knesset après une altercation présumée avec une élue

La leader du groupe de parents contre la détention de mineurs a été informé à son arrivée à la Knesset pour assister à un débat sur la question qu’elle ne pouvait y accéder

Michal Fruchtman de l’organisation Parents Against Child Detention est escortée hors d'une réunion de la commission Constitution, Droit et Justice de la Knesset suite à une dispute avec les législateurs, à Jérusalem, le 27 mars, 2024. (Crédit : Screenshot/X Video/Shai Glick)
Michal Fruchtman de l’organisation Parents Against Child Detention est escortée hors d'une réunion de la commission Constitution, Droit et Justice de la Knesset suite à une dispute avec les législateurs, à Jérusalem, le 27 mars, 2024. (Crédit : Screenshot/X Video/Shai Glick)

La dirigeante du groupe Parents Against Child Detention s’est vue interdire l’accès à la Knesset à la suite d’une altercation présumée avec une députée d’extrême droite.

Lorsqu’elle est arrivée à la Knesset mercredi, Moria Shlomot a été informée que l’accès au bâtiment lui était interdit, alors qu’elle était inscrite pour assister à un débat au sein de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice sur un projet de loi visant à autoriser l’incarcération de mineurs de moins de 14 ans pour certains délits liés au terrorisme.

« J’ai obtenu l’autorisation d’assister à la réunion et lorsque je suis arrivée à la Knesset, une minute avant le début des débats, j’ai reçu un appel du sergent d’armes de la Knesset me disant que le secrétaire de la commission lui avait demandé de m’empêcher d’entrer », a-t-elle déclaré au Times of Israel.

« Jusqu’à ce matin, je ne savais pas qu’il m’avait été interdit d’entrer à la Knesset. Pas de note explicative. Pas d’avertissement. Pas le moindre préavis. Ce n’est pas ce à quoi ressemble une démocratie », a-t-elle ajouté, promettant de faire appel de la décision.

Une autre membre de l’équipe de Shlomot, Michal Fruchtman, a été expulsée de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice à la suite d’une dispute avec les législateurs sur l’ampleur du financement étranger de son organisation.

Le mois dernier, la députée d’extrême droite Limor Son Har-Melech (Otzma Yehudit) avait accusé Shlomot de l’avoir agressée physiquement et avait demandé qu’elle soit expulsée à vie de la Knesset, évoquant un affrontement après un débat houleux sur le projet de loi.

Dans une lettre adressée au président de la Knesset, Amir Ohana, et au sergent d’armes de la Knesset, Yuval Chen, Son Har-Melech a affirmé que la militante l’avait poursuivie à l’extérieur de la salle des commissions, et l’avait poussée « avec violence ».

Aucune vidéo de l’incident n’a été publiée et le porte-parole de la Knesset n’a pas répondu à notre demande d’accès aux images.

Shlomot, qui était présente à la Knesset pour témoigner contre la mesure proposée, a nié les allégations et a déclaré qu’elle avait légèrement touché la législatrice pour « attirer son attention ».

« Je ne l’ai pas poussée. Je ne l’ai pas frappée. Il n’y a pas eu d’attaque. C’est de la foutaise », avait-elle déclaré à l’époque.

Interrogée sur le sujet mercredi par le Times of Israel, Son Har-Melech a affirmé que « Moria Shlomot m’a physiquement attaquée ».

« C’est une femme violente. J’ai donc déposé une plainte auprès du sergent d’armes de la Knesset, pour qu’il ne la laisse pas entrer », a précisé Son Har-Melech. « N’hésitez pas à le contacter et à lui demander les documents relatifs à l’agression, qui sont clairs. »

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