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Une ministre accuse Erdan d’avoir menti sur ses relations avec Ramallah

Selon Erdan, Israël attend toujours la réponse de l'AP aux propositions de Zandberg, chose fausse selon la ministre Meretz qui assure que les choses avancent bien

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Gilad Erdan (à gauche) tient une pierre lors d'une session du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit israélo-palestinien, le 19 janvier 2022 ; Tamar Zandberg, présidente du Meretz (au centre), rencontre le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son bureau de Ramallah, le 10 mars 2019. (Capture d'écran/ONU ; Hadas Parush/Flash90)
Gilad Erdan (à gauche) tient une pierre lors d'une session du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit israélo-palestinien, le 19 janvier 2022 ; Tamar Zandberg, présidente du Meretz (au centre), rencontre le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son bureau de Ramallah, le 10 mars 2019. (Capture d'écran/ONU ; Hadas Parush/Flash90)

Jeudi, la ministre de la Protection de l’environnement, Tamar Zandberg, a interpellé l’ambassadeur israélien aux Nations Unies, Gilad Erdan. Elle l’a accusé d’avoir mal décrit les liens qu’elle entretient avec son homologue palestinien lors du discours qu’il a prononcé devant le Conseil de sécurité.

Dans sa prise de parole lors de la session mensuelle du Conseil de sécurité consacrée au conflit israélo-palestinien, qui s’est tenue mercredi, Gilad Erdan a fait référence à une réunion que Mme Zandberg a tenue l’été dernier avec le ministre de l’Autorité palestinienne chargé de la qualité de l’environnement, Jamil Mtour.

« C’était la première réunion de ce type depuis 2014. Et pas à cause d’Israël », a affirmé M. Erdan. « La ministre israélienne Zandberg a présenté de nombreuses initiatives de collaboration concernant l’environnement et la gestion des déchets, mais Israël attend toujours une réponse des Palestiniens. »

Gilad Erdan a déclaré avoir tenté de promouvoir des initiatives environnementales conjointes avec l’AP mais que « malheureusement, les dirigeants palestiniens avaient d’autres priorités ».

« Dans son discours au Conseil de sécurité, l’ambassadeur a parlé d’informations qu’il a reçues du ministère de la Protection de l’environnement, mais il les a utilisées de manière biaisée et d’une façon qui ne représente pas la position de la ministre », a déclaré le bureau de Mme Zandberg au Times of Israel.

Le bureau de Zandberg a ajouté que, contrairement aux remarques d’Erdan, les parties ont déjà lancé des projets communs dans les domaines de « l’environnement et des déchets » et que « le travail avance bien, dans une atmosphère différente de celle d’avant, basée sur la compréhension que le changement climatique n’a pas de frontières et que les deux peuples bénéficieront de ces collaborations ».

La députée Meretz Tamar Zandberg et le ministre de la Sécurité publique de l’époque Gilad Erdan assistent à une réunion du Comité spécial sur l’abus de drogues et d’alcool à la Knesset, le 6 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Les projets continueront d’avancer dans un esprit de coopération au profit de l’environnement et au profit de l’État d’Israël et des Palestiniens », a poursuivi la déclaration du bureau de Zandberg.

Le bureau d’Erdan a décliné toute demande de commentaire.

Ces frictions ont mis en évidence les différences politiques entre les deux responsables israéliens. Gilad Erdan est un ancien ministre du Likud et un membre du gouvernement dirigé par l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui préside actuellement l’opposition à la Knesset.

Tamar Zandberg, quant à elle, est une personnalité importante du parti de gauche Meretz, qui appelle depuis longtemps à des négociations avec l’Autorité palestinienne pour parvenir à une solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien, ce à quoi s’oppose Gilad Erdan.

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