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Une sirène d’alerte à la roquette a retenti à l’ONU lors d’un débat sur Gaza

La réunion du Conseil de sécurité s'est terminée sans qu'aucune mesure ne soit prise, les Palestiniens reprochent aux États-Unis de bloquer la motion visant à condamner Israël

L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon s'adressant à l'Assemblée générale. (Crédit : Photo de l'ONU / Manuel Elias)
L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon s'adressant à l'Assemblée générale. (Crédit : Photo de l'ONU / Manuel Elias)

L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, a fait retentir une sirène d’alerte à la roquette en prélude au débat sur Gaza, qui s’est achevé sans accord sur la manière de résoudre cette crise.

« Chaque fois que le Hamas tire une roquette, les enfants à l’école, les adultes au travail, les familles à travers tout Israël entendent cela », a-t-il dit, avant de faire entendre l’enregistrement de la sirène.

M. Danon a déclaré que les membres du Conseil de sécurité qui veulent rendre Israël responsable des derniers combats avec l’organisation terroriste Hamas à Gaza sont « en faillite morale » et a rejeté ceux qui demandent aux deux camps de faire preuve de retenue.

M. Danon a déclaré aux journalistes du siège de l’ONU à New York que « cette retenue des deux camps ne correspond pas à la réalité ».

« Il y a le Hamas qui attaque et tire plus de 460 missiles sur des civils et il y a Israël qui protège sa population. »

M. Danon a déclaré mardi soir, avant les consultations à huis clos du Conseil de sécurité, que le Conseil ne devait condamner que le Hamas « pour ses attaques agressives contre les civils ».

Des batteries anti-missiles du Dôme de fer interceptent des roquettes tirées depuis Gaza, dans le sud d’Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Interrogé sur une opération militaire israélienne secrète qui a déclenché les attaques du Hamas et les bombardements israéliens sur Gaza, M. Danon a déclaré : « Nous prenons des mesures pour protéger notre population et nous continuerons à le faire. »

La réunion s’est terminée sans qu’aucun accord n’ait été trouvé sur la voie à suivre, les Palestiniens accusant les États-Unis de bloquer toute condamnation d’Israël.

Le Koweït, qui représente les pays arabes au Conseil, et la Bolivie ont demandé la tenue d’une réunion après la pire flambée de violence à Gaza depuis la guerre entre le Hamas et Israël en 2014.

S’adressant aux journalistes après la réunion de 50 minutes, l’ambassadeur palestinien Riyad Mansour a déclaré que le Conseil était « paralysé » et avait « manqué à sa responsabilité » de prendre des mesures pour mettre fin à la violence.

L’ambassadeur palestinien auprès des Nations Unies Riyad Mansour s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la violence à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, au siège des Nations Unies, le 15 mai 2018 à New York City. (Drew Angererer/Getty Images/AFP)

« Il y a un pays qui n’autorise pas la discussion au Conseil », a dit M. Mansour aux journalistes, en faisant référence aux États-Unis, qui ont toujours soutenu Israël sous le président américain Donald Trump.

Il n’y a pas eu de déclaration du Conseil sur la crise. Ces déclarations sont approuvées par consensus par les 15 membres du Conseil.

L’ambassadeur du Koweït, Mansour al-Otaibi, a déclaré que la majorité des membres du Conseil étaient d’avis que l’organe supérieur de l’ONU « devrait faire quelque chose » et certains ont suggéré une visite dans la région, mais aucune décision n’a été prise.

Des groupes terroristes palestiniens, dont le Hamas, qui dirige Gaza, ont publié une déclaration commune annonçant précédemment un cessez-le-feu négocié par l’Égypte avec Israël.

Les groupes ont déclaré qu’ils respecteraient la trêve tant qu’Israël ferait de même, mais les Israéliens n’ont pas encore fait de commentaires sur le sujet.

Sept Palestiniens ont été tués à Gaza alors que les frappes israéliennes visaient des terroristes et ont détruit des bâtiments dans la pire escalade de la violence depuis la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas.

La dernière série de violences a commencé dimanche par une opération ratée des forces spéciales israéliennes à l’intérieur de la bande de Gaza, qui a fait des morts et incité le Hamas à jurer de se venger.

Les Palestiniens ont ensuite tiré des centaines de roquettes et de d’obus de mortiers sur Israël. Un missile antichar a percuté un bus qui, selon le Hamas, était utilisé par des soldats israéliens. Un soldat a été grièvement blessé lors de l’attaque.

L’intérieur d’un appartement d’un immeuble détruit après avoir été touché par une roquette tirée par des terroristes palestiniens depuis Gaza, dans la ville d’Ashkelon, au sud d’Israël, le mardi 13 novembre 2018. (AP Photo/Ariel Schalit)

Les Israéliens et les groupes terroristes palestiniens à Gaza ont mené trois guerres depuis 2008, et les protestations et les affrontements le long de la frontière de Gaza depuis le 30 mars ont fait craindre à plusieurs reprises le déclenchement d’un quatrième conflit.

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