« Une tentative de coup d’Etat » : Netanyahu réagit à son inculpation
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« Une tentative de coup d’Etat » : Netanyahu réagit à son inculpation

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répondu aux accusations judiciaires portées contre lui, en les qualifiant de "tentative de coup d'Etat contre un Premier ministre"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait une déclaration à la presse au Parlement israélien le 15 septembre 2019, quelques jours avant les élections israéliennes. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait une déclaration à la presse au Parlement israélien le 15 septembre 2019, quelques jours avant les élections israéliennes. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répondu aux accusations judiciaires portées contre lui, en les qualifiant de « tentative de coup d’Etat contre un Premier ministre ».

« J’ai consacré ma vie à l’État », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse depuis sa résidence à Jérusalem ce jeudi soir. « Je me suis battu pour, j’ai été blessé pour et j’en suis très fier. Mais aujourd’hui est un jour triste. Je respecte profondément le système judiciaire en Israël. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir que quelque chose de grave s’y passe. On assiste à une tentative de coup d’Etat de la part de la police, portant de fausses accusations », a-t-il accusé.

Le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé jeudi que Netanyahu allait être mis en examen pour actes criminels dans trois affaires distinctes contre lui, et notamment pour corruption dans la vaste enquête concernant Bezeq.

Le dirigeant politique a énuméré une litanie de plaintes concernant la conduite de l’enquête, accusant : « Ces faits soulignent à quel point ce processus est entaché. Il est destiné à renverser un Premier ministre de droite, moi. Moi qui, contrairement à la gauche et aux médias bridés, je veux instaurer un marché libre, non seulement dans l’économie, mais aussi un marché libre des idées, qui souhaite voir un pays fort, pas un pays faible, rétréci, abattu. »

Il a poursuivi en affirmant que les enquêtes ont été « infectées » par des arrière-pensées, et a critiqué le calendrier, affirmant que cela survient au « moment politique le plus sensible depuis la création de l’État ».

Le « processus d’enquête entaché, y compris en inventant de nouveaux crimes, a aujourd’hui atteint son apogée. Cela m’horrifie non seulement moi, mais des masses de citoyens en Israël, et pas seulement à droite… Ce processus entaché soulève des questions parmi le public sur les enquêtes de police et les poursuites. Le public a perdu confiance dans ces institutions. C’est un processus qui s’est déroulé sur plusieurs années. Ceci est une application sélective. C’est l’application juste pour moi. »

Il a également demandé l’ouverture d’une enquête sur les enquêteurs en charge des dossiers le concernant.

« Nous devons enquêter sur les enquêteurs et le ministère public responsable de ces dossiers infectés », a-t-il déclaré.

« Je respecte la police, je respecte les procureurs. Il y en a des centaines. Mais nous devons comprendre qu’ils ne sont pas au-dessus de la critique. Ce n’est pas seulement une question de transparence, c’est une question de responsabilité. »

Il a ajouté qu’il se maintiendrait à son poste et ne démissionnerait pas malgré l’inculpation.

« Mon sens de la justice brûle en moi. Je ne peux pas croire que le pays pour lequel je me suis battu et pour lequel j’ai été blessé, dans lequel j’ai réalisé de tels succès, que dans ce pays, dans sa démocratie, il y a ce genre de justice corrompue, de mise en application sélective. Je ne laisserai pas le mensonge gagner. Je continuerai à diriger ce pays avec dévotion. Pour ce pays, pour la primauté du droit et pour la justice, nous devons faire une chose : conduire une enquête sur les enquêteurs. »

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