Une vice-présidente afro-américaine de Goldman Sachs poursuit l’entreprise pour discrimination
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Une vice-présidente afro-américaine de Goldman Sachs poursuit l’entreprise pour discrimination

Rebecca Allen explique que l'entreprise financière l'a écartée d'un dossier en raison de ses origines raciales et religieuses

Le siège de Goldman Sachs à New York le 14 mars 2012 (Crédit : Mario Tama/Getty Images via JTA)
Le siège de Goldman Sachs à New York le 14 mars 2012 (Crédit : Mario Tama/Getty Images via JTA)

NEW YORK — Une afro-américaine juive a porté plainte contre Goldman Sachs en raison d’une discrimination présumée sur la base de ses origines raciales et religieuses.

Rebecca Allen, vice-présidente de la division de gestion des fortunes privées, a expliqué que l’entreprise financière l’avait écartée lors d’un contrat relatif à l’ouverture d’un compte, a fait savoir CNBC.

Allen clame dans la plainte qu’elle a tenté de faire entrer comme client Brent Saunders, président du géant pharmaceutique Allergan, « mais qu’elle a été abruptement écartée de la relation avec Saunders, sans explication ».

La personne qui a écarté Allen du dossier de candidature de Saunders – Christina Minnis, partenaire de la division d’investissement bancaire – aurait laissé entendre au supérieur hiérarchique d’Allen qu’elle aurait pris cette décision parce qu’Allen est afro-américaine et juive, selon la plainte.

Un représentant de Goldman Sachs a démenti ces allégations.

« Nous pensons que ce dossier n’est pas justifié et nous le contesterons avec vigueur », aurait-il déclaré selon CNBC. « Notre réussite dépend de notre capacité à maintenir une base d’employés diversifiée et nous nous concentrons sur le recrutement, le maintien et la promotion de professionnels variés à tous les niveaux ».

La plainte indique qu’Allen a fait face à des « commentaires discriminatoires », sur « le fait qu’elle était juive, notamment diverses interrogations qui avaient clairement pour but d’établir le ‘niveau de judéité’ de madame Allen dans la mesure où c’est une afro-américaine ».

De plus, Allen prétend que ses clients étaient moins nombreux et moins importants que ceux de ses homologues hommes, a rapporté CNBC.

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